American Gigolo

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American Gigolo

Réalisation Paul Schrader
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 1980
Durée 117 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

American Gigolo est un film américain réalisé par Paul Schrader, sorti en 1980.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Julian Kay est un homme qui se prostitue à Los Angeles. Son « boulot » lui permet d'assouvir ses goûts dispendieux pour les voitures, les équipements stéréophoniques et les vêtements (qui lui servent de substituts au contact émotionnel). Il vit parfois de façon flagrante narcissique et superficielle, cependant il affirme ouvertement qu'il prend plaisir dans son « travail », celui d'être capable de satisfaire sexuellement une femme.

Après une mission pour sa première entremetteuse, Anne, il rencontre Michelle Stratton, l'épouse insatisfaite d'un homme politique local, qui est fascinée par lui. L'autre « souteneur » de Julian, Leon, l'envoie dans la maison d'un financier, qui demande à Julian d'avoir une relation sexuelle violente avec sa femme, en sa présence.

Plus tard, Julian apprend que la femme du financier a été assassinée. L'inspecteur Sunday, de la police de Los Angeles, enquête sur Julian comme premier suspect. Bien qu'il fût avec une cliente la nuit du meurtre, cette cliente refuse de fournir un alibi à Julian, pour protéger sa réputation et celle de son mari. Le film rejoint sur ce point un fait réel : un activiste syndicaliste, Joe Hill, fut inculpé de meurtre au début du vingtième siècle parce qu'il refusait d'appeler une femme qui était son alibi, étant avec lui la nuit du meurtre, car elle était mariée. Hill était un gentleman de la « vieille école » et passa par conséquent devant le peloton d'exécution. La différence est qu'Hill garda le silence et que dans le film Julian Kay demanda au témoin d'attester sa présence, et elle refusa.

En même temps que sa relation avec Michelle s'approfondit, la suspicion de meurtre se fait de plus en plus forte. Il réalise vite qu'il est suspecté et se désespère. Son déclin est représenté visuellement par un laisser-aller : vêtements chiffonnés, visage mal rasé, location d'une voiture à bas prix… Julian interroge finalement Leon, occupé avec un jeune homme qu'il fait aussi « travailler » pour lui. Leon reconnaît implicitement qu'un des gigolos qui travaillent pour lui a tué involontairement la femme du milliardaire. Leon avait alors conçu avec son mari un plan pour faire accuser Julian, le maillon faible du cercle peu vertueux gravitant autour de ces débauchés. Après une réaction soudaine de Julian, Leon Jaime bascule par-dessus la rambarde de son balcon. Malgré les tentatives de Julian pour le retenir, il finit par tomber dans le vide… tandis que son « employé » s'enfuit précipitamment en bas de l'immeuble. Sans plus personne désormais pour le disculper, refusant l'aide des avocats envoyés par Michelle pour se défendre, Julian finit en prison, évitant de justesse une seconde inculpation pour le meurtre de Leon. Cependant, Michelle risque finalement sa réputation et celle de son mari en fournissant à Julian un alibi qui puisse le blanchir.

Dans la prise de vue finale, Julian repose tendrement son visage contre la glace qui le sépare de la main de Michelle. On comprend que sa vie va désormais totalement changer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Christopher Reeve et John Travolta refusèrent le rôle principal. En fait, le film avait été pensé avec John Travolta pour le rôle titre ; c'est son agent qui refusa la proposition ! Le succès remporté par ce film sans grande prétention fut assez retentissant en 1980 ; il était porté par des images léchées, une peinture sans complaisance de l'environnement clinquant typique de l'époque à L.A., selon un style propre à Paul Schrader. Le film bénéficiait aussi d'une bande sonore exceptionnelle composée par Giorgio Moroder (la séquence d'introduction dévoilant peu à peu Julian fonçant dans son cabriolet 500SL, alors que Call Me interprété par Blondie démarre au même rythme effréné, est inoubliable).

On sait qu'après le succès énorme apporté par La Fièvre du samedi soir et Grease, Travolta a manqué la suite de sa carrière et a dû subir une longue traversée du désert avant de retrouver des rôles à la mesure de son talent (Pulp Fiction, Swordfish…). On comprend qu'il ait alors éjecté son agent maladroit après avoir vu Richard Gere devenir immédiatement une vedette grâce à ce film à la fois thriller et « peinture sociologique ».

  • Richard Gere est habillé par Giorgio Armani et le film contribuera à l'ascension de la marque.

Box-office[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Nomination aux Golden Globes de la meilleure musique de film et meilleure chanson (Call Me) en 1981.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « American Gigolo  », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 7 mai 2014)
  2. « American Gigolo », sur JP's Box-Office (consulté le 7 mai 2014)
  3. (en) « American Gigolo  », sur The Numbers (consulté le 7 mai 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]