Amirat

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Amirat
La mairie
La mairie
Blason de Amirat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Saint-Auban
Intercommunalité Communauté de communes des monts d'Azur
Maire
Mandat
Yvon Michel
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06002
Démographie
Gentilé Amiratois
Population
municipale
57 hab. (2011)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 29″ N 6° 49′ 30″ E / 43.8914, 6.825 ()43° 53′ 29″ Nord 6° 49′ 30″ Est / 43.8914, 6.825 ()  
Altitude Min. 725 m – Max. 1 373 m
Superficie 12,95 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-amirat.com

Amirat est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Amiratois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rochers Notre-Dame (1 370 m).

Amirat est un village du haut-pays grassois situé dans le centre-ouest du département des Alpes-Maritimes à la lisière des Alpes-de-Haute-Provence, à 27 km au nord de Grasse et 9 km au sud de Puget-Théniers[1]. Il est accessible via la rotonde 2211 (D2211 A).

Ce petit village se compose de trois quartiers :

  • Les Agots, avec une belle maison dite le château, l'église paroissiale Sainte-Anne et le gîte d'étape.
  • Amirat village, avec la mairie et la chapelle Notre-Dame ; de sa belle place vous aurez une vue panoramique sur la vallée.
  • Maupoil, avec la chapelle de Saint-Jeannet (du XVIe siècle).

La ligne numéro 420 du réseau Sillages (Sallagriffon - Saint-Auban) dessert la commune du lundi au samedi à la demande[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Amiratum est cité en 1043[3],[4]. Le comte Aldebert, sa femme et leurs enfants donnent l'église Saint-Cassien, église initiale d'Amirat et aujourd'hui au Castellet-Saint-Cassien, située sous le castrum d'Amirat, et tout ce qui en dépenait, à l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Amirat est au XIe un habitat fortifié. Le village est alors situé sur les roches de Notre-Dame et sur la pente méridionale.

Au XIIe, le seigneur d'Amirat est aussi seigneur de Thorenc.

Amirat dépendait de la viguerie de Grasse[5].

Le village est d'Admirato est cité au III et au début du XIV. L'église est citée en 1376. Mais la crise du XIV va entraîner sa dépopulation. Il n'y a plus d'habitants en 1400.

Au moment de la dédition de Nice à la Savoie, en 1388, le village choisi de rester fidèle au comte de Provence.

La seigneurie appartenait à la famille de Grasse-Bar, branche de Briançon à partir de la fin du XVe[6]

Un nouveau village non fortifié à l'habitat dispersé est recréé plus bas, à la fin du XVIe. La chapelle Notre-Dame lui sert de paroisse.

Lors du deuxième tour de l'élection présidentielle française de 2002, Amirat fut la quatrième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie Le Pen, son score dans la commune fut de 59,26 %[7]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Amirat

Les armes d'Amirat se blasonnent : D'or, à un écureuil de gueules, coupé de sable à une fasce d'argent

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Michel Toussin    
1953   Armande Doudon    
1953   Maurice Michel    
1971   Daniel Ollivier    
1977   Raymonde Chanier    
mars 2001 2005 Gabriel Anglade DVD  
mars 2005[8] en cours Yvon Michel UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 57 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
121 132 122 130 146 156 150 156 161
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
157 146 146 135 134 110 103 104 84
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
92 96 49 62 64 61 62 33 25
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
29 39 40 72 50 41 26 26 53
2011 - - - - - - - -
57 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le quartier Maupoil, chapelle du XVIe s., dédiée a Saint-Jeannet, avec une belle grille en bois[11].

Église paroissiale Sainte-Anne du XVIIe entre Amirat et les Agôts[12].

Le château au hameau des Agôts, qui a appartenu à la famille Saint Ferréol, des seigneurs du lieu[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 133-134, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 978-2-86410-131-4) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]