Alima Boumediene-Thiery

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Alima Boumediene-Thiery
Fonctions
Parlementaire français
Sénatrice
2004 – 2011
Gouvernement Ve République
Groupe politique Apparentée SOC
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Résidence Paris

Alima Boumediene-Thiery est née le 24 juillet 1956. Elle a jadis été membre des Verts puis de Europe Écologie Les Verts. Elle participe depuis 2014 au mouvement Ensemble (mouvement politique).

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille maghrébine, Alima Boumediene-Thiery est née le à Argenteuil. Elle vit en banlieue parisienne. Se présentant elle-même comme une juriste internationale, elle possèderait de nombreux diplômes cumulatifs : DEA de droit public international et d’économie et société, DEA de socio-économie du développement, Doctorat de socio économie, DESS de droit administratif et DESS de politiques publiques locales[réf. nécessaire].

Malgré son ancrage territorial présumé auquel elle a souvent fait référence dans ses propres présentations biographiques, elle n'a jamais été élue lors d'un scrutin uninominal, mais uniquement sur des listes collectives (élections municipales, européennes et enfin sénatoriales).

Elle résume elle-même ainsi son parcours :

« Dès la fin des années 1970, j’ai commencé à m’investir particulièrement dans la vie associative concernant l’immigration en France puis en Europe, et ai été également responsable de diverses associations de Femmes et Solidarité. J’ai participé notamment à la marche contre le racisme et pour l’égalité des droits en 1983. Puis, à la Caravane de la Citoyenneté, pour le droit de vote en 1985. »

En 1995, elle est élue à Argenteuil, à l’occasion des élections municipales, sans étiquette politique, sur une liste de gauche plurielle. En 1998, elle rejoint le parti des Verts. De 1999 à mars 2004, elle est députée européenne.

Candidate aux élections européennes de juin 2004 sur la liste des Verts en Île-de-France en seconde position derrière Alain Lipietz, elle n'est pas élue. Le , elle est élue sénatrice (pour Les Verts) sur la liste d’union de la gauche de Paris.

Alima Boumediene-Thiery participe à une action de boycott des produits israéliens dans un supermarché de Montigny-lès-Cormeilles, le 30 juin 2010. Elle est mise en examen pour « incitation à la discrimination en raison de l'appartenance à une nation ». Elle reçoit de nombreux soutiens : celui de parlementaires algériens[1], celui de Juifs de l'UJFP[2], de l’A.M.F (Association de Marocains de France)[3]. Alima Boumediene-Thiery est la seule personnalité politique à s'être exprimée publiquement sur l'affaire Saïd Bourarach. Au titre d'ancienne sénatrice (EELV) Alima Boumediene-Thiéry avait demandé une inscription au barreau du Val-d'Oise qui lui a été refusée. Elle a fait un recours en justice contre ce refus[4].

Dans un choix constant qui a toujours été le sien, malgré son étiquette écologiste grâce à laquelle elle a jadis été élue, ses activités politiques et militantes ont très rarement porté sur les thématiques environnementales, mais plutôt et surtout sur les thématiques sociales, sur l'immigration et sur le conflit israélo-palestinien.

Parlement européen (1999-2004)[modifier | modifier le code]

Commission des libertés et des droits des citoyens, de la justice et des affaires intérieures (voir Justice et Affaires intérieures):

  • Libertés publiques,
  • Droits des citoyens,
  • Droits humains,
  • Elaboration de la Charte des droits fondamentaux,
  • Programme européen contre les discriminations.

Commission Développement et Coopération :

  • Rapport Nord/Sud : suivi des accords Euro Med, Afrique Caraïbes Pacifique,
  • Participation au forum méditerranéen et à la création à l’Assemblée Parlementaire Euro-Méditerranéen.

Délégation pour les relations avec le groupe Machrek et le Conseil législatif palestinien (vice-présidente) :

  • Suivi des accords d’associations (art. 2 : clause des droits et libertés démocratiques).

Outre ces activités, Alima Boumediene-Thiery a cherché à faire reconnaître une définition de la citoyenneté européenne donnant l’égalité des droits, dont les droits politiques, à tous les résidents d’Europe quelle que soit leur nationalité.

Sénat (2004 - 2011)[modifier | modifier le code]

Organismes parlementaires[modifier | modifier le code]

- Membre de la Commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale - Membre de la Commission des Affaires européennes - Vice-présidente du Groupe français de l'Union Interparlementaire (U.I.P.) - Membre titulaire du Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire - Vice-Présidente du Groupe d’Amitié France-Algérie - Membre des Groupe d’Amitié France-Maroc, France-Tunisie, France-Mauritanie, France-Liban, du groupe de contact France-Territoires palestiniens, France-Pays du Golf.

Initiatives législatives[modifier | modifier le code]

• Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur les carences du dispositif français d'évaluation des risques suicidaires en prison • Proposition de loi tendant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe • Proposition de loi tendant à aménager les conditions d'exercice de la parentalité • Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur les circonstances et les conséquences de la gestion du service public des forces de l'ordre depuis le 26 octobre 2005 • Proposition de résolution présentée en mars 2005 au nom de la délégation pour l'Union européenne en application de l'article 73 bis du Règlement sur les propositions de décision du Conseil relatives à la signature, à l'application provisoire et à la conclusion d'un protocole à l'accord euroméditerranéen entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la République tunisienne, d'autre part, • Proposition de loi tendant à permettre la reconnaissance et la production d'effets en France des partenariats et unions civiles enregistrés à l'étranger • Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur l'influence exercée par les entreprises semencières sur les parlementaires français • Proposition de loi constitutionnelle visant à compléter l'article 11 de la Constitution par un alinéa tendant à ce que la ratification d'un traité contenant des dispositions similaires à celles d'un traité rejeté fasse l'objet de consultation et soit soumise à référendum • Proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur les circonstances et les conséquences de la gestion de l'administration préfectorale à la suite de la circulaire du 13 juin 2006 • (art. 2 : clause des droits et libertés démocratiques).

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 26 mai 2011 elle écrit au ministre de l’Éducation, Luc Chatel, pour lui demander d’intervenir en faveur de son fils dont la demande de placement en internat dans un collège public sur Paris a été rejetée selon des « critères sociaux ». « Avis négatif de l’assistante sociale » regrette Alima Boumediene-Thiery dans son courrier où elle s’emploie à expliquer qu’une sénatrice, dans sa situation, a besoin de l’aide de l’État pour s’en sortir. « Je reverse chaque mois 1 200 euros au parti politique auquel j’appartiens, je paie également un crédit immobilier à hauteur de 1 500 euros (…) In fine, je dois vivre avec près de 2 000 euros ».

Le salaire net d’un sénateur s’élève à 5 400 euros par mois et Mme Thiery ne mentionne pas qu’elle bénéficie de 6 240 euros de frais de mandat non imposables, hors dépenses de taxis prises en charge par le Sénat[5],[6].

Candidate dissidente dans le Val-d'Oise, en congé d'Europe Écologie, elle est battue en obtenant 4 % des voix le 25 septembre 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Touche pas à ma Sénatrice !" : Des Parlementaires Algériens se mobilisent pour leur consœur Alima Boumediene-Thiery : alima-boumediene.org
  2. Lettre de Serge Grossvak, sur le site de l'UJFP : ujfp.org
  3. L’A.M.F (Association de Marocains de France) : Solidarité avec la sénatrice Alima Boumedienne-Thiery : alima-boumediene.org.
  4. Rue 89, 13/11/2012, Une ancienne sénatrice écartée du barreau pour son « militantisme efficace »
  5. Une sénatrice écologiste se plaint de sa "situation financière", lemonde.fr, 22 juillet 2011
  6. Voir article du Canard enchainé du 27 juillet 2011 intitulé 'Une sénatrice écolo et nécessiteuse'

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]