Louis Aliot

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Louis Aliot
Louis Aliot, à Perpignan, en mars 2008.
Louis Aliot, à Perpignan, en mars 2008.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le 1er juillet 2014
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Vice-président du Front national
En fonction depuis le 16 janvier 2011
En tandem avec Alain Jamet
Marie-Christine Arnautu
Florian Philippot
Jean-François Jalkh
Conseiller régional de Languedoc-Roussillon
En fonction depuis le 26 mars 2010
Élection 21 mars 2010
Conseiller municipal de Perpignan
16 mars 2008, 30 mars 20145 juillet 2009
Élection 16 mars 2008
Secrétaire général du Front national
11 octobre 20052 mai 2010
Prédécesseur Carl Lang
Successeur Jean-François Jalkh
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
16 mars 199821 mars 2010
Élection 15 mars 1998
Réélection 28 mars 2004
Biographie
Date de naissance 4 septembre 1969 (45 ans)
Lieu de naissance Toulouse (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Front national
Conjoint Marine Le Pen
Diplômé de Université Toulouse 1 Capitole
Profession Avocat
Religion Catholique

Louis Aliot, né le 4 septembre 1969 à Toulouse (Haute-Garonne)[1], est un homme politique français, conseiller régional de Languedoc-Roussillon et vice-président du Front national chargé de la formation et des manifestations. Secrétaire général de ce parti de 2005 à 2010, puis vice-président chargé du projet de 2011 à 2012, il est l'assistant parlementaire en circonscription (dans le Nord-Ouest)[2] et le compagnon de Marine Le Pen[3] depuis 2009[4].

Il a également été chargé d’enseignement en droit constitutionnel et droit public à l’université Toulouse 1 Capitole de 1998 à 2005[5],[6]. Il exerce depuis mai 2010 la profession d'avocat, parallèlement à ses activités politiques. Par ailleurs, il est élu député européen de la circonscription Sud Ouest en 2014[7].

Origine, formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Louis Aliot est né d’un père originaire d'Ax-les-Thermes en Ariège et d'une mère rapatriée d'Algérie du quartier de Bab El-Oued à Alger, issue d'une famille ayant basculé de la gauche vers la droite nationaliste dans une période difficile marquée par la guerre d'Algérie et le rapatriement. Le sociologue Sylvain Crépon souligne que « le fait d'être né d'une mère pied-noire et d'un père mobilisé pendant la guerre d'Algérie l'a rendu très sensible au sort des rapatriés et de leurs descendants, aux liens que la France entretient avec ses anciennes colonies et au phénomène de l'immigration qui en est issue. Autant de thématiques selon lui indissociables[8] » et relève qu'« il n'a par ailleurs pas hésité à faire ovationner Bastien-Thiry en meeting, membre de l'OAS et organisateur de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle[9]. »

Son père et son grand-père paternel étaient tous deux plâtriers[10]. Le père de sa mère était un Juif d'Algérie, originaire de Médéa[11], qui fut naturalisé français par le décret Crémieux de 1870[12],[13]. Sylvain Crépon relève à ce propos qu'« Aliot ne manque également jamais de préciser que son grand-père maternel était juif, ce qui lui aurait valu quelques attaques fielleuses sur des sites Internet d'extrême droite. Une manière de signifier qu'il incarne ce Front national nouveau qui a tourné le dos à l'antisémitisme. Pour autant, lorsqu'il aborde le sujet, on retrouve quelques tics de langage caractéristiques, et sans doute inconscients [...] Exception faite de sa famille, le dirigeant frontiste semble associer l'appartenance à une identité culturelle minoritaire avec l'appartenance quasi automatique à des groupes de pression[14]. »

Il affirme par ailleurs que sa grand-mère maternelle s'occupait des archives du Parti communiste français à Bab El-Oued[15]. Lors de l'élection présidentielle de 1965, ses parents participent à la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, et en 1974 ils votent pour Jean-Marie Le Pen qui recueille alors 0,75 % des voix[12].

Il suit ses études secondaires au collège d'Ax-les-Thermes en section ski-études puis tennis-études. C'est un amateur de rugby à XV, sport qu’il a pratiqué pendant plus de dix ans, notamment au poste de troisième ligne du club de Tarascon-sur-Ariège[15]. Il effectue ses études supérieures à Toulouse et obtient en 1997 un DEA de science politique puis le 18 juin 2002, un doctorat en droit public. Le jury de sa thèse était présidé par Jean Foyer, ancien ministre de la Justice du général de Gaulle ; elle s'intitulait Les effets institutionnels et politiques de l'élection du président de la République au suffrage universel direct[16] et était dirigée par le professeur de droit public Jean-Marie Crouzatier[15]. Elle fut l'objet en 2003 d'une publication aux Éditions François-Xavier de Guibert[17]. De 1998 à 2005, Louis Aliot est chargé d’enseignement à l'université de Toulouse I en droit public. Le Conseil national des universités le refuse comme enseignant, décision que Jean-Marie Crouzatier explique par des « raisons politiques »[18]. En 2010, il entame les démarches pour devenir avocat, et se fait à cette occasion parrainer par Serge Didier et Jean-Marie Crouzatier, et recommander par Roland Dumas[19],[20]. Il prête serment comme avocat au barreau de Paris le 5 mai 2010[20], et installe peu après son cabinet à Perpignan[18].

Louis Aliot est divorcé et a deux enfants[18]. Il est le compagnon de Marine Le Pen depuis 2009[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Alors étudiant à l'université de Toulouse, il semble avoir créé une antenne du syndicat Renouveau étudiant[21]. En 1986, il participe à des réunions en faveur de Jacques Chirac[12]. Lors de la première cohabitation, écœuré par ce qu’il considère alors comme les reniements de la droite chiraquienne et le cynisme de la gauche mitterrandienne, il observe avec attention le parcours du groupe parlementaire du Front national et de son chef[22]. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1988, sa mère, qui deviendra dans les années 2000 secrétaire départemental du Front national de l'Ariège[23], l'emmène à un meeting de Jean-Marie Le Pen[12]. Louis Aliot expliquera ce qui l’a décidé à s’engager un soir de 1988 : « À Lavelanet, dans mon département, lors d’un meeting de Jean-Marie Le Pen, j’ai croisé la haine : celle de la gauche "humaniste", "tolérante" et "progressiste" qui braillait dans la rue, le poing levé en chantant L'Internationale »[22]. Il indique avoir voté lors de cette élection présidentielle Jean-Marie Le Pen au premier tour et Jacques Chirac au second[15].

Ascension au Front national[modifier | modifier le code]

Depuis l'affaire de Carpentras en 1990, il adhère au Front national et termine l'année suivante major de l'université d'été du Front national de la jeunesse (FNJ) qui rassemble alors environ deux cents militants, ce qui le conduira par la suite à être formateur au sein du FNJ et proche collaborateur de son directeur national, Samuel Maréchal[24]. Il participe à sa première élection sous les couleurs du FN à l'occasion des élections cantonales de 1992 où il se présente dans le canton de Vicdessos en Ariège[15]. En 1998, il est élu conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Haute-Garonne. La même année, lors de la scission mégrétiste, il adresse une lettre aux adhérents du FN de Haute-Garonne leur enjoignant de rester fidèles à Jean-Marie Le Pen[10]. Peu après, lorsque ce dernier cherche un nouveau directeur de cabinet, Samuel Maréchal lui recommande Louis Aliot ; celui-ci accepte le poste en janvier 1999, mais le quitte en septembre 2000 afin de terminer sa thèse de doctorat à Toulouse[25].

En mai 2001, Jean-Marie Le Pen le nomme coordinateur de la campagne présidentielle aux côtés de Bruno Gollnisch. Il participe à l'écriture de ses discours[15] et sera à l'origine d’un des axes fondamentaux de la campagne de 2002 : « La République référendaire », ainsi que d’un projet sur le codéveloppement avec l'Afrique. Le lendemain du premier tour, il prend en charge la « cellule présidentielle », poste qui l'amène à préparer l'arrivée de Jean-Marie Le Pen à l'Élysée dans l'éventualité d'une victoire[15]. À cette époque, il est aussi membre de l'Alliance pour la souveraineté de la France qui rassemble diverses personnalités souverainistes[15]. À partir de juin 2002, il rédige chaque semaine un billet politique dans National-Hebdo qui fait l’objet en 2005, sous forme de recueil, d’une publication intitulée Mes billets pour la France. Dans le même temps, il occupe le poste de secrétaire général de l'association Générations Le Pen, alors présidée par Marine Le Pen, et destinée à mettre en œuvre la « dédiabolisation » du parti. Après l'élection de cette dernière au Parlement européen en 2004, il devient son assistant parlementaire.

En 2005, il est nommé secrétaire général du Front national, succédant à Carl Lang, ce qui est vécu comme la montée en puissance de Marine Le Pen au sein de l'appareil du parti. À ce poste stratégique, il écarte les cadres les plus radicaux[12]. Ses opposants au sein du FN parlent de « purge » et le surnomment « Loulou la purge ». Certains d'entre eux l'accusent d'être au service du « lobby sioniste »[12]. D'après le journaliste Joseph Beauregard et l'universitaire Nicolas Lebourg, Louis Aliot assure qu'entre la scission mégrétiste de 1998 et l'année 2011, les radicaux sont passés de 50 % à 5 % des cadres du FN[12].

Lors des élections européennes de 2009, le Front national lui confie la tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest, ce qui sera à l'origine du départ de Jean-Claude Martinez du parti[26]. Lors de la campagne, il se fait remarquer en placardant des affiches où figure sur un fond rose le portrait de Jean Jaurès surmontant l'inscription « Jaurès aurait voté Front national »[27]. Il explique alors que le FN est « la seule formation politique en France à défendre les valeurs de justice sociale et d'humanisme[27]. » Obtenant 5,94 % des voix, il ne parvient pas à se faire élire député européen[28]. Par ailleurs, il devient assistant parlementaire en circonscription de Marine Le Pen, élue députée européenne dans la circonscription Nord-Ouest[29].

En 2008, il fonde avec Jacques Vassieux le site d'information Nations Presse Info, et en décembre 2009 le magazine Nations Presse Magazine.[réf. nécessaire]

Le 2 mai 2010, il quitte son poste de secrétaire général afin de soutenir la candidature de Marine Le Pen à la tête du parti et est remplacé par Jean-François Jalkh[30]. Lors du congrès de Tours de janvier 2011, il arrive en tête du vote des adhérents à l'élection du comité central du Front national[10]. Marine Le Pen le nomme vice-président du Front national chargé du projet[31]. Le 12 juillet 2012, il devient vice-président du FN chargé de la formation et des manifestations, et non plus du projet[32].

Implantation locale[modifier | modifier le code]

Localement, après la présidentielle de 2002, il est envoyé à Perpignan pour relancer le FN dans une fédération difficile. Il est ainsi candidat aux élections législatives dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales mais sera contraint en septembre 2003 de démissionner de son poste de secrétaire départemental pour mener la liste régionale du parti en Midi-Pyrénées à la suite de la défection de Bernard Antony. Il assure alors dans le même temps la direction des campagnes régionales et européennes en Île-de-France, partageant son temps entre la région Midi-Pyrénées et Paris. Sa liste aux régionales obtient le score de 12 % au second tour, améliorant ainsi son score du premier tour, tant en voix qu’en pourcentage. Ce score lui permet donc d'être réélu au conseil régional de Midi-Pyrénées.

Aux élections municipales de mars 2008, il prend la tête de la liste intitulée « Perpignan, ville libre » et obtient 12,28 % au premier tour et 10,42 % au second, faisant ainsi revenir le Front national au conseil municipal de Perpignan. Lors des élections régionales de 2010, il figure en première position de la section Pyrénées-Orientales sur la liste FN conduite par France Jamet[33]. Ayant obtenu dans ce département 13,64 % au premier tour et 19,99 % au second, il est élu au conseil régional de Languedoc-Roussillon[34]. Lors des élections cantonales de 2011 dans les Pyrénées-Orientales, il se présente dans le canton de Perpignan-9 où malgré une large avance au premier tour sur son adversaire socialiste Toussainte Calabrèse (34,61 % contre 18,02 %), il ne parvient pas à remporter le duel du second tour (46,24 %)[35].

Le 13 février 2013, il annonce officiellement qu'il sera la tête de liste du Front national aux élections municipales de 2014 à Perpignan[36]. À Perpignan, le vice-président du Front national, Louis Aliot, n'a pas réussi son pari. Sorti en tête du premier tour avec 34,20 % des voix, le Toulousain n'a pas transformé l'essai au second face au maire sortant UMP, Jean-Marc Pujol, qui l'a emporté avec 55,11 % des suffrages, dimanche 30 mars. devient conseiller municipal opposition.

Campagnes présidentielle et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Louis Aliot (au premier plan), le 19 novembre 2011 à Paris.

En septembre 2010, Louis Aliot est à l'origine de la création du club Idées nations qui fait office de think-tank du Front national, chargé de fournir une expertise technique à Marine Le Pen et de développer de nouvelles idées, notamment pour la campagne de l'élection présidentielle de 2012[37],[38].

Dans le cadre de cette campagne présidentielle, il est nommé directeur opérationnel de campagne de Marine Le Pen, chargé du « pôle rassemblement national »[39], et est l'un de ses cinq porte-parole[4],[40]. Les 12 et 13 décembre 2011, il se rend en Israël dans le cadre d'un déplacement qui n'a pas été annoncé préalablement[41]. Il s'agit selon ses déclarations de rencontrer des députés israéliens, ou des élus locaux, issus de différents partis, afin de « nouer un dialogue avec eux »[41],[42]. Au cours du voyage, il rencontre des Français installés en Israël, et présente Michel Thooris, qui l'accompagne, le candidat investi par le Front national pour les élections législatives de 2012 dans la huitième circonscription des Français établis hors de France[42],[43]. Il se rend également dans deux colonies israéliennes de Cisjordanie : Shilo et Eli[43]. Par ailleurs, lors de la campagne, il se fait remarquer par ses propos dans l'émission télévisée Mots croisés au cours de laquelle il indique que le programme de Marine Le Pen comprend le non remboursement de « l'IVG non thérapeutique » qu'il désigne également sous le nom d'« IVG de confort »[44],[45],[46].

Le 3 mai 2012, il est nommé porte-parole du Front national pour les élections législatives de 2012 en tandem avec Florian Philippot[47]. Se présentant dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales, il réunit au premier tour 24,13 % des suffrages exprimés, derrière le député UMP sortant Daniel Mach (28,19 %) et le candidat DVG Jacques Cresta (24,62 %)[48]. Lors de la « triangulaire » du second tour, il termine troisième avec 23,24 % des voix derrière Jacques Cresta (42,95 %) qui est élu, et Daniel Mach (33,82 %)[48].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Pour Sylvain Crépon, « bien qu'issu d'une famille engagée à l'extrême droite dès avant sa naissance, Aliot ne se reconnaît aucun héritage idéologique précis, si ce n'est celui qu'il a acquis au Front national, ou bien auprès de sa famille et qui est lié au sort des pieds-noirs […]. En dépit de sa trajectoire universitaire, Louis Aliot est emblématique de ces militants frontistes d'origine populaire, encartés très jeunes, et pour qui le FN a tenu lieu de principale matrice idéologique, voire intellectuelle. C'est en son sein qu'ils ont acquis une culture et un savoir-faire politiques, qu'ils se sont forgé une vision du monde. Et surtout, très tôt désignés candidats à des élections locales, qu'ils ont pu bénéficier d'une reconnaissance militante et d'une visibilité publique aussi grisantes qu'inespérées [...] Il est dès lors évident que la reconnaissance et le dévouement de ces « illégitimes » de la politique envers le parti risquent fort de s'avérer entier[49]. »

Louis Aliot fait partie de l'aile modérée du Front national[38]. Il se situe sur une ligne républicaine, souverainiste, anti-communautariste et laïque. Le combat contre les communautarismes doit selon lui permettre de maintenir le lien social[12]. Il met ainsi en garde contre les dangers que constitue selon lui la tentation régionaliste[50]. Concernant l'immigration, il pense que « la France, ancien empire, doit intégrer des étrangers non-européens » à la condition qu'ils « respectent nos valeurs et restent minoritaires »[38]. Sur le plan institutionnel, il axe ses idées autour du recours accru au référendum, parlant de « république référendaire », qui permettrait selon lui de surmonter les « blocages internes, syndicaux, internationaux »[38].

Il se déclare « beaucoup plus proche de Jean-Pierre Chevènement que d'une partie de l'UMP », dénonçant la « droite molle acquise à l'ultralibéralisme »[18].

Condamnation pour diffamation[modifier | modifier le code]

Ayant accusé un ancien membre du Front national, Christian Baeckeroot, d'avoir insulté Roger Holeindre, membre du FN, il est attaqué en justice pour diffamation et condamné à 500 euros d'amende avec sursis, à payer 500 euros à Christian Baeckeroot au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale et, solidairement avec Marine Le Pen (qui avait repris les accusations de Louis Aliot), à lui verser 1 000 euros. Louis Aliot et Marine Le Pen ont fait appel ; leur peine a été aggravée : notamment, les dommages et intérêts sont passés à 5 000 euros[51].

Recrutement par sa conjointe[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen et Louis Aliot se sont fait critiquer[52],[53] pour l'embauche de Louis Aliot comme assistant parlementaire en circonscription dans le Nord-Ouest (alors qu'il était par ailleurs élu local à Perpignan). Louis Aliot percevait 5006 euros par mois pour un mi-temps[2].

Le Parlement européen interdit de salarier des conjoints de députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux[54][réf. insuffisante]. Marine Le Pen refusant de considérer Louis Aliot comme un « conjoint » ou « partenaire stable non matrimonial »[2], a procédé à ce recrutement en juillet 2011, malgré les interrogations des services du Parlement européen[2].

Synthèse des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au Front national[modifier | modifier le code]

  • 1990 : adhésion en Ariège ;
  • 1991 : major de l’université d’été du Front national de la jeunesse (FNJ) ;
  • 1997–1998 : délégué régional du Front national de la jeunesse en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ;
  • janvier 1999 - septembre 2000 : directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen ;
  • 1999 - 2000 : secrétaire départemental de Haute-Garonne ;
  • 2000 : première élection au comité central ;
  • avril 2001 - mai 2002 : coordinateur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen ;
  • 2002 – 2004 : secrétaire départemental des Pyrénées-Orientales ;
  • juin 2002 - mars 2010 : membre du cabinet de Jean-Marie Le Pen ;
  • avril 2003 : réélection au comité central ;
  • avril 2003 - mai 2010 : membre du bureau politique et membre de la commission d’investiture ;
  • juillet 2003 : secrétaire régional de Midi-Pyrénées ;
  • mars 2004 - mars 2010 : président du groupe Front national au conseil régional de Midi-Pyrénées ;
  • 11 octobre 2005 - 2 mai 2010 : secrétaire général ;
  • 2009 : tête de liste aux élections européennes dans la circonscription Sud-Ouest ;
  • depuis le 16 janvier 2011 : vice-président chargé du projet ;
  • octobre 2011-avril 2012 : directeur opérationnel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen ;
  • mai-juin 2012 : porte-parole du Front national pour les législatives.
Autres 
  • Ancien secrétaire général de Générations Le Pen ;
  • Ancien secrétaire administratif du Cercle national des rapatriés (CNR) ;
  • Assistant parlementaire de Marine Le Pen[55].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • 16 mars 1998 - 21 mars 2010 : conseiller régional de Midi-Pyrénées ;
  • 16 mars 2008 - 5 juillet 2009 : conseiller municipal de Perpignan ;
  • depuis le 26 mars 2010 : conseiller régional de Languedoc-Roussillon
  • Depuis 2014  : conseiller municipal de Perpignan

Publications[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

  • 2003 : L'élection du président de la Cinquième République au suffrage universel direct (préf. Jean-Marie Crouzatier), Guibert, coll. « Combats pour la liberté de l'esprit »,‎ 2003, 336 p. (ISBN 9782868398376)
  • 2003 : article dans la Revue du droit public - N°1 consacré aux présidents français et à l’Europe sous la Cinquième République ;
  • 2003 : article dans la revue juridique Les Annonces de la Seine - n°24 consacré au droit de la décentralisation et plus précisément à « la régionalisation des transports ferroviaires ».

Politique[modifier | modifier le code]

  • Mes billets pour la France, éditions Refondation nationale, 2005.
  • Des Présidents contre le France, éditions Club idées & Nation, 2014, préface de Gilbert Collard.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Louis Aliot devient secrétaire-général de la présidence[56].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview dans l'émission Les Grandes Gueules, RMC, 29 mars 2011.
  2. a, b, c et d Marine le Pen en plein conflit d'intérêts au Parlement européen, Ludovic Lalmant et Marine Turchi, Mediapart, 16 juillet 2013
  3. http://www.marianne2.fr/Quand-Paris-Match-remaquille-Marine-Le-Pen_a199294.html
  4. a, b et c Olivier Beaumont, « Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen », Le Parisien, 9 décembre 2011.
  5. Biographie sur le site du Front national
  6. L'archipel contre-attaque
  7. http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/05/25/sud-ouest-louis-aliot-fn-en-tete-avec-23_4425550_823448.html
  8. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 866 sur 5611.
  9. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 872 sur 5611.
  10. a, b et c Denis Tugdual, « Politique : “M. Marine Le Pen” », France-Soir, 26 janvier 2011.
  11. Saïd Mahrane, « Marine Le Pen fait la cour aux juifs », Le Point, 3 décembre 2011. Consulté le 3 décembre 2011.
  12. a, b, c, d, e, f, g et h Joseph Beauregard, Nicolas Lebourg, « Les numéros deux du FN (4/4) : Louis Aliot, le mariniste », Le Monde Magazine, 31 juillet 2011.
  13. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine le Pen, Grasset & Fasquelle, 2011, p.323
  14. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 874 sur 5611.
  15. a, b, c, d, e, f, g et h Stéphane Thépot, « Le bras droit de Le Pen enseigne à l'université de Toulouse », Tout Toulouse, no 78,‎ 7 mai 2002 (lire en ligne)
  16. Louis Aliot, Les effets institutionnels et politiques de l'élection du président de la République au suffrage universel direct, Toulouse, Université de Toulouse I (thèse de doctorat en Droit public), juin 2002
  17. Louis Aliot (préf. Jean-Marie Crouzatier), L'élection du président de la Cinquième République au suffrage universel direct, Guibert, coll. « Combats pour la liberté de l'esprit »,‎ 2003, 336 p. (ISBN 9782868398376)
  18. a, b, c et d Michel Henry, « Dans la famille FN, le gendre », Libération,‎ 20 avril 2011 (lire en ligne)
  19. Abel Mestre, Caroline Monnot, « Quand Roland Dumas "recommande" Louis Aliot », Droite(s) extrême(s), 2 mai 2010. Consulté le 5 mars 2012.
  20. a et b « Roland Dumas recommande un élu FN », AFP, sur lefigaro.fr, le site du Figaro, 6 mai 2010. Consulté le 5 mars 2012.
  21. [vidéo] Interview de Louis Aliot dans Le monde vu par... sur France Ô le 17 novembre 2013, 4e minute.
  22. a et b Propos recueillis par Jean Roberto, National Hebdo, octobre 2005 https://www.forumpatriote.org/viewtopic.php?t=18451&p=307154
  23. 09 - Ariège, site officiel du Front national. Consulté le 1er août 2011.
  24. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 888 sur 5611
  25. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 895 sur 5611
  26. « Carl Lang et Jean-Claude Martinez exclus du FN », Le Parisien, 17 novembre 2008. Consulté le 6 mars 2012.
  27. a et b « Quand le FN détourne Jean Jaurès », AFP, sur liberation.fr, le site de Libération, 26 mars 2009. Consulté le 6 mars 2012.
  28. Résultats des élections Européennes 2009 - Circonscription Sud-Ouest sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 6 mars 2012.
  29. « Marine Le Pen », sur http://www.europarl.europa.eu/, Parlement européen (consulté le 11 avril 2013)
  30. Ségolène Gros de Larquier, « Front national : Course à la présidence - Le camp de Marine Le Pen s'organise », Le Point,‎ 29 avril 2010 (consulté le 14 novembre 2010)
  31. « Gollnisch refuse le poste de vice-président du Front national », Libération avec AFP, 16 janvier 2011. Consulté le 4 mars 2012.
  32. AFP, « F. Philippot devient vice-président du FN », dans lefigaro.fr, 12 juillet 2012. Consulté le 12 juillet 2012.
  33. Candidats aux élections Régionales - Liste LFN conduite par Mme France Jamet sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 4 mars 2012.
  34. Résultat des élections régionales 2010 - Pyrénées-Orientales sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 4 mars 2012.
  35. Résultat des élections cantonales 2011 - Perpignan-9 sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 4 mars 2012.
  36. Fabrice Dubault, « Louis Aliot sera candidat à Perpignan pour les Municipales 2014 », sur http://languedoc-roussillon.france3.fr/, France 3 Languedoc-Roussillon,‎ 13 février 2013 (consulté le 29 juin 2013)
  37. Benoit Tessier, « Le FN se penche sur les "zones de non-droit" », Reuters, sur lexpress.fr, le site de L'Express, 15 juin 2011. Consulté le 4 mars 2012.
  38. a, b, c et d Dominique Albertini, « Louis Aliot, le gars de la Marine », JDD,‎ 12 mars 2011 (lire en ligne)
  39. Anne-Laëtitia Béraud, « Présidentielle 2012: Marine Le Pen dévoile son équipe de campagne, dirigée par un jeune énarque », 20 minutes, 6 octobre 2011.
  40. Présentation de l’équipe de campagne présidentielle, site de campagne de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2012. Consulté le 17 décembre 2011.
  41. a et b Guillaume Perrault, « Le numéro 2 du FN en Israël », Le Figaro, 13 décembre 2012.
  42. a et b Philippe Lesaffre, « Le FN cajole l'électorat juif », 14 décembre 2011.
  43. a et b Abel Mestre, Caroline Monnot, « En voyage en Israël, Louis Aliot est allé dans deux colonies », Droite(s) extrême(s),14 décembre 2011. Consulté le 17 décembre 2011.
  44. Paul Laubacher , « Avec "l'IVG de confort", le FN drague les catholiques », sur nouvelobs.com, 1er février 2012. Consulté le 6 juillet 2012.
  45. Lauren Provost, « Pascale Clark face à Louis Aliot : l'IVG de confort est une expression "dégueulasse" », Le Huffington Post, 7 mars 2012. Consulté le 6 juillet 2012.
  46. « Marine Le Pen déremboursera l'IVG si besoin », sur francetv.fr, le site de France Télévisions, 6 mars 2012. Consulté le 6 juillet 2012.
  47. « FN : Aliot et Philippot porte-parole », AFP, sur lefigaro.fr, le site du Figaro, 3 mai 2012. Consulté le 5 mai 2012.
  48. a et b Résultats des élections législatives 2012 - Pyrénées-Orientales (66) - 1re circonscription, sur interieur.gouv.fr, le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 6 juillet 2012.
  49. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 898 sur 5611
  50. Zineb Dryef, « FN : Louis Aliot, compagnon et boîte à idées de Marine Le Pen », Rue89, 15 janvier 2011. Consulté le 4 mars 2012.
  51. http://www.national-hebdo.net/DIFFAMATION-PEINES-AGGRAVEES-POUR
  52. Le vrai faux problème des collaborateurs familiaux, Cuisines de l'Assemblée
  53. Marine Le Pen généreuse avec Louis Aliot au Parlement européen, RTL, 16 juillet 2013
  54. Décision du bureau du Parlement européen
  55. Le Figaro, Le Pen s'explique sur l'embauche d'Aliot, 18 juillet 2013
  56. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]