Allamanda cathartica

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Allamanda cathartica est un arbuste grimpant de la famille des Apocynaceae, originaire d'Amérique du Sud tropicale et largement cultivé pour l'ornement dans les zones tropicales.

Aux Antilles françaises, il est connu sous le nom d'allamanda jaune ou de liane à lait. A La Réunion, outre le terme allamanda, coupe-trompette d'or et monette sont aussi employés.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un arbuste[1] développant de longs rameaux glabres, violacé pourpre, grimpant dans les arbres. Toutes les parties contiennent un latex blanc.

Les feuilles persistantes sont verticillées par 3 ou 4. Elles sont lancéolées à obovées et font jusqu'à 20 cm de long.

La corolle en entonnoir est d'un jaune vif très lumineux, avec un tube de 2-5 cm, non renflé à la base. Les 5 lobes arrondis et réfléchis sont imbriqués dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

L'allamanda fleurit toute l'année.

Le fruit est une capsule épineuse, zoochorique. Il n'apparait qu'en milieu très chaud.

Écologie[modifier | modifier le code]

Cet arbuste est originaire du Brésil et des Guyanes. Il pousse dans les milieux très ensoleillés et humides.

C'est une plante ornementale cultivée dans tous les pays tropicaux.

Composition[modifier | modifier le code]

Toute la plante contient un latex blanc caustique.

Les feuilles[2] contiennent des triterpènes estérifiés, de la pluméricine, de l'isopluméricine, de l'acide ursolique, de la β-amyrine et du β-sitostérol. Les racines contiennent des lactones d'iridoïdes (l'allamandine, allamandicine et allandine) et des lactones triterpéniques (fluvoplumeirine, pluméricine etc.). La fleur contient des flavonoïdes (quercétine et kaempférol).

Rameau avec feuilles verticillées par 4

Utilisations[modifier | modifier le code]

Culture ornementale[modifier | modifier le code]

L'Allamanda est une plante à croissance vigoureuse pouvant atteindre plusieurs mètres. Elle sert à former des haies spectaculaires, colorées de superbes fleurs jaune vif.

L'odeur qu'elle dégage est fruitée et délicate. La plante ne tolère pas l'ombre, le gel, ni les sols sales ou alcalins. Hormis ces restrictions, c'est une plante robuste qui poussera rapidement dans les conditions appropriées. Taillée, elle reprend encore davantage de vigueur.

L'Allamanda est désormais répandue sous toutes les zones tropicales du globe. Elle est souvent aperçue le long des routes ou utilisée pour couvrir des surfaces au sol ou encore des murs. Dans certaines zones, elle est même considérée comme plante envahissante et nuisible (par exemple dans l'état du Queensland en Australie).

Entretien : Beaucoup de lumière, arrosage fréquent (2 à 3 fois par semaine) à l'eau non calcaire. Éventuellement vaporiser le feuillage durant la saison chaude et apporter un engrais tous les 15 jours. Dans les zones tempérées, l'hiver, protéger du gel, réduire les fréquences d'arrosage et tailler avant le retour de la saison chaude.

Usages médicinaux[modifier | modifier le code]

En Colombie, le latex était employé comme émétique et vermifuge. A Cuba, l'infusion des feuilles servait d'émétique et de purgatif.

Toute la plante est photodynamisante[3] ; elle provoque des irritations cutanées et est caustique pour les yeux. L'ingestion provoque nausées, vomissements et sécheresse de la bouche.

L'extrait de racines et de feuilles provoque une hypotension chez le chat. L'allamandine manifeste une activité antileucémique[2].

L'extrait aqueux d'Allamanda facilite la cicatrisation des plaies[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Fournet, Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et de Martinique, Gondwana editions, Cirad,‎ 2002 (ISBN 2-87614-489-1 (Cirad, Tome 1). - 2-87614-492-1 (Cirad, Tome 2).)
  2. a et b (en) M. Daniel, Medicinal Plants, Chemistry and Properties, Science Publishers,‎ 2005, 266 p.
  3. D. Ansel, JJ Darnault, JL Longuefosse, C. Jeannet, Plantes toxiques des Antilles, Editions Exbrayat,‎ 1989
  4. (en) Shivananda Nayak, Poorna Nalabothu, Steve Sandiford, Vidyasagar Bhogadi and Andrew Adogwa, « Evaluation of wound healing activity of Allamanda cathartica. L. and Laurus nobilis. L. extracts on rats », Complementary and Alternative Medicine, vol. 6,‎ 2006

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Galerie[modifier | modifier le code]

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Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Orelia grandiflora Aubl. (1775) nv.
  • Allamanda grandiflora (Aubl.) Lam. (1798) nv.
  • Echites salicifolius Willd. ex Roem. & Schult. (1819)
  • Allamanda aubletii Pohl (1827)
  • Allamanda linnaei Pohl (1827)
  • Allamanda latifolia C.Presl (1845)
  • Allamanda schottii Hook. (1848) nv.
  • Allamanda hendersonii W.Bull ex Dombr. (1866)
  • Allamanda wardleyana Lebas (1877)
  • Allamanda williamsii auct. (1891)
  • Echites verticillatus Sessé & Moc. (1893)

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