Ammestre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
L'ammestre Carl Spielmann (1564-1631) et son épouse Anna Scheid (Musée historique de Strasbourg)

Sous l'Ancien Régime, la Ville de Strasbourg est gouvernée par trois conseils et un ammestre. L’ensemble est appelé le Magistrat (avec une majuscule, pour le différencier d’un magistrat).

Trois conseils[modifier | modifier le code]

  • Les XIII (Rat der Dreizehnte) : diplomatie et guerre, composé de douze membres plus l'ammestre comme président.
  • La Chambre des XV (Fünfzehnte) : justice et finances
  • Les XXI (Grosser Rat) : Grand Conseil, comportait plus de 21 membres. Certains étant soit occasionnels, soit suppléants.

Un exécutif[modifier | modifier le code]

Les trois conseils sont alliés à un exécutif composé d'un Ammestre bourgeois et de quatre Stettmestres nobles, élus pour un an.

Le fondement[modifier | modifier le code]

Le fondement du système demeure les 20 Corporations élisant les 300 échevins d'où étaient issus les Conseils.

Stabilisation[modifier | modifier le code]

Cérémonie du Schwörtag (vers 1785, Musée historique de Strasbourg)

Définitivement établie dans tous ses rouages en 1482, la Constitution Urbaine allait subsister sans changement jusqu'en 1789 et sera solennellement lue, au début de chaque année, à l'ensemble des bourgeois lors de la cérémonie de prestation de serment du Schwörtag.

Oligarchie[modifier | modifier le code]

A Strasbourg, le pouvoir était tenu par les grandes familles patriciennes. Elles étaient toutes liées.

Liste des ammestres de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Pour la liste complète, voir l'article : Liste des ammestres de Strasbourg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Greissler, La classe politique dirigeante à Strasbourg : 1650-1750, Strasbourg, Le Quai,‎ 1987, 302 p. (ISBN 2-903548-03-X, résumé) (texte remanié d'une thèse de Science politique)
  • Eugène Müller, Le magistrat de la ville de Strasbourg de 1674 à 1790, Strasbourg, Chez Salomon,‎ 1862, 270 p. (lire en ligne)