Amaroli

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L'amaroli est le nom donné en Inde à la pratique qui consiste à boire une partie de son urine pour entretenir sa santé ou se soigner. En occident elle est appelée urinothérapie, ou auto-urine thérapie. Il n'y a pas de preuves scientifiques d'un effet thérapeutique de cette pratique, l'inverse étant même souvent mis en évidence[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, l'ancien premier ministre indien Morarji Desai fut un ardent défenseur de cette méthode tout en étant la risée de ses pairs[1], Gandhi a abordé le sujet mais ne l'a jamais pratiqué[1].

En Allemagne[2] l'amaroli aurait séduit cinq millions de personnes, deux millions au Japon et un million aux Pays-Bas. Des Congrès mondiaux réunissant notamment des médecins ont été consacrés à l'amaroli en Europe ces dernières années[3]. Selon la littérature de ses partisans sur le sujet, l'amaroli aurait des propriétés curatives étonnantes (augmentation des processus naturels d'élimination), mais beaucoup l'utilisent aussi à titre préventif, et comme cosmétique[3].

La prise d'urine par les pratiquants est précédée de certaines règles. Généralement, l'absorption d'urine est limitée, il est conseillé de la précéder de l'absorption d'une nourriture saine et toujours suivie de l'absorption d'une quantité importante d'eau claire. Le simple contact de l'urine (ensuite recrachée) avec les muqueuses de la bouche amènerait également des informations favorisant un rééquilibrage du corps.

Avantages prétendus et risques[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une méthode empirique dont l'efficacité n'a jamais été prouvée.

Pour une personne saine, l’urine est normalement stérile dans la vessie ; cependant celle-ci est faiblement contaminée par les microorganismes commensaux présents sur le pourtour du méat urinaire lors de la miction. Cette contamination est prise en compte lors d'analyse urinaire mais est normalisée dans sa nature qualitative : espèces de micro-organismes, et quantitative : seuil de concentration de bactéries par millilitre. C'est aussi pour cette raison qu'il est malgré tout conseillé d'éliminer les premières gouttes d'urine avant de constituer un échantillon interprétable. La méthode présente donc, en principe, peu de risques d'infection ; le cas est différent si la personne souffre d'une infection urinaire, puisque les germes se retrouveraient alors dans les voies urinaires.

Pour donner un intérêt à cette pratique, les promoteurs actuels mettent en avant la présence de vitamines, en particulier de vitamine C. Si l'urine contient des produits bénéfiques, elle contient aussi des produits dont le corps se débarrasse via la miction, toxines et déchets du métabolisme (mécanisme d'élimination rénale).

L'urine contient de nombreux poisons, produits naturellement par l'organisme, ou externes, tels que les drogues qui ont été consommées (voir Composition de l'urine). En effet, uriner a comme rôle l'épuration des déchets du métabolisme cellulaire, et l'épuration des toxiques à élimination rénale (entre autres).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Urinothérapie : une panacée difficile à avaler psychologies.com
  2. Urinothérapie : une panacée difficile à avaler psychologies.com
  3. a et b Amaroli du Dr Tal Schaller

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amaroli (1993) de Docteur Christian Tal Schaller, Éditeur : Vivez Soleil
  • Urinothérapie (Amaroli): Un médicament naturel (2002) de Johanne Razanamahay, Éditeur : Vivez Soleil
  • L'élixir de vie : Guide complet de l'urinothérapie (2005) de Coen van der Kroon, Éditeur : Jouvence
  • Miracles of Urine Therapy (2004) de Morarji Desai, Éditeur : Pankaj Publications
  • The Water Of Life: A Treatise On Urine Therapy (2005) de John W. Armstrong, Éditeur : Vermillion (écrit dans les années 1920, première édition en 1944)
  • Liquid Gold: A Short History of Urine Use (And Safe Ways to Use It to Grow Plants) (2004) de Carol Steinfeld, Malcolm Wells (Illustrations), Éditeur : Carol Steinfeld

Liens externes[modifier | modifier le code]