Amandititita

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Amandititita

Surnom Reine de l'anarcumbia
Naissance 3 août 1979 (35 ans)
Tampico, Mexique
Genre musical Cumbia
Années actives Depuis 2007
Labels Sony-BMG, Kin Kon Records
Site officiel MySpace site

Amandititita (la toute petite Amanda), de son vrai nom Amanda Lalena Escalante Pimentel, née le 3 août 1979 à Tampico, Mexique, est une chanteuse mexicaine et un auteur-compositeur de cumbia.

Parcours[modifier | modifier le code]

Son père était un musicien de folk et de rock, mort en 1985, lors du tremblement de terre de Mexico. Après la mort de son père, elle et sa famille déménagent de sa ville natale de Tampico pour s'installer dans la capitale mexicaine. A 14 ans, Amandititita commence à écrire et s'inscrit dans divers ateliers d'écriture. Elle s'intéresse à la poésie, au théâtre, à l'écriture de nouvelles, à l'écriture réaliste. Indécise sur son avenir, elle travaille dans un premier temps dans une agence de publicité, mais utilise ses premiers revenus pour faire composer de la musique sur des paroles de chansons qu'elle crée[1].

«Concentré d'insolence et d'énergie»[2], elle se produit sur les scènes musicales à partir de 2007, dans le milieu underground de Mexico. Son style musical, baptisé par elle « anarcumbia », est un mélange de rock, reggae, rap, et cumbia mexicaine traditionnelle. Elle s'autoproclame la « reine de l'anarcumbia »[2].

Elle signe chez Sony-BMG et sort son premier album, La Reina de Anarcumbia, au début de 2008. Le single, La Muy Muy, extrait de cet album, est classé sur le Billboard. Ses chansons sont de petites histoires tirées du quotidien, où elle parle de la facture de téléphone, ou s'incarne en de multiples personnages, secrétaire, fille d'un député du Parti révolutionnaire institutionneletc.[3].

Elle se fâche assez rapidement avec son label discographique. Celui-ci veut en particulier lui imposer le retrait de plusieurs morceaux dans son deuxième album, dont la Güera Televisa (qui peut être traduit par : la blondasse Televisa) : « Je me moquais de l'habitude de montrer à l'écran de grandes blondes à la peau très claire, physique qu'on ne rencontre quasiment jamais dans les rues. C'est quoi, ce racisme envers nous-mêmes ? » explique-t-elle sur le thème de cette chanson[2].

Son deuxième album, La Descarada, est sorti en 2009, sur un label indépendant. Amandititita s'est produite pour la première fois en France le 15 octobre 2013, à Rennes dans le cadre du festival Le Grand Soufflet, contournant l'obstacle de la langue en brandissant des panneaux. Un premier panneau indiquait « Je ne parle pas français, » suivi d'un second : « Je ne suis pas une blonde de la TV »[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • La Reina de la Anarcumbia (2008)
  • La Descarada (2009)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1996 ¿Por qué no me las prestas?, de Sergio García
  • 2001 Rockdrigo, la ciudad del recuerdo, de Alejandro Ramírez
  • 2003 La hurbanistoria de Rockdrigo, de Rafael Montero
  • 2012 Hecho en México, de Duncan Bridgeman

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de journaux[modifier | modifier le code]

  • (es) Patricia Peñaloza, « Amandititita, la Reina de la anarcumbia, debuta con un disco », La Jornada,‎ 7 mars 2008 (lire en ligne).
  • (es) Natalia Cano, « Amandititita se casa con tecladista de Kinky », El Universal,‎ 22 juillet 2009 (lire en ligne).
  • François-Xavier Gomez, « Amandititita, branle-bas de cumbia », Libération, no 10083,‎ 14 octobre 2013, p. 28 (lire en ligne).
  • Benoit Le Breton, « Grand Soufflet : la brune incendiaire déteste son patron - Rennes », Ouest-France,‎ 16 octobre 2013 (lire en ligne).

Sources sur le web[modifier | modifier le code]