Alvimare

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Alvimare
Chapelle des Blanques.
Chapelle des Blanques.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Caux
Maire
Mandat
Michel Lemercier
2014-2020
Code postal 76640
Code commune 76002
Démographie
Gentilé Alvimarais
Population
municipale
601 hab. (2012)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 23″ N 0° 37′ 57″ E / 49.6063888889, 0.632549° 36′ 23″ Nord 0° 37′ 57″ Est / 49.6063888889, 0.6325  
Altitude Min. 129 m – Max. 153 m
Superficie 6,73 km2
Localisation

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Alvimare est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Commune du pays de Caux située dans le canton de Fauville-en-Caux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cléville Écretteville-lès-Baons Rose des vents
Foucart, Trouville N Allouville-Bellefosse
O    Alvimare    E
S

Toponymie[modifier | modifier le code]

Autrefois Halvimara. Pourrait être la mare d'Hadalwinus, nom ango-saxon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Alvimare était construit sur une voie romaine et défendu par une motte féodale. Son église, d'abord chapelle dépendant de Cléville, est donnée par Guillaume Bonne-Ame, archevêque de Rouen, avec le manoir de Cléville, à l'abbaye de saint Etienne de Caen. Paroisse au XIIIe siècle, avec une église construite à l'époque, sur un tertre. Ce sont les seigneurs des Blangues (Blanques) qui sont seigneurs d'Alvimare. En 1329, Philippe VI roi de France, confirme le droit de patronage de l'Abbé de Caen. L'épidémie de peste noire de 1348 se fait sentir à Alvimare. En 1586, ce sont les Poullain, qui sont seigneurs de Caumare, des Blangues et d'Alvimare. Le dernier seigneur fut Adrien Rouen de Bermonville, baron d'Alvimare, émigré lors de la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1902   Stalin    
mars 2001 en cours
(au avril 2014)
Michel Lemercier   agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 601 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585 630 600 743 842 866 758 736 749
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
709 734 734 706 686 588 587 538 513
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
496 480 451 372 383 395 406 376 392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
356 330 294 360 486 462 497 501 601
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,3 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 26,2 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 14,5 %).
Pyramide des âges à Alvimare en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
0,8 
4,3 
75 à 89 ans
4,4 
9,9 
60 à 74 ans
9,3 
24,1 
45 à 59 ans
23,4 
19,8 
30 à 44 ans
20,6 
16,2 
15 à 29 ans
15,3 
25,3 
0 à 14 ans
26,2 
Pyramide des âges du département de la Seine-Maritime en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,0 
60 à 74 ans
13,2 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,5 
30 à 44 ans
19,5 
20,9 
15 à 29 ans
19,2 
19,9 
0 à 14 ans
17,8 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • église Notre Dame. Construite en 1860 par l'architecte Oscar Martin, en style néo-roman, avec une tour-clocher à la croisée du transept. Des erreurs de conception et de construction ont rendu l'église, fragile dès l'origine. Elle fut ensuite frappée par la foudre. On doit rendre hommage aux maires successifs et aux habitants, qui ont consenti de gros sacrifices pour sauver leur église en la consolidant, alors qu'il avait été proposé de la démolir. Une pierre obituaire en marbre noir, de 1645, a été conservée et scellée dans le mur sud de la nef. On la doit à Hélène Poullain, des seigneurs d'Alvimare, à la mémoire de son père, de sa mère et de son époux François de la Ville, tué au siège de Montauban, en 1621. A gauche du maître-autel, pierre obituaire plus récente, à la mémoire de Jules Dufresne et de Mme Giffard, sa soeur, généreux souscripteurs lors de la construction de l'église. Vitraux de Notre-Dame de la Paix et de Jeanne d'Arc. Fonts baptismaux néo-romans, qui ont malheureusement remplacé ceux du XIIIe siècle, non conservés. L'église remplace une ancienne église du XIIIe siècle, dont le clocher et le transept avaient été refaits au XVIe siècle et le choeur en 1654. Située sur un tertre, entourée du cimetière, vétuste, elle était devenue éloignée du centre du village et fut démolie, mais le cimetière subsiste.
  • chapelle des Blanques[5]. La chapelle sainte Anne, à pans de bois, Monument Historique, est une propriété privée remarquablement entretenue. Fondée en 1518 par Marie de Mauny et restaurée par Hélène Poullain, qui ajouta le petit clocher à "tinterelle" (petite cloche), en 1642, elle contient une pierre obituaire de même époque, des vitraux de Boulanger et des restes de litre funéraire. Chaque année, depuis 500 ans, la messe y est célébrée pour la fête de la sainte Anne.
  • croix de pierre dites croix des Blanques[6]. Ces croix, près de la chapelle, dont la plus haute est classée Monument Historique, sont liées à la légende d'une demoiselle de Mauny, "d'une beauté ensorcelante", qui refusait de choisir entre deux seigneurs qui la courtisaient et qui se battirent dans un duel sans merci, au cours duquel ils perdirent tous les deux, la vie. La plus haute croix serait à la mémoire de celui qu'elle aimait en secret...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Hébert (1921-2010), syndicaliste, né à Alvimare
  • Hardouin, ermite du VIIIe siècle, spécialiste du comput et de la calligraphie onciale, était né à Alvimare.
  • Guillaume de Colles, greffier lors du procès de Jeanne d'Arc, à Rouen, avait été curé d'Alvimare (la Pucelle avait toute confiance en lui).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.J. Thiercelin, Notice illustrée consultable à la Bibliothèque Villon, de Rouen.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.


  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  3. « Évolution et structure de la population à Alvimare en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  4. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  5. « Notice no PA00100537 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no PA00100538 », base Mérimée, ministère français de la Culture