American International Group

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American International Group

Description de l'image  AIG logo.svg.
Création 1919 à Shanghai, Chine
Fondateurs Cornelius Vander Starr
Forme juridique Appel public à l'épargne
Action NYSE : AIG
Slogan The strength to be there.[1]
Siège social Drapeau des États-Unis 70 Pine Street, New York (États-Unis)
Activité Assurance et services financiers
Produits Assurance non-vie, assurance-vie et retraite, services financiers, gestion d'actifs.
Effectif 116 000 (2008) [2]
Site web www.aig.com
Capitalisation 144,21 milliards USD (janvier 2008) [3]
Chiffre d’affaires en augmentation 65,7 milliards USD (2012)
Primes d’encaissement brut 1 000 milliards USD (2008)[4]
Résultat net en diminution 3,438 milliards USD (2012)

American International Group, Inc. (AIG) est un des leaders mondiaux de l’assurance (classé quatrième en 2012, derrière AXA, Allianz et Generali) et des services financiers. Son réseau s’étend à plus de 130 pays. Ses clients sont des particuliers, des institutions et des entreprises. Aux États-Unis, AIG est le plus grand arbitre d’assurance pour les secteurs commercial et industriel. Ce groupe est listé sur le NYSE, ainsi qu’aux bourses de Zurich, de Paris et de Tokyo.

Basé à New York, AIG compte 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américains[4]. La société emploie 116 000 personnes dans 130 pays. AIG, longtemps numéro un mondial par son chiffre d'affaires, est en 2008 troisième après le néerlandais ING et l'allemand Allianz, mais devant le français Axa.

Suite à la crise des subprimes, la firme a été renflouée par la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed), et l'État américain détient désormais 80 % de celle-ci.

En 2009, une partie des activités d'AIG, notamment en Europe, prend le nom de Chartis[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

AIG est fondé en 1919 par Cornelius Vander Starr à Shanghai. La compagnie s’étend ensuite en Asie, en Europe, en Amérique latine et au Moyen-Orient. À la mort du fondateur, Maurice R. Greenberg dirige AIG jusqu’en 2005 mais démissionne à la suite du gonflement des comptes de AIG. Il est remplacé par Martin J. Sullivan qui à son tour, démissionne le 15 juin 2008, suite aux pertes financières et à la chute de la valeur boursière de la société et Robert B. Willumstad lui succède.

Mise sous tutelle publique[modifier | modifier le code]

Le 15 septembre 2008, le titre AIG atteint un minimum historique sur fond de rumeurs de faillite imminente de la société, suite aux 18 milliards de dollars américains de pertes subies au cours des trois précédents trimestres, liées à des garanties sur des dérivés de créances immobilières[4]. La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) autorise, le 16 septembre 2008, sa branche newyorkaise à lui accorder un prêt de 85 milliards de dollars américains, à un taux de 8,5 % au-dessus du Libor[6], pour le sauver d'une faillite assurée. Le prêt-relais garanti porte sur deux ans et prévoit une prise de participation du gouvernement américain à hauteur de 79,9 % du capital[4]. En échange, AIG apporte en garantie l'ensemble de ses actifs et de ses filiales[7]. Cet apport devrait lui permettre de poursuivre ses activités en faisant face à ses obligations qui avaient gonflé depuis que les grandes agences de notation avaient dégradé sa note le 14 septembre 2008. Il pourra également vendre certains de ses actifs plus sereinement (notamment ILFC).

En échange du prêt, le gouvernement fédéral américain s'est octroyé le droit d'effectuer des remplacements au sein de la direction d'AIG[8], droit qu'il a exercé dès le 17 septembre en nommant Edward Liddy, responsable du département des assurances de l'État de New York, à la tête d'AIG en lieu et place de Robert B. Willumstad[9]. Le gouvernement fédéral américain détient également un droit de veto sur le versement de dividendes aux actionnaires[7].

AIG devrait être ensuite progressivement démantelé afin de rembourser le prêt consenti par la Fed, ce qui incite certains analystes à parler de faillite contrôlée[10].

Au début d'octobre 2008, manquant de liquidités, AIG a demandé à la Fed un montant additionnel de 38 milliards USD pour maintenir ses opérations courantes[11]. L'AIG a rendu public en mars 2009 la liste des bénéficiaires de ces liquidités, qui lui ont permis de rembourser ce qu'elle devait à d'autres firmes[12]. Celles-ci incluent, pour les groupes américains: Goldman Sachs (12.9 milliards de dollars); Merrill Lynch (6.8 milliards de dollars), Bank of America (5.2 milliards de dollars), Citigroup (2.3 milliards de dollars) et Wachovia (1.5 milliard de dollars). Parmi les groupes étrangers, on compte la Société générale et la Deutsche Bank, qui ont tous deux reçu près de 12 milliards de dollars; la Barclays (8.5 milliards de dollars) et la UBS suisse (5 milliards de dollars)[12]. Aux côtés de Fannie Mae, Freddie Mac et Lehman Brothers, l'AIG fait l'objet d'enquêtes par le FBI.

En janvier 2009, la société canadienne Banque de Montréal a acquis les services d'assurances au Canada d'AIG[13].

Le 2 mars 2009, AIG a annoncé une perte de 61,7 milliards USD pour le 4e trimestre 2008 et près de 99,3 milliards USD pour toute l'année 2008, la pire perte historique pour une société américaine en date de mars 2009[14]. Cette nouvelle aurait provoqué une brusque chute de plusieurs indices boursiers américains. Le gouvernement fédéral américain a décidé de prêter 30 milliards USD additionnels pour soutenir les activités d'AIG[15].

Selon The Wall Street Journal, dans un article paru le 15 mars 2009, AIG versera, en 2009, 450 millions USD en bonus à plusieurs cadres britanniques travaillant pour sa filiale AIG Financial Products[16],[17]. The Economist affirme que 165 millions USD ont déjà été versés en date du 17 mars 2009 et que des cadres avaient déjà reçu 55 millions USD en décembre 2008[18]. Le PDG d'AIG a dû s'expliquer devant une commission d'enquête américaine[19].

En février 2009, AIG a décidé d'entamer une poursuite judiciaire à l'encontre de l'Internal Revenue Service (IRS) pour une somme de 306 millions USD, ce qui lui vaut la colère de membres du Congrès des États-Unis[20].

En 2012, AIG tente un gros coup médiatique en étant le premier à avoir un logo voyant sur le maillot de l'équipe nationale néo-zélandaise de rugby, en signant un contrat astronomique avec la fédération néo-zélandaise de rugby pour les 5 prochaines années. Ceci ayant pour but de se refaire une santé après la crise qui les a frappés de plein fouet[21].

En décembre 2013, AIG vend son activités de location d'aéronefs à AerCap, une entreprise néerlandaise de locations d'aéronefs pour 5,4 milliards de dollars[22].

Informations clés[modifier | modifier le code]

Tour Chartis à la Défense

Le marché de l’assurance augmente généralement de 5 % par an[réf. nécessaire]. Le groupe AIG a annoncé un chiffre d’affaires en 2004 de 97,987 milliards de dollars, en évolution de 23,3 % par rapport à 2003, avec 79,446 milliards de dollars.

Principales filiales[modifier | modifier le code]

  • 21st Century Insurance Group (TW)
  • AIG American General Life Companies
  • AIG Annuity Insurance Company
  • AIG UK Limited
  • AIG Financial Products Corp.
  • AIG Global Investment Group
  • AIG Europe S.A.
  • ILFC

Problèmes judiciaires[modifier | modifier le code]

Suite à la vente d’un produit d’assurance litigieux, AIG a passé un accord en novembre 2004 avec la SEC et le Département de la Justice américains : AIG devra payer la somme de 126 millions de dollars américains.

En 2004, AIG est impliqué dans un scandale. Une enquête est lancée en 2005 contre la société pour fraude comptable. Les comptes auraient été gonflés. Le 9 février 2006, AIG trouve un accord avec les services de l’attorney général de l’État de New York : AIG paiera 1,6 milliard de dollars américains.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La force d'être présent. »
  2. « AIG American International Group, Inc. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. AIG - American International Group, Inc. - Google Finance
  4. a, b, c et d Gérard Bérubé, « Wall Street retient son souffle », Le Devoir,‎ 17 septembre 2008 (lire en ligne)
  5. Eric Vendin, L’assurance dommage d’AIG devient « Chartis » avant son entrée en bourse, News Assurances, 27 juillet 2009
  6. « La Fed sauve AIG de la faillite » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 17 septembre 2008. Consulté le 2008-09-17
  7. a et b « Le Trésor américain sauve l'assureur AIG pour éviter une débâcle financière », Le Monde,‎ 17 septembre 2008 (lire en ligne)
  8. « La Fed sauve AIG » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 17 septembre 2008. Consulté le 2008-09-17
  9. (en) « AIG: le patron remplacé par l'ancien dirigeant d'Allstate, Edward Liddy » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 17 septembre 2008. Consulté le 2008-09-17
  10. « AIG : un sauvetage ? Plutôt une liquidation en bon ordre ! », Boursier.com,‎ 17 septembre 2008 (lire en ligne)
  11. (en) « All fall down », The Economist,‎ 10 octobre 2008 (lire en ligne)
  12. a et b (en) Mary Williams Walsh, A.I.G. Lists Firms It Paid With Taxpayer Money, New York Times, le 15 mars 2009.
  13. Gérard Bérubé, « BMO achète l'assurance-vie d'AIG au Canada », Le Devoir,‎ 14 janvier 2009 (lire en ligne)
  14. AFP et La Presse canadienne, « Les Bourses font la culbute », Le Devoir,‎ 3 mars 2009 (lire en ligne)
  15. AFP, « AIG reçoit une nouvelle aide de 30 milliards », Le Devoir,‎ 3 mars 2009 (lire en ligne)
  16. AFP, « Les responsables de la chute d'AIG recevront 450 millions en primes », Le Devoir,‎ 16 mars 2009 (lire en ligne)
  17. (en) « Millions in AIG bonuses fuel political storm » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), mars 2009. Consulté le 16 mars 2009
  18. (en) Personnel de rédaction, « Sound and fury over AIG », The Economist,‎ 17 mars 2009 (lire en ligne)
  19. AFP, « Le p.-d.g. d'AIG répond à «l'indignation» du Congrès américain », Le Devoir,‎ 19 mars 2009 (lire en ligne)
  20. (en) Lynnley Browning, « A.I.G. Sues U.S. for Return of $306 Million in Tax Payments », The New York Times,‎ 19 mars 2009 (lire en ligne)
  21. Un sponsor sur le maillot des All Blacks ?, Rugbyrama, 6 juillet 2012
  22. AIG sells aircraft leasing wing to focus on insurance, Reuters, Avik Das et Jessica Toonkel, Reuters, 16 décembre 2013