Amédée de Savoie-Aoste (1898-1942)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Amédée II de Savoie-Aoste)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Amédée de Savoie-Aoste.
Le prince Amédée de Savoie, troisième duc d'Aoste

Amédée de Savoie-Aoste (en italien : Amedeo Umberto Lorenzo Marco Paolo Isabella Luigi Filippo Maria Giuseppe Giovanni di Savoia), troisième duc d'Aoste, est né le 21 octobre 1898 à Turin, en Italie et décédé le 3 mars 1942 à Nairobi, au Kenya. Membre de la Maison de Savoie, il a été «vice-roi» d'Éthiopie après sa conquête par l'Italie fasciste.

Famille[modifier | modifier le code]

Amédée est le fils du prince Emmanuel-Philibert de Savoie-Aoste (1869-1931), deuxième duc d’Aoste, et de la princesse française Hélène d’Orléans (1871-1951). Par son père, il est le petit-fils du roi Amédée Ier d'Espagne (1845-1890) tandis que, par sa mère, son grand-père est un prétendant orléaniste au trône de France, Philippe d’Orléans (1838-1894), comte de Paris.

Le 5 novembre 1927, le prince épouse à Naples sa cousine Anne d'Orléans (1906-1986), fille du prétendant orléaniste au trône de France, Jean d'Orléans (1874-1940), « duc de Guise », et de son épouse la princesse Isabelle d’Orléans (1878-1961). De ce mariage naissent deux filles :

Par sa fille Marguerite, le prince Amédée est le grand-père de l’archiduc Lorenz d'Autriche-Este (1955), duc de Modène et prince de Belgique par son mariage avec la princesse Astrid de Belgique (1962).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le prince Amédeé fait des études au collège d’Eton puis à l’université d’Oxford, en Angleterre. Anglophile[réf. nécessaire], il parle la langue de Shakespeare avec l’accent d’Oxford, apprécie la chasse au renard et le polo.

La Campagne d'Érythrée (1941).

Pendant la Première Guerre mondiale, il combat dans l’artillerie italienne. En 1921, il quitte l’armée et part voyager en Afrique. Cependant, il ne tarde pas à rejoindre à nouveau l’armée[Quand ?] . Soutenant le régime fasciste, il participe à la conquête de la Libye sous les ordres du maréchal Rodolfo Graziani.

En 1932, le prince rejoint les forces aériennes italiennes. Après la seconde guerre italo-éthiopienne et la conquête de l'Éthiopie, il en est nommé vice-roi par Mussolini en 1937, puis gouverneur général (et commandant en chef) de l’Afrique Orientale Italienne. La même année, il dirige les forces italiennes lors de la campagne d'Afrique de l'Est. Il organise alors la conquête du Somaliland britannique et la défense des colonies italiennes d’Afrique. Puis, incapable de résister à l'avancée des Alliés, en particulier britanniques, il capitule à Amba Alagi, près de Gondar, le 18 mai 1941.

Le duc d’Aoste meurt de tuberculose et de malaria dans un camp de prisonniers à Nairobi, au Kenya, le 3 mars 1942. Son frère, le prince Aymon de Savoie-Aoste (1900-1948) lui succède alors comme duc d’Aoste.

Divers[modifier | modifier le code]

Le prince Amédée était un homme de très grande taille. Selon Amedeo Guillet, un journaliste s’est un jour adressé à lui en l’appelant « Votre Grandeur » et le duc d’Aoste lui a répondu : « 198 centimètres ! ».

Le comte Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères de Mussolini (et également gendre du Duce), a dressé un portrait flatteur du duc d’Aoste dans son journal.

Le negus d’Éthiopie Hailé Sélassié a été impressionné par le respect et le soin avec lesquels le duc d’Aoste a traité les propriétés personnelles qu'il avait laissées derrière lui à Addis-Abeba. En geste de remerciement, l’empereur a invité, en 1953, la veuve du duc à prendre le thé avec lui alors lors d'une visite officielle en Italie. Cependant le gouvernement italien a considéré que le fait de recevoir la duchesse serait une offense à la République et la visite a été annulée. Au milieu des années 1960, le négus a invité en Éthiopie le cinquième duc d’Aoste, Amédée de Savoie (1943), et lui a accordé tous les honneurs réservés aux souverains étrangers.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Alfio Berretta, Amedeo d'Aosta, Garzanti, Milan, 1948.
  • (it) Alfio Berretta, Amedeo Duca d'Aosta, Rome, 1953.
  • (it) Alfio Berretta, Amedeo d'Aosta. Il prigioniero del Kenia, ELI, Rome, 1956 (ISBN 8108)
  • (it) E. Borra, Amedeo di Savoia, Mursia, Milan, 1985.