Allonzier-la-Caille

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Allonzier-la-Caille
Image illustrative de l'article Allonzier-la-Caille
Blason de Allonzier-la-Caille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Cruseilles
Intercommunalité Communauté de communes de Cruseilles
Maire
Mandat
Gilles Pecci
2014-2020
Code postal 74350
Code commune 74006
Démographie
Gentilé Allonziérains
Population
municipale
1 723 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 15″ N 6° 07′ 02″ E / 46.0041666667, 6.11722222222 ()46° 00′ 15″ Nord 6° 07′ 02″ Est / 46.0041666667, 6.11722222222 ()  
Altitude Min. 471 m – Max. 882 m
Superficie 9,62 km2
Localisation

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Allonzier-la-Caille
Liens
Site web http://www.allonzierlacaille.fr/

Allonzier-la-Caille est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Allonziérains.

Allonzier fut transférée du canton d´Annecy au nouveau canton de Cruseilles le 20 décembre 1860. Allonzier prend le nom d'Allonzier-la-Caille le 29 janvier 1900 (J.O. du 15 mai 1900). Allonzier-la-Caille absorbe Avregny par l´arrêté préfectoral du 29 décembre 1972 (J.O. du 20 février 1973).

Ces habitants sont surnommés en patois les « lô Farfolyon », ce qui signifie « les fureteurs ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Allonzier-la-Caille est située à 12 kilomètres au nord d'Annecy et 30 kilomètre au sud de Genève. Le terroir est limité au nord par les gorges profondes des Usses à l'est par le Viéran et à l'ouest par le ruisseau de Mounant. Il est constitué essentiellement d'une colline culminant à 887 mètres, appelée le Crêt de la Dame, terminaison septentrionale de la Mandallaz, et d'une petite plaine dominant l'entaille des Usses, où l'on peut voir de belles falaises urgoniennes.

La commune dispose de plusieurs hameaux :

  • Avregny
  • Bublens
  • L'Abbaye
  • La Greubaz
  • La Raviere
  • Les Croisegniers
  • Les Malatrays
  • Les Marais Pontaux
  • Maloux
  • Mandallaz
  • Néplier
  • Pouilly
  • Sous la roche
  • Sous le mont

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Allonzier-La-Caille[1]
Cercier Cruseilles Groisy
Choisy La Allonzier-La-Caille[1] Villy-le-Pelloux
Choisy Cuvat Saint-Martin-Bellevue

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom a pour origine le nom d'une ancienne auberge à l'enseigne de cet oiseau. Allonzier la Caille s'écrit sans tiret.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les Armes d' " Allonzier-la-Caille "se blasonnent ainsi : Ecartelé d'une croix estrée d'argent; au premier de gueules à six billettes couchées d'azur ordonnées 2,2,et 2; au second de gueules au pont Charles-Albert d’or en perspective; au troisième de gueules à une coquille d'or surmontée de cinq étoiles du même ordonnées en arc de cercle; au quatrième fascé ondé de sinople et d'argent bordé de gueules.

  • (Enquerre au 1)


Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Une voie romaine est utilisée comme chemin de forêt du centre du village au pont de la Caille. Non loin du pont, des traces de la civilisation romaine se retrouvent au lieu-dit le Néplier où Pierre Broise a découvert un vaste oppidum allobroge à proximité du passage des Usses. En contrebas les romains avaient connaissances de deux sources sulfureuses, dites des bains de la Caille et un pont romain traverse les Usses.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les templiers installent un château à donjon carré datant de 1100. En 1328, le fief est propriété de la famille noble des Fabri d'Allonzier, plus tard Fabry d'Alauzier puis de la famille des de Reydet jusqu’en 1768.

À cette époque, une maladrerie maladeria Pontis Ussie et une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine, aujourd'hui disparue, se juxtaposaient au pont romain, seule voie de passage entre Annecy et Genève.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Victor-Amédée III entreprend en 1780 d'édifier, en amont du pont existant un gigantesque ouvrage d'art pour faciliter les communications. Le pont s'écroule en 1813. Le Buon Governo sarde décide de bâtir un nouvel édifice pour enjamber les Usses et demande à l'ingénieur français E. Belin de le réaliser, selon la technique des câbles d'acier. Il est inauguré par le roi Charles-Albert le 7 octobre 1839.

L'entre-deux-guerres voit la construction d'un nouveau pont (IMH[2], abords SI) enjambant la gorge d'une seule arche de 139 mètres. Il est inauguré le 22 août 1932 par le ministre Gourdeau.

Avregny est jusqu'en 1975 une commune indépendante située, à l'ouest d'Allonzier-la-Caille, sur la route de Cercier. La paroisse, dont l'existence pourrait remonter au VIe siècle, possédait une église (au hameau de Rossy), placée sous le vocable de saint Oyend. Elle est détruite à la Révolution, et en 1828 on en vend les pierres.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gilles Pecci DVD  
1995 2001 Thomas Miguet    

La commune est membre de la Communauté de communes du Pays de Cruseilles.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 723 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
349 333 366 486 573 637 642 722 734
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
776 707 705 661 660 645 622 630 580
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
511 535 441 520 448 460 424 462 510
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
661 851 1 080 1 371 1 723 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Auparavant tournés vers l'exploitation forestière et agricole, les habitants sont aujourd'hui une majorité à travailler sur Annecy ou Genève et dans les zones artisanales, industrielles et commerciales proches.

Depuis les années 2000, l'économie locale a pris une expansion considérable du fait de l'installation sur une vingtaine d'hectares de la PAE de la Caille où fleurissent une trentaine d'entreprises venues s'installer, bénéficiant du nœud autoroutier de l'A41 créant position géographique privilégiée à vingt minute de Genève et son aéroport, à la vallée de l'Arve et au Mont Blanc et à dix minutes des portes d'Annecy. Parmi elles, la société « Pilot Europe », centre de production et de distribution de stylos (45 millions en 2011) et de fournitures scolaires sur 15.000 m², fournissant une trentaine de pays pour 129 millions d'euros de C.A. et employant 218 salariés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont de la Caille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont de la Caille.

Le pont Charles-Albert fut édifié avec une rapidité étonnante : les travaux commencés le 10 mars 1838 par les entreprises Blanc d’Annecy, Bonnardet de Lyon et Bertin de Paris furent terminés en 1839 (soit en 1 an et 4 mois). Selon la coutume, diverses pièces d’or et d’argent furent noyées dans la maçonnerie lors de la pose de la première pierre. Avant l’arrivée de l’hiver, les quatre tours étaient terminées et les câbles porteurs mis en place. Au total, 24 câbles, réunis en 3 groupes de 4 sur chaque côté du pont. Chacun de ces câbles était constitué de 154 fils de fer parallèles, ligaturés ensemble tous les 20 cm.

Au sommet des tours, ils reposaient sur des rouleaux. Sur les deux rives, ils s’accrochaient à d’autres câbles qui descendaient s’amarrer sous terre dans des chambres d’ancrage. Puis on fixa aux câbles porteurs 266 câbles de suspente, 133 de chaque côté, pour supporter des poutrelles en bois de mélèze, sur lesquelles reposait la chaussée, faite d’un platelage en bois de peuplier.

L’inauguration officielle eut lieu le 11 juillet 1839 devant 10 000 personnes. Le 7 octobre, le roi Charles-Albert venait en personne inaugurer l’ouvrage qui devait pérenniser son nom.

La seule note discordante fut le péage, qui était perçu dans deux petits pavillons d’architecture néo-classique, bâtis sur les ancrages des câbles côté Cruseilles, et dans une maisonnette perpendiculaire au pont côté Allonzier. Très vite la société concessionnaire se plaignit au gouvernement que la population locale déployait toutes sortes de ruses pour échapper au péage. Le manque à gagner était d’autant plus sensible pour la société du Pont de la Caille que tous les services de l’État étaient exemptés de péage.

En 1861, des réparations sont nécessaires à la suite d’un violent orage et 8 ans plus tard, on cesse de percevoir un péage pour l’utilisation du pont. Après le rattachement de la Savoie à la France, l’État racheta ce péage qui fut supprimé en 1869. Ce même rattachement fit des Usses la frontière de la grande zone franche avec Genève. Le Pont de la Caille devint alors un poste de douane et les habitants de Cruseilles et d’Allonzier s’adonnèrent à une active contrebande. La douane resta au pont jusqu’en 1923 quand l’étendue de la zone fut réduite à ses dimensions actuelles.

Bains de la Caille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bains de la Caille.
Exsurgence de l'une des sources sulfureuses.

Auparavant dit « Bains Cherpier », ces bains sont issus de deux sources sulfureuses qui jaillissent au fond de la vallée des Usses, en aval du pont Charles-Albert.

Le château d'Allonzier[modifier | modifier le code]

Situé dans le vieux bourg d'Allonzier, cette ancienne maison forte encore habitée fut l’ancienne résidence des nobles Fabri d’Allonzier puis des nobles d’Angeville jusqu’en 1765. Le château également appelé "Le Château" d'Allonzier juxtaposait l'hôtel "Le manoir" aujourd'hui réaménagé en plusieurs appartements.

Les ruines du Château Vieux[modifier | modifier le code]

Situé entre la rivière des Usses et le ruisseau de Mounant. C’était un château de Templiers à donjon carré datant de 1100. Il fut habité par les De Reydet de la Vulpillière jusqu’en 1768. Une fenêtre à meneaux du château a été réemployée dans une maison d’Avregny.

Le puits du curé[modifier | modifier le code]

Situé sur l’emplacement de l’église d'Avregny les portes délabrées, le bénitier et les fonts baptismaux sont actuellement dans l’église de la Combe-de-Sillingy

L'Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Situé au chef-lieu d’Allonzier, l'église dédiée à Saint-Martin est d’origine très ancienne (Monseigneur Jean de Bertrand en est le curé en 1411), détruite par un incendie en 1660, fut reconstruite entre 1829 et 1841[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. IMH : Inscrit Monument Historique - SI : Site Inscrit
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. [PDF] Paroisse de Cruseilles : Sainte-Croix en pays de Cruseilles, « Église Saint-Martin d'Allonzier-la-Caille », sur www.diocese-annecy.fr,‎ août 2012 (consulté en juillet 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Dominique Bouverat, La seigneurie, les châteaux et l'hôpital de Vulpillières, Mémoires et documents publiés par l'Académie Salésienne, 2007, t. 114, pp. 163-188.

Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, éditions Horvath.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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