Amalia Guglielminetti

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Amalia Guglielminetti

Description de l'image  Amalia Guglielminetti.jpg.
Activités Poète, Écrivain, Dramaturge
Naissance 4 avril 1881
Turin
Décès 4 décembre 1941 (à 60 ans)
Turin
Langue d'écriture Italien

Œuvres principales

Le seduzioni (1908), L'insonne (1913), I volti dell'amore (1913), Quando avevo un amante (1923)[1]

Amalia Guglielminetti (4 avril 1881, Turin4 décembre 1941, Turin) est une poétesse et écrivain italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Pietro Guglielminetti et de Felicita Lavezzato, Amalia a deux sœurs (Emma et Erminia) et un frère (Ernesto)[1] . Son grand-père, Pietro Guglielminetti, avait déménagé en 1858 de Cravanzana à Turin où il avait installé une petite fabrique d'objets de bois appelée Fratelli Guglielminetti. Il est l'inventeur d'une gourde en bois qui devient populaire et qu'il vend à l'armée dans les années 1860[2].

Le père d'Amalia meurt en 1886 et la famille part vivre avec le grand-père Lorenzo, un « vieux industriel parcimonieux, clérical strict et sévère dans la tenue de la maison[3] ». Il fait étudier Amalia dans des écoles religieuses[2] .

À partir de 1901 elle commence à publier ses poèmes dans le supplément dominical de la Gazzetta del Popolo. Un partie de ces poèmes sont publiés en 1903 dans le livre Voci di giovinezza qu'elle dédicace à son père[1]. Ce sont des vers scolaires et souvent maladroits.

Son livre suivant, Le vergini folli, reçoit cependant un bon accueil grâce en grande partie aux éloges publiques du professeur Arturo Graf (it) qui avait lu le manuscrit avant sa publication[4]. Après la publication, Graf écrit à Amalia le 5 mai 1907 : « Son inspiration est vivante, pure, délicate au point qu'on peut le louer […] Ses personnages de jeunes filles et de femmes sont pure grâce et beaucoup de sonnet sont exquis. Et tout parait lui venir si spontanément[5]! »

Dino Mantovani, critique de La Stampa, considère la poésie d'Amalia Guglieminetti comme un mélange de Gaspara Stampa (it) et de Safo[6].

Elle a une relation avec Guido Gozzano wavec qui elle échange une série de lettres d'amour entre 1907 et 1909, lettres publiées après sa mort[7].

Entre 1916 et 1925 elle écrit des livres pour enfant : Fiabe in versi (1916), La reginetta Chiomadoro (1923), Il ragno incantato (1923) et La carriera dei pupazzi (1925).

Les années suivantes elle a une relation avec Pitigrilli (Dino Segre). Cette relation devient si intense qu'elle a une dépression nerveuse. Elle récupère et sent que cette expérience l'a rendue plus forte[1].

Elle meurt de complications de blessures qu'elle reçoit durant un raid aérien. Elle aura toujours été solitaire et d'une certaine façon un personnage un peu déprimé[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses œuvres ne sont pas traduites en français.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Voci di giovinezza, 1903.
  • Le vergini folli, 1907.
  • Le seduzioni. Turín: S. Lattes e C., 1909.
  • Emma. Turín: Tip. V. Bona, 1909.
  • L'insonne. Milán: Treves, 1913.
  • Fiabe in versi. Ostiglia: La scolastica, 1916.
  • Il ragno incantato. Milan: Mondadori, 1922.
  • La carriera dei pupazzi. Milan: Sonzogno, 1924.
  • I serpenti di Medusa. Milan: La Prora, 1934.

Prose[modifier | modifier le code]

  • I volti dell'amore. Milan: Trêves, 1913.
  • Anime allo specchio. Milan: Trêves, 1915.
  • Le ore inutili. Milan: Trêves, 1919.
  • Gli occhi cerchiati d'azzurro. Milan: 1920.
  • La porta della gioia. Milan: Vitagliano, 1920.
  • La reginetta Chiomadoro. Milan: Mondadori, 1921.
  • Quando avevo un amante. Milan: Sonzogno, 1923.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • L'amante ignoto, poème tragique, Milan: Trêves, 1911.
  • Il gingillo di lusso, comédie en un acte, 1924.
  • Il ladro di gioielli, comédie en un acte, 1924.
  • Nei e cicisbei (comédie en un acte), Il baro dell'amore (comédie en trois actes). Milan: Mondadori, 1926.

Correspondances[modifier | modifier le code]

  • Lettere d'amore di Guido Gozzano e Amalia Guglielminetti. préface et notes : Spartaco Asciamprener, Milan, Garzanti, 1951.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (it) Italia Donne, « Amalia Guglielminetti », Biography, Feltrinelli,‎ 2009 (consulté le 1 mars 2010)
  2. a et b (it) Amalia Guglielminetti, « Come nacque la borraccia », La Lettura,‎ 1941
  3. (it) Ornella Benso, Una relazione letteraria. Amalia Guglielminetti e Guido Gozzano
  4. (it) Dino Segre, Amalia Guglielminetti, Milan, Modernissima,‎ 1919, p. 12
  5. (it) Marziano Guglielminetti, La Musa subalpina. Amalia e Guido, Pastonchi e Pitigrilli, Florencia, L. S. Olschki,‎ 2007, p. 202. Le texte de Graf en italien est la sua ispirazione è viva, schietta, delicata quanto più si possa dire, e l'arte la seconda a meraviglia. Quelle sue figure di fanciulle e donne son cose di tutta gentilezza, e molti sonetti son di squisita fattura. E il tutto par che le venga così spontaneo!
  6. La Stampa, 14 mai 1907.
  7. Lettere d'amore, G. Gozzano e A. Guglielminetti, 1951

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Dino Segre, Amalia Guglielminetti, Milan, Modernissima,‎ 1919
  • (it) Ornella Benso, Una relazione letteraria. Amalia Guglielminetti e Guido Gozzano, Turin,‎ 1944
  • (it) M. Gastaldi, Amalia Guglielminetti, Milan,‎ 1930
  • (it) Marziano Guglielminetti, La Musa subalpina. Amalia e Guido, Pastonchi e Pitigrilli, Florencia, L. S. Olschki,‎ 2007

Sources de traduction[modifier | modifier le code]