Khella

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Aspect général
Aspect général
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Apiales
Famille Apiaceae
Genre Visnaga
Nom binominal
Visnaga daucoides
Gaertn., 1788
 Ombelle

Ombelle

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Le khella, ou Noukha dans le Maghreb, également nommée ammi visnage (Visnaga daucoides), est une plante herbacée annuelle ou bisanuelle de la famille des Apiaceae.

Synonyme :

  • Ammi visnaga (L.) Lam.

Sommaire

[modifier] Description

Le Visnaga daucoides est une plante annuelle de 20 à 80 cm de hauteur, glabre, à racine pivotante[1]. La tige est robuste, sillonnée au sommet, rameuse, entièrement couverte de feuilles.

Les feuilles sont bi- ou tripennatiséquées, à segments linéaires, canaliculés.

Les ombelles très denses sont composées de très nombreux rayons épaissis et connivents après la floraison qui s'insèrent sur un réceptacle dilaté en disque à maturité. Les fleurs sont blanches. L'involucre comporte des folioles divisés en lanières linéaires-filiformes. La floraison est très longue puisqu'elle s'étale de l'été à l'automne. Elle dégage un parfum puissant et produit un nectar abondant attirant de nombreux insectes.

Le fruit est un petit diakène ovale de 2-2,5 mm.

[modifier] Caractéristiques

  • Organes reproducteurs :
  • Graine:
  • Habitat et répartition :
    • habitat type : friches annuelles, nitrophiles, thermophiles, estivales, mésohydriques
    • aire de répartition: méditerranéenne

données d'après: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

[modifier] Écologie

L'ammi visnage pousse dans le Midi, jusque dans la Drôme, et de l'ouest (Charente maritime, Gironde, Landes) jusqu'au Languedoc-Roussillon. On le trouve aussi en Eurasie et Afrique septentrionale (dans la vallée du Nil en Égypte, au Maroc, en Algérie et Tunisie). Il s'est naturalisé dans certains états des États-Unis (Californie, Texas, Floride etc.) et d'Amérique du Sud ou du Mexique.

Il affectionne les champs et les lieux sablonneux.

Il est cultivé aussi bien à des fins ornementales que médicinales. En Égypte, la plante est cultivée l'hiver pour approvisionner l'industrie pharmaceutique.

[modifier] Composition

Les constituants principaux[2] des fruits sont des furanochromones (2-4 %) : khelline (0,3-1,2 %), visnagine (0,05-0,3 %), khellol, khellinol etc. et des pyranocoumarines angulaires (0,2 - 0,5 %) : visnadine, samidine, dihydrosamidine. Les fruits contiennent en outre des lipides (jusqu'à 18 %), des furanacétophénones, des flavonoïdes (flavonols et sulfates de flavonols) et 0,2 - 0,3 ml.kg-1 d'huile essentielle.

La khelline est un spasmolytique qui fut utilisée en prévention de l'angine de poitrine. La visnadine dilate les coronaires.

[modifier] Utilisations

  • Médicinales

La plante était utilisée dans l'Égypte antique pour traiter l'asthme et les calculs rénaux[3]. La drogue constituée par les fruits est spasmolytique[4]; elle agit particulièrement sur les muscles lisses des bronches, du tractus gastro-intestinal, du système urogénital et les coronaires (elle est coranodilatatrice). Elle est aussi diurétique. Le principe actif essentiel, la khelline, est maintenant extrait des fruits et disponible sous forme de comprimé pour l'insuffisance coronarienne ou l'asthme. Mais sa toxicité à long terme l'a fait abandonner dans les pays développés.

La drogue a été aussi utilisée pour traiter le psoriasis[5]. Les anciens Égyptiens frottaient les plaques de peau rouge qui desquamaient, probablement le psoriasis, avec la plante et s'exposaient ensuite au soleil.

Au Maroc, les décoctions d'ombelles de Khella sont traditionnellement prescrites pour les soins de bouche, les maux de dents, le diabète, les palpitations ; les préparations à partir des graines sont traditionnellement prescrites pour décongestionner la prostate[6].

  • Les rayons de l'ombelle, durcis à maturité, servent de cure-dents dans certaines régions du monde (Maroc).
  • Ornementale

[modifier] Référence

  1. Référence Tela Botanica (France métro) : Visnaga daucoides (fr)
  2. Bruneton, J., Pharmacognosie - Phytochimie, plantes médicinales, 4e éd., revue et augmentée, Paris, Tec & Doc - Éditions médicales internationales, 2009, 1288 p. (ISBN 978-2-7430-1188-8) 
  3. Les Papyrus d'Ebert la mentionne plus de 2000 ans avant notre ère
  4. (en) (ed.) Richard A. Stein, Mehmet C. Oz, Complementary and Alternative cardiovascular medicine, Humana Press, 2004 
  5. (en) A guide to medicinal plants in North Africa, IUCN, Pedro Molino, 2005 
  6. Bernard Boullard, Plantes médicinales du monde : croyances et réalités, Estem, 1999, 636 p. 


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