Amadou-Mahtar M'Bow

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Amadou-Mahtar M'Bow
Image illustrative de l'article Amadou-Mahtar M'Bow
Fonctions
Directeur général de l'UNESCO
1974 – 1987
Prédécesseur René Maheu
Successeur Federico Mayor Zaragoza
Ministre de l'éducation du Sénégal
1966 – 1968
Ministre de la Culture du Sénégal
1968 – 1970
Biographie
Date de naissance 1921
Lieu de naissance Dakar, Sénégal
Nationalité Sénégalaise
Profession Enseignant

Amadou-Mahtar M'Bow (né en 1921) est un homme politique sénégalais, plusieurs fois ministre dans son pays et directeur général de l'UNESCO pendant 13 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Si l'on en croit l'hebdomadaire Jeune Afrique[1], Amadou-Mahtar M'Bow « affiche un CV kilométrique », dont il est difficile de rendre pleinement compte.

Né à Dakar en 1921, à 18 ans, il prend part à la Seconde Guerre mondiale sous le drapeau français. Il rejoint l’armée de l’air en tant qu’engagé volontaire en mars 1940 pour la durée de la guerre. Démobilisé en octobre 1940, il est rappelé à l’activité en janvier 1943, avant d’être à nouveau démobilisé en 1945. Il poursuit des études d’ingénieurs aéronautiques en France tout en décidant de passer son baccalauréat en lettres modernes qui lui ouvre les portes de la Sorbonne. Il y obtient une licence ès-lettres d’enseignement et préside parallèlement l’Association des Étudiants de Paris puis fonde la Fédération des Étudiants africains en France.

De 1951 à 1953, il est professeur au collège de Rosso en Mauritanie, avant de revenir au Sénégal où il crée et dirige de 1952 à 1957 le Service de l’Éducation de base et est nommé chef des Missions d’Éducation de base de Darou Mousty, Badiana, Sénoudébou puis Gaya. Il enseigne l’Histoire et la Géographie jusqu’en 1966 ; notamment au lycée Faidherbe de St Louis puis à l’École normale supérieure de Dakar. Il préside en 1965 à Abidjan la conférence des experts chargés de proposer la réforme des programmes d’histoire et de géographie des États francophones d’Afrique noire et de Madagascar.

Déjà ministre de l'Éducation et de la Culture du Sénégal pendant la période d’autonomie interne (1957-1958), il démissionne pour s’engager dans la lutte pour l’indépendance de son pays qui sera effective en 1960. Celle-ci acquise, il deviendra Ministre de l’éducation nationale (1966-1968), puis de la culture et de la jeunesse (1968-1970) et député à l’Assemblée nationale, au Conseil exécutif en 1966 et au Conseil municipal de St Louis[2].

En 1970 il est d'abord nommé sous-directeur général de l’UNESCO pour l’éducation. Puis, élu en 1974 et réélu en 1980, il est directeur général de l'UNESCO de 1974 à 1987. Sous sa direction, la commission dirigée par Seán MacBride délivre un rapport intitulé Many Voices, One World qui présente des recommandations pour établir un nouvel ordre mondial de l'information et de communication, plus équitable.

En 1980, il a reçu un doctorat honorifique de l'Université de Belgrade[3].

En 2008, âgé de 87 ans, il a accepté de présider les Assises nationales du Sénégal lancées par le Front Siggil Senegaal qui ont réuni pendant près d'un an les principaux partis d'opposition au pouvoir du président Abdoulaye Wade et des dizaines d'organisations diverses. Expérimenté et conscient de ses responsabilités, il avait auparavant rencontré le chef de l'État, les représentants de la société civile, ainsi que les dignitaires religieux[4]. Le 24 mai 2009 il a officiellement prononcé la clôture des Assises.

Après la fin des travaux, il a annoncé son intention de poursuivre la rédaction de ses Mémoires et de reprendre ses conférences[5].

En 2011, il a reçu l’insigne de Commandeur dans l’ordre de la Légion d'honneur [2].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Enquête préliminaire sur le village de Gaya, et les villages de Sénoudébou et Dembakané, 1955-1956
  • Le temps des peuples, 1982 (discours)
  • De la concertation au consensus : l'UNESCO et la solidarité des nations, 1979
  • Quel avenir pour l'Afrique ?, 1990 (conférence)
  • Collectif, La science et la technologie dans les pays en développement : pour une renaissance scientifique de l'Afrique, 1992 (symposium)
  • Assises Nationales. Sénégal, An 50. Bilan et perspectives de refondation, L'Harmattan, Paris, 2012, 298 p. (ISBN 9782296556430) (sous la direction de Amadou Mahtar Mbow)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cheikh Yérim Seck, « Amadou Makhtar Mbow, un patriarche en première ligne », dans Jeune Afrique, n° 2474, du 8 au 14 juin 2008, p. 34
  2. a et b Amadou Makhtar Mbow, Commandeur dans l’Ordre de la Légion d'honneur de la République française Décret de la Présidence de la République, 31 décembre 2010. Remise la 2 mai 2011. Voir aussi leral.net et seneweb.com
  3. http://unesdoc.unesco.org/images/0004/000425/042544eb.pdf
  4. Jeune Afrique, loc. cit.
  5. Jeune Afrique, n° 2525, du 31 mai au 6 juin 2009, p. 8

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]