Ammi élevé

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L’ammi élevé (Ammi majus) est une plante herbacée annuelle, de la famille des Apiacées, parfois cultivée comme plante condimentaire.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

ammi élevé, ammi commun, ammi officinal, ammi inodore. de : große Knorpelmöhre, großes Ammei, en : bishop’s-weed, bullwort, es : ameo mayor.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante annuelle de 80 cm environ[réf. nécessaire], à grandes ombelles de fleurs blanches.

Inflorescence d’Ammi majus

La floraison a lieu de juillet à septembre. L'inflorescence est une ombelle d'ombellules pollinisée par les insectes (entomogame).

Les graines sont des akènes.

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

  • Habitat type : annuelles commensales des cultures acidophiles[1]
  • Aire de répartition : méditerranéen

Elle est assez commune dans le Midi et dans l’Ouest de la France.

Utilisations, pharmacochimie[modifier | modifier le code]

La plante a des propriétés diurétiques et stomachiques[réf. nécessaire]. C'est une plante anciennement cultivée ; elle est citée dans le capitulaire De Villis au IXe siècle.

Les graines [[contiennent de l'ammoïdine (ou 8-méthoxy-psoralène) dont l'action photosensibilisatrice est utilisée pour le traitement du vitiligo ou du psoriasis]].

On a expérimentalement montré en Pologne que cette espèce contient des coumarines, en concentration variant fortement (de 40,95 à 871,05 mg pour 100 grammes (en poids sec) selon le contenu de son environnement en phytohormones (C12H10O2, ou acide α-naphthalèneacétique (une auxine) et 6-benzylaminopurine (BAP ; C12 H11N5 aussi nommée benzyl adénine). Parmi les furanocoumarines, le métabolite dominant est l'Impératorine. On trouve aussi des quantités importantes d'ombelliférone dans la plante (jusqu'à 536,29 mg par grammes (en poids sec)[2].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Bien qu'autrefois cultivée (graines condimentaires), cette plante est aujourd’hui perçue comme une mauvaise herbe, assez répandue, notamment dans les champs de luzerne et de trèfle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julve philippe, , 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Consulté 23 avril 2004
  2. Ekiert H et Gomolka E. (2000) Coumarin compounds in Ammi majus L. callus cultures, vol. 55, no9, pp. 684-687, Résumé Inist/CNRS

Liens externes[modifier | modifier le code]

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