Alpha Arietis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Arabic albayancalligraphy.svg Cette page contient des caractères arabes. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Idéogrammes chinois Cette page contient des caractères chinois. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.

Coordonnées : Sky map 02h 07m 10.40570s, +23° 27′ 44.7032″

α Arietis

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Localisation de α Arietis dans la constellation du Bélier.

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 02h 07m 10,40570s[1]
Déclinaison +23° 27′ 44,7032″[1]
Constellation Bélier
Magnitude apparente +2,00[2]
Caractéristiques
Type spectral K2 III Ca-1[3]
Indice U-B +1,12[2]
Indice B-V +1,15[2]
Indice V-R ?
Indice R-I +0,62[3]
Indice J-K ?
Indice J-H ?
Variabilité Suspectée[4]
Astrométrie
Vitesse radiale −14,2 ± 0,9 km/s[5]
Mouvement propre μα = +188,55 mas/a[1]
μδ = −148,08 mas/a[1]
Parallaxe 49,56 ± 0,25 mas[1]
Distance 20,2±0,1 pc (∼65,9 a.l.)
Magnitude absolue +0,47 ± 0,04[6]
Caractéristiques physiques
Masse 1,5 ± 0,2 M[7]
Rayon 14,9 ± 0,3 R[8]
Gravité de surface (log g) 2,57[8]
Luminosité 91 ± 6 L[8]
Température 4 480 K[8]
Métallicité –0,25
Rotation 3,44 km/s[7]
Âge a

Autres désignations

Hemal, Hamul, Hamal, Ras Hammel, El Nath, α Ari (Bayer), 13 Ari (Flamsteed), BD+22 306, FK5 74, GC 2538, GJ 84.3, GJ 9072, HD 12929, HIP 9884, HR 617, LTT 10711, NLTT 7032, PPM 91373, SAO 75151[3],[9].

Alpha Arietis (α Ari / α Arietis) se présente comme l'étoile la plus brillante de la constellation du Bélier. Elle est également appelée par son nom traditionnel Hamal, qui vient de l'arabe al-ḥamal, « le bélier » et porte la désignation de Flamsteed 13 Arietis. Avec une magnitude apparente de +2,0[2], cela la classe parmi les étoiles les plus brillantes du ciel nocturne. En se basant sur les mesures de parallaxe faites par le télescope spatial Hipparcos[10],[11], α Arietis est située à 20,2±0,1 pc (∼65,9 a.l.) de la Terre[1]. Il s'agit d'une étoile géante qui pourrait héberger une planète de masse supérieure à Jupiter[7].

Repérage[modifier | modifier le code]

Hamal se trouve approximativement dans le prolongement vers l'Est de l'axe Alphératz-Scheat du Grand carré de Pégase. Hamal forme avec Diphda de la Baleine et Alphératz d'Andromède le Triangle d'automne.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Le type spectral d'Hamal est K2 III Ca-1, avec une classe de luminosité de III qui indique qu'il s'agit d'une étoile qui qui a consommé l'hydrogène de son noyau et qui est devenue une géante rouge[12]. La notation « Ca-1 » de son type indique que les raies de calcium de son spectre sont plus faibles que la normale. Sa masse serait de 50 % supérieure à celle du Soleil[7], tandis que les mesures interférométriques montrent qu'elle a un diamètre qui lui est 15 fois supérieur[8]. Malgré sa grande circonférence, α Arietis tourne avec une vitesse azimutale équatoriale légèrement plus rapide que celle du Soleil, en ayant une rotation stellaire de 3,44 km⋅s−1[7].

Alpha Arietis rayonne environ 91 fois la luminosité du Soleil[8] depuis son atmosphère stellaire, à une température effective de 4 480 K[8]. C'est plus froid que la surface du Soleil, et lui donne sa teinte orangée typique des étoiles de classe K. Elle est suspectée d'être légèrement variable, avec une amplitude de 0,06 magnitude[4]. L'abondance des éléments autres que l'hydrogène et l'hélium, ou autrement dit la métallicité de l'étoile est environ à peine la moitié de celle du Soleil[8].

Système planétaire[modifier | modifier le code]

En 2011, la présence probable d'une exoplanète en orbite autour d'Hamal a été rapportée par Byeong-Cheol Lee et al. Elle a été détectée en utilisant la méthode des vitesses radiales, en se basant sur des mesures faites entre 2003 et 2010 à Observatoire astronomique optique Bohyunsan en Corée. L'objet a une période orbitale de 381 jours et une excentricité de 0,25. L'estimation basse de la masse de cet objet est d'environ 1,8 fois la masse de Jupiter. Le demi-grand axe de la planète est estimé à Modèle:1.2[7], ce qui lui ferait un périapside de 0,9 UA et un apoapside de 1,5 UA.

Le système Alpha Arietis[13]
Planète Masse (MJ) Période orbitale (d) Demi-grand axe (UA) Excentricité
Alpha Arietis b ≥ 1,8 ± 0,2 380,8 ± 0,3 1,2 0,25 ± 0,03

Dans la culture[modifier | modifier le code]

La faible distance d'Alpha Arietis par rapport à l'écliptique lui a donné une importance plus grande que sa luminosité peut le laisser penser. De -2000 à -100 environ, le trajet apparent du Soleil à travers le ciel le conduisait dans le Bélier à l'équinoxe de mars. C'est-à-dire au moment où il franchit le point vernal qui marque le début du printemps dans l'hémisphère nord[14]. Ceci explique pourquoi la plupart des horoscopes débutent, dans les journaux actuels, avec le Bélier[15]. Bien que la précession a déplacé le point vernal dans les Poissons à l'heure actuelle[14], Hamal est restée dans l'esprit comme une étoile brillante proche d'une zone importante de la voûte céleste, lorsque les Hommes ont commencé à étudier le ciel nocturne[16].

Le nom « Hamal » (parfois écrit Hemal, Hamul ou Ras Hammel), vient du nom arabe de la constellation tout entière الحمل (al-ḥamal), « le bélier »[17]. Comme il est possible de confondre l'étoile et la constellation, Alpha Arietis était également (mais rarement) appelée راس الحمل (rās al-ḥamal), « la tête du bélier ». Le nom d'« El Nath » (en arabe, « le coup de tête [du bélier] ») lui est également attribué, bien qu'il désigne plus généralement Beta Tauri[18].

En chinois, 婁宿 (Lóu Su), signifiant le lien, fais référence à un astérisme constitué de α Arietis, β Arietis et γ Arietis[19]. α Arietis est donc elle-même connue en tant que 婁宿三 (Lóu Su sān, « la troisième étoile du lien »)[20].

Un des autres noms d’Hamal, Hamul, avait été donné à un navire des États-Unis, l'USS Hamul (AD-20).

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, 2e série, vol. 474,‎ novembre 2007, p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a, b, c et d (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, 99e série, vol. 4,‎ 1966 (Bibcode 1966CoLPL...4...99J)
  3. a, b et c N. D. Kostiuk, « HD-DM-GC-HR-HIP-Bayer-Flamsteed Cross Index », Centre de données astronomiques de Strasbourg,‎ 2002 (consulté le 28 avril 2014)
  4. a et b NSV 725, entrée de base de données, (en) Sternberg Astronomical Institute, Moscow, Russia., « New Catalogue of Suspected Variable Stars, the improved version » (consulté le 28 avril 2014)
  5. (en) D. S. Evans, « The Revision of the General Catalogue of Radial Velocities », dans Alan Henry Batten et John Frederick Heard, Determination of Radial Velocities and their Applications, Proceedings from IAU Symposium no. 30, Université de Toronto, International Astronomical Union,‎ 20-24 juin 1966 (Bibcode 1967IAUS...30...57E, résumé)
  6. (en) Bruce W. Carney et al., « Rotation and Macroturbulence in Metal-Poor Field Red Giant and Red Horizontal Branch Stars », Astronomical Journal, 3e série, vol. 135,‎ mars 2008, p. 892–906 (DOI 10.1088/0004-6256/135/3/892, Bibcode 2008AJ....135..892C, arXiv 0711.4984)
  7. a, b, c, d, e et f (en) B.-C. Lee et al., « A likely exoplanet orbiting the oscillating K-giant α Arietis », Astronomy and Astrophysics, vol. 529,‎ mai 2011, A134 (DOI 10.1051/0004-6361/201016293, Bibcode 2011A&A...529A.134L, arXiv 1104.4431)
  8. a, b, c, d, e, f, g et h (en) L. Piau et al., « Surface convection and red-giant radius measurements », Astronomy and Astrophysics, vol. 526,‎ février 2011, A100 (DOI 10.1051/0004-6361/201014442, Bibcode 2011A&A...526A.100P, arXiv 1010.3649)
  9. (en) Alpha Arietis sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg
  10. (en) M. A. C. Perryman, L. Lindegren, J. Kovalevsky et al., « The Hipparcos Catalogue », Astronomy and Astrophysics, vol. 323,‎ juillet 1997, p. L49–L52 (Bibcode 1997A&A...323L..49P)
  11. (en) Michael Perryman, The Making of History's Greatest Star Map, Heidelberg, Springer-Verlag,‎ 2010 (DOI 10.1007/978-3-642-11602-5)
  12. (en) Jeffrey A. Stoesz et Falk Herwig, « Oxygen isotopic ratios in first dredge-up red giant stars and nuclear reaction rate uncertainties revisited », Monthly Notice of the Royal Astronomical Society, 3e série, vol. 340,‎ avril 2003, p. 763–770 (DOI 10.1046/j.1365-8711.2003.06332.x, Bibcode 2003MNRAS.340..763S, arXiv astro-ph/0212128)
  13. Jean Schneider, « Planet alf Ari b », sur L'Encyclopédie des planètes extrasolaires,‎ 2011 (consulté le 28 avril 2014)
  14. a et b (en) James B. Kaler, The Ever-changing Sky: A Guide to the Celestial Sphere, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2002, 151-152 p. (ISBN 0-521-49918-6)
  15. (en) Chet Raymo, 365 Starry Nights: An Introduction to Astronomy for Every Night of the Year, New York, Simon and Schuster,‎ 1982 (ISBN 0-671-76606-6), p. 196
  16. (en) James B. Kaler, « Alpha Arietis », sur Stars
  17. (en) Richard Hinckley Allen, Star-names and Their Meanings, New York, G. E. Stechert,‎ 1899, 78-80 p. (résumé)
  18. Natalya Dmitrievna Kostiuk, « HD-DM-GC-HR-HIP-Bayer-Flamsteed Cross Index », Centre de données astronomiques de Strasbourg,‎ 2002 (consulté le 29 avril 2014)
  19. (zh) 中國星座神話, écrit par 陳久金. Publié par 台灣書房出版有限公司, 2005, ISBN 978-986-7332-25-7.
  20. (zh) « 香港太空館 - 研究資源 - 亮星中英對照表], Musée de l'Espace de Hong Kong. », sur http://www.sd.gov.hk (consulté le 27 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]