Allen Stanford

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Allen Stanford

Sir Robert Allen Stanford[1] (né le 24 mars 1950) est un financier, philanthrope[2],[3] et sponsor de sports professionnels qui a été accusé de fraudes[4],[5]. Il est surnommé par la presse de « petit Madoff », en référence à l'escroquerie de Bernard Madoff sous la forme d'une « chaîne de Ponzi »[6]. Il est le propriétaire et président de la société privée Stanford Financial Group of Companies. Stanford détient une double citoyenneté, américaine et celle d'Antigua-et-Barbuda. Il est le premier Américain à avoir été fait chevalier du Commonwealth[7].

Fraude[modifier | modifier le code]

Au début de 2009, Stanford a subi différentes enquêtes pour fraude. Le 17 février 2009, il a été accusé par la Securities and Exchange Commission (SEC) de fraudes et de multiples violations de lois américaines sur les transactions financières : des « fraudes monstres ayant cours »[trad 1] portant sur environ 8 milliards USD en certificats de dépôt[4],[5]. Le FBI a fouillé trois des bureaux de la société de Stanford[8]. Le 27 février 2009, la SEC a modifié sa plainte pour indiquer qu'il s'agissait plutôt d'une possible « chaîne de Ponzi monstre »[trad 2],[9]. Le FBI l'a arrêté le 18 juin 2009[10],[11]. Le 6 mars 2012, il est reconnu coupable d'une escroquerie de 7 milliards de dollars, avec une condamnation de cinq ans de prison[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « massive ongoing fraud »
  2. (en) « massive Ponzi scheme »

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Anderson Alderson, « Sir Allen Stanford: how the small-town Texas boy evaded scrutiny to become a big-time 'fraudster' », The Daily Telegraph,‎ 21 février 2009 (lire en ligne).
  2. (en) Marina Hyde, « Thanks for the philanthropy, billionaires. Now pay your tax », The Guardian,‎ 21 février 2009 (lire en ligne).
  3. (en) Chris Boutet, « Texas business magnate Allen Stanford facing $8B fraud charge », The National Post,‎ 17 février 2009 (lire en ligne).
  4. a et b (en) Personnel de rédaction, « Stanford, aides failed to appear for testimony: U.S. », Reuters,‎ 17 février 2009 (lire en ligne).
  5. a et b Coordonnées de la poursuite judiciaire établie aux États-Unis.
    • opposants : Securities and Exchange Commission, Plaintiff v. Stanford International Bank Ltd., Stanford Group Company, Stanford Capital Management LLC, R. Allen Stanford, James M. Davis, Laura Pendergest-Holt, Defendants
    • opinion : case no. 3:09-cv-00298-L
    • cour : U.S. District Court for the Northern District of Texas (Dallas)
    • url : sec.gov
  6. a et b AFP, « Allen Stanford coupable d'escroquerie », Le Monde,‎ 8 mars 2012
  7. (en) Simon Wilde, « Allen Stanford, England’s saviour; The billionaire behind plans for a new Twenty20 English Premier League has a history of seeing plans through to fruition », The Sunday Times,‎ 27 avril 2008 (lire en ligne).
  8. (en) Brian Ross, Joseph Rhee et Justin Rood, « Manhunt: Accused Financier Scammer Stanford Missing, Authorities say Investor Losses Could Rival Madoff Scandal », ABC News,‎ 18 février 2009 (lire en ligne)
  9. (en) Reuters, « U.S. charges Stanford with massive Ponzi scheme », Thomson Reuters,‎ 27 février 2009 (lire en ligne).
  10. (en) Bloomberg News, « Billionaire Financier Stanford Surrenders to FBI », The Washington Post,‎ 19 juin 2009 (lire en ligne).
  11. (en) Reuters, « États-Unis - Allen Stanford accusé d'une fraude de 7 milliards », Le Devoir,‎ 20 juin 2009 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]