Ambialet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ambialet
Vue générale
Vue générale
Blason de Ambialet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Villefranche-d'Albigeois
Intercommunalité Communauté de communes du Villefranchois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lefloch
2014-2020
Code postal 81430
Code commune 81010
Démographie
Gentilé Ambialetois
Population
municipale
447 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 51″ N 2° 22′ 48″ E / 43.9475, 2.38 ()43° 56′ 51″ Nord 2° 22′ 48″ Est / 43.9475, 2.38 ()  
Altitude 190 m (min. : 180 m) (max. : 502 m)
Superficie 30,04 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte administrative du Tarn
City locator 14.svg
Ambialet

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte topographique du Tarn
City locator 14.svg
Ambialet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ambialet

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ambialet
Liens
Site web Site officiel

Ambialet (en occitan : Ambialet), anciennement Ambilet, est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Ambialetois (en occitan, ambialetòls).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans la haute vallée du Tarn, le site est le résultat des caprices de cette rivière : l'un de ses méandres, long de 3 km, enlace l'aiguille schisteuse de la presqu'île d'Ambialet sur laquelle est bâti le bourg, réunissant ainsi les cours supérieur et inférieur en un isthme d'une trentaine de mètres seulement. Le village est divisé en deux parties :

  • Ambialet le bas : avant la Révolution, c'était le siège de la vicomté ; deux bacs assuraient les communications en direction de Valence et Courris jusqu'à la construction des ponts après 1900. La porte de l'holmière protège le village des crues du Tarn. Un sentier à travers les maisons conduit à l'église Saint Gilles, édifice gothique incendié en 1568, restauré en 1994/95 et utilisé comme lieu d'expositions. Au sommet de la presqu'île s'élève le Prieuré, un monastère, et son église romane du XIe siècle.
  • Ambialet le haut : siège administratif de la commune dominé par les ruines du château seigneurial "Le Castella", auquel on accède par un sentier qui vous conduira ensuite à Saint-Raphaël (antennes de télévision), d'où l'on peut admirer un panorama exceptionnel.
  • La Condomine : petit hameau aux maisons imbriquées autour de l'église Saint-Pierre au clocher roman remarquable. Là se trouvent aussi la salle communale, le court de tennis et une aire de pique-nique.
  • Bonneval : hameau traversé par le GR 36 où l'on découvre les ruines d'un ancien château ; l'église est dédiée à sainte Carrissime.

D'autres petits hameaux forment cette commune très étendue ; son activité principale est agricole sur les plateaux et touristique auprès de la rivière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Tarn.
Ambialet

Son blasonnement est : Écartelé : au premier et au quatrième d'argent au château donjonné de sable maçonné du champ, au deuxième d'azur au sautoir d'or, au troisième d'or au lion de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Garrier - -
mars 2008 - Jean-Pierre Lefloch - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 447 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 877 2 335 3 087 3 427 3 623 3 141 3 271 3 360 3 206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 358 3 221 3 325 2 833 2 746 2 798 2 779 2 544 2 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 592 2 150 2 422 2 102 1 736 1 653 1 574 657 614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
483 470 444 405 386 381 436 439 444
2011 - - - - - - - -
447 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Prieuré.
Ambialet de nuit.

Cette ville accueille, en plus d'une église, un magnifique monument où les moines jadis habitaient; ce monument s'appelle le Prieuré. Il est situé en hauteur d'Ambialet mais y aller vaut le coup d'œil.

L'église Notre-Dame et son prieuré apparaissent dans l'histoire en 1057. Frotaire II, évêque de Nîmes, et son neveu Raymond-Bernard Trencavel, vicomte d'Albi, cèdent "le mont qu'on appelle de la Voute" près du castrum d'Ambialet hérité de ses parents à Dieu et "à l'autel de sainte Marie situé en ce lieu dans une église d'antique fondation"[3].

Le prieuré est donné à l'abbaye Saint-Victor de Marseille avec l'église paroissiale d'Ambialet.

Frotaire, Raymond-Bernanrd associé à sa femme Ermengarde, donnent en 1076 la dîme de tout cens qu'ils ont dans le mandement d'Ambialet, c'est-à-dire, sur les paroisses de Calvin, la Condomine, Bonneval, Crespinet, Fabas et Courris.

En 1079, le pape Grégoire VII confirme à l'abbé Bernard les possessions de Saint-Victor. Cet acte est renouvelé en 1135 par le pape Innocent II.

Quand, en 1150, Raimond Ier Trencavel succède à Roger Ier Trencavel, il renonce à son droit d'albergue dans le prieuré.

La croisade des Albigeois entraîne la chute de la famille de Trencavel et donc de leur appui qui avait permis l'accroissement des biens dépendant du prieuré. Les campagnes de Simon de Montfort ne semblent pas avoir eu d'autres conséquences sur le prieuré. Cette disparition de la famille fondatrice va conduire à un déclin de la vie conventuelle au XIIIe et XIVe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Durliat, Haut-Languedoc roman, pp. 231–237, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°49), La Pierre-Qui-Vire, 1978

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. M. Greslé-Bouignol, Notre-Dame du prieuré d'Ambialet, p. 175-190, dans Congrès archéologique de France. 140e session. Albigeois. 1982, Société française d'archéologie, Paris, 1985

Liens externes[modifier | modifier le code]