Amomum

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Amomum est un genre de la famille des Zingibéracées qui comprend environ 300 espèces.

Description[modifier | modifier le code]

Un exemple de fleur d’Amomum

Ces plantes possèdent un rhizome à partir duquel pousse une fausse "tige" (en fait, des feuilles imbriquées). Chaque feuille débute par une forme de fourreau participant à la fausse tige, puis se sépare de cette dernière à partir d'une zone visualisée par la présence d'une ligule entière ou à deux lobes. Les feuilles peuvent être oblongues, lancéolées-oblongues ou linéaires[1].

Chez les Amomum, l'inflorescence se trouve toujours sur une tige sans feuille de longueur variable, émergeant près de la base des tiges feuillues. Cette inflorescence peut être un épi dense ou une grappe ayant un aspect d'épi ou encore un panicule. Chaque fleur a un calice constitué de sépales soudés en tube s'achevant par trois lobes libres. La corolle est composée de pétales soudés en cylindre ; un des pétales, plus grand que les autres forme une sorte de labelle, généralement jaune ou orange au centre, à bordure blanche et marqué de veines ou taches rouges. L'ovaire comprend trois loges contenant chacune de nombreux ovules superposés. Le style est filiforme et le stigmate généralement petit, cilié et en forme d’entonnoir[1].

Le fruit est une capsule, à déhiscence irrégulière ou indéhiscente, et à surface lisse, épineuse ou ailée. Les graines sont de forme oblongue ou anguleuse. Elles sont entourées d'une arille membraneuse ou charnue[1].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Les Amomum sont répandus dans les régions tropicales principalement en Asie du Sud-Est (Malaisie, Sumatra, Bornéo) et en Australie.

Dénomination et systématique[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Amomum vient du mot grec "amomon" qui désignait une épice originaire de l'Inde.

Synonymes du genre[modifier | modifier le code]

Les appellations des genres et des espèces de cette famille ont dû, après un foisonnement normal et créatif, être rationalisées.

Selon Référence Kew Garden World Checklist : Amomum Roxb. (1820) (en) :

  • Pacoseroca Adans., 1763 ;
  • Meistera Giseke, 1792 ;
  • Paludana Giseke, 1792 ;
  • Wurfbainia Giseke, 1792 ;
  • Torymenes Salisb., 1812 ;
  • Zedoaria Raf., 1838 ;
  • Geocallis Horan., 1862 ;
  • Cardamomum Rumph. ex Kuntze, 1891 ;
  • Conamomum Ridl., 1899 ;
  • Paramomum S.Q.Tong, 1985.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (12 sept 2011)[2] :

Espèces aux noms obsolètes et leurs taxons de référence[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (12 sept 2011)[2] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Référence Flora of China : Amomum (en) (consulté le 10 mars 2012)
  2. a et b Kew Garden « World Checklist », consulté le 12 sept 2011
  3. D'après Maistral, in Yannick Romieux, De la hune au mortier, Éditions ACL, Nantes, 1986.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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