Amiot 122

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Amiot 122 BP3
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Vue de l'avion.
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau : France SECM-Amiot
Rôle Bombardement-reconnaissance
Premier vol 1924
Mise en service 1930
Date de retrait 1937
Nombre construits 82
Équipage
3
Motorisation
Moteur Lorraine-Dietrich 18Kd
Nombre 1
Type 18 cylindres en W
Puissance unitaire 650 ch
Dimensions
Envergure 21 50 m
Longueur 13 72 m
Hauteur 5 15 m
Surface alaire 95 0 m2
Masses
À vide 2 800 kg
Maximale 4 200 kg
Performances
Vitesse maximale 212 km/h
Plafond 6 200 m
Rayon d'action 1 000 km
Armement
Interne 5 mitrailleuses de 7,5 mm (2 avant, 2 arrières, 1 ventrale)
Externe 800 kg de bombes

L'Amiot 122 est un bombardier français de l’entre-deux-guerres. Dernier bombardier biplan mis en service par l’armée de l'air, il est le seul modèle construit en série d’une famille de monomoteurs également connus pour avoir participé à plusieurs raids à longue distance.

Versions[modifier | modifier le code]

  • Amiot 120 BN2 : Bombardier moyen monomoteur de nuit. Classique biplan biplace à structure métallique entoilée, train classique fixe et postes en tandem, le prototype [F-AHCR] effectua son premier vol en 1924 avec un moteur en ligne Renault 12Ma de 580 ch. Cet appareil ne fut pas retenu par l’Aéronautique militaire et mis à la disposition du Capitaine de Corvette Paul Teste en vue d’une tentative transatlantique. Pionnier de l’aviation embarquée en France, Paul Teste se tua sur ce prototype à Villacoublay le 13 juin 1925.
  • Amiot 121 BN2 : Projet similaire au précédent avec moteur Lorraine-Dietrich 18Kd de 650 ch.
  • Amiot 122 BN3 : Évolution triplace de reconnaissance et de bombardement de l'Amiot 120. Réalisé à la demande de l'Aéronautique Militaire, le prototype [F-AIUQ] était légèrement agrandi et équipé d’un moteur Lorraine-Dietrich 18Kd de 650 ch.
  • Amiot 123 : Le gouvernement polonais étant à la recherche d’un appareil à très long rayon d’action pour une tentative de traversée de l’Atlantique, un appareil fut modifié pour recevoir des réservoirs supplémentaires. L’avion effectue son premier vol le 13 septembre 1927. Baptisé Marszałek Piłsudski en l’honneur du chef de l’état polonais, l’appareil [SP-APO] quitta Le Bourget le 3 août 1928 piloté par le Major Ludwik Idzikowski, assisté du Capitaine Kazimierz Kubala, navigateur. Après avoir parcouru environ 3 200 km l’équipage constata une importante fuite d’huile et prit la décision de faire demi-tour, malgré un violent vent contraire. Après 31 heures de vol Idzikowski parvint à poser son appareil à environ 70 km de Porto, à proximité du vapeur allemand Samos. A bord ils comprirent qu’ils avaient largement couvert la distance équivalent à un aller-retour entre l’Europe et les États-Unis et en vinrent aux mains. L’Amiot fut également repêché par le cargo allemand, et remis en état pour permettre une nouvelle tentative.

Equipé d’un moteur Lorraine-Dietrich 18Kdrs poussé à 785 ch et rebaptisé Orzeł Biały (Aigle Blanc), l’appareil décolla à nouveau du Bourget le 13 juillet 1929 à 3 heures 45 du matin, avec le même équipage. Vers 5 heures du matin le moteur donna des signes de défaillance et l’équipage décida de se poser sur l'île de Faial, aux Açores. 4 heures plus tard, le moteur semblant sur le point de rendre l’âme, un atterrissage d’urgence fut décidé sur l’île de Graciosa. Malheureusement l’avion heurta un mur en pierre à l’atterrissage et se retourna, tuant le pilote. Le navigateur n’était que légèrement blessé, mais l’avion prit feu, des paysans s’étant approché de l’épave avec une torche.

  • Amiot 124 BP3 : Un appareil de série modifié avec un Hispano-Suiza 18Sbr de 1000 ch.
  • Amiot 125 BP3 : Un appareil de série modifié avec un Renault 18Jbr de 700 ch.
  • Amiot 126 BP3 : Un appareil de série modifié avec un Lorraine-Dietrich 18Gad de 700 ch.

Utilisation[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France France : Les 80 Amiot 122 BP3 commandés par l’Aéronautique militaire furent mis en service en 1930 comme avions de reconnaissance et de bombardement. Surnommé « La Grosse Julie » par les équipages, cet appareil remplaça les Breguet XIV et Breguet 19 du 11e régiment d'aviation de Metz jusqu’à la mise en service du Bloch MB.200.
  • Drapeau du Brésil Brésil : 5 appareils furent commandés en 1931, mais il semble que 4 appareils seulement aient été livrés, et utilisés jusqu’en 1936. Un de ces appareils servit côté gouvernemental durant le coup d’État de juillet 1932.

Liens externes[modifier | modifier le code]