Ambroise-Hilaire Comeau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Comeau.
Portrait d'Ambroise-Hilaire Comeau.

Ambroise-Hilaire Comeau (17 septembre 1859 - 25 août 1911) est un cordonnier, un commerçant et un homme politique canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ambroise-Hilaire Comeau naît en 1859 à Bas-Saulnierville, en Nouvelle-Écosse[1]. Il étudie d'abord à Meteghan River, puis fréquente l'école secondaire anglophone de Weymouth Bridge avant de devenir cordonnier[1]. Il ouvre une boutique de chaussures en 1876 à La Butte, le commerce dans la région étant alors contrôlé par les anglophones[1]. Il triple la superficie de son commerce en 1892 et se lance aussi dans le commerce du bois et la construction navale[1].

Il fonde le Cercle Littéraire de Clare en 1880 avec plusieurs jeunes de la région[1]. Avec le père Jean-Marie Dagnaud, il milite pour l'amélioration de l'enseignement du français dans les écoles acadiennes et pour la publication de manuels scolaires en français, pour l'embauche d'enseignants bilingues à l'École Normale de Truro et à la nomination d'un surintendant au ministère de l'Éducation de la Nouvelle-Écosse, responsable de l'enseignement du français, en plus de participer à la fondation du Collège Sainte-Anne en 1890[1], Son implication dans l'enseignement lui vaut le surnom d' « apôtre de l'éducation en Nouvelle-Écosse »[1].

Il publie trois journaux: L'Écho, journal acadien de la baie Sainte-Marie, à Methegan River en 1884, L'Acadie libérale, à Methegan de 1890 à 1893 et Le journal de l'Acadie, à Weymouth de 1900 à 1904[1].

Il est conseiller municipal dans Clare de 1884 à 1887 et ensuite préfet jusqu'en 1890[1]. Il est député libéral de Digby à la Chambre d'assemblée de la Nouvelle-Écosse de 1891 à 1906[1]. Il devient le premier sénateur acadien originaire de la Nouvelle-Écosse en 1907[1]. Il meurt en 1911[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]