Aliko Dangote

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Aliko Dangote

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Aliko Dangote en 2011.

Naissance 10 avril 1957 (57 ans)
Kano (Nigeria)
Nationalité Drapeau du Nigeria Nigérian
Profession Homme d'affaire, PDG de Dangote Group
Formation
Étude de commerce (Université al-Azhar au Caire)
Ascendants
Mohammed Dangote (père)
Mariya Sanusi Dantata (mère)

Aliko Dangote, né le 10 avril 1957 à Kano, Nord du Nigeria, est un homme d'affaires nigérian d'origine Haoussa, considéré comme l'homme le plus riche d'Afrique[1]. La valorisation de ses parts dans ses quatre sociétés cotées en bourse s'élève à plus de 25 milliards de dollars, selon le classement 2014 des plus grosses fortunes du monde du magazine Forbes[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Aliko Dangoté débute dans le monde des affaires en 1977 avec un apport de 500 000 nairas et 3 camions de ciments provenant de son grand-père et d'un prêt remboursable sur deux ans.[réf. nécessaire]

Le ciment étant encore rare à l'époque dans le pays, son entreprise démarra donc très rapidement.

Développement d'un empire[modifier | modifier le code]

En 1980, Aliko Dangote s'installe à Lagos pour développer son entreprise. Le coup d'état de 1983 s'avère être une aubaine, la junte militaire ayant emprisonné tous les grands hommes d'affaires de la ville, libérant ainsi de vastes marchés. Il investit alors dans le sucre, l'importation de riz, et également dans une banque qui fera ensuite faillite.

À la fin des années 1980, inspiré par le modèle industriel brésilien, il se lance dans l'industrie. Son groupe construit une raffinerie de sucre et une usine d'emballage pour les pâtes alimentaires que le groupe importe au Nigéria.

En juillet 2007, Forbes publie qu'avec 1,5 milliard de dollars, Oprah Winfrey serait la personne "noire la plus riche du monde". Encore peu connu en dehors du Nigeria, Aliko Dangote a pris la parole publiquement pour déclarer qu'il était "bien, bien plus riche qu’Oprah Winfrey".

Au premier semestre 2007, Aliko Dangote a introduit deux de ses treize sociétés sur le NSE (Nigerian Stock Exchange, la bourse nigériane) et la valeur de ses parts dans celles-ci a été estimée par les analystes à 10 milliards de dollars. L’une des deux sociétés cotées, Dangote Cement, est devenue la plus grosse capitalisation boursière du Nigeria[réf. nécessaire]. La valorisation de ses participations place directement Dangote parmi les hommes les plus riches d’Afrique, sachant que 11 de ses sociétés demeurent non cotées en bourse.

En 2013, son groupe possède la plus grande usine de production de ciment subsaharienne, Obajana Cement Plant. Ses projets d’investissement atteignent 10 milliards de dollars dont une part est sur la construction de cimenteries en Afrique (Afrique du Sud, Zambie, Éthiopie, Sénégal, Mozambique et Cameroun)[3].

En 2013, avec un conglomérat de banques, l'homme d'affaires investit dans la construction d'une nouvelle raffinerie de pétrole d'une capacité de 400 000 barils par jour, pour un coût total de 8 milliards de dollars[réf. souhaitée].

En juin 2013, il est le premier homme d'affaires du continent noir à dépasser le cap des 20 milliards de dollars (15,3 milliards d'euros) de fortune[4].

En 2014, il est classé parmi les « 50 personnalités africaines les plus influentes dans le monde » selon le magazine Jeune Afrique[5].

Controverses politiques[modifier | modifier le code]

S’il n’est pas intéressé par la politique, Aliko Dangote y a néanmoins ses entrées au plus haut niveau. Comme Lakshmi Mittal en Angleterre, qui avait créé la polémique en faisant un don financier au parti de Tony Blair, Dangote a financé le parti d’Olusegun Obasanjo en 2003 (200 millions de nairas soit 1,16 million d'euros), et le projet de bibliothèque présidentielle.

Plus récemment, c’est le rachat de trois des quatre principales raffineries du pays, soupçonnées d’avoir été bradées par le pouvoir sortant qui a créé une polémique. Dangote et son ami Femi Odotela, avaient versé 721 millions de dollars pour les trois raffineries, mais se sont finalement retirés de la transaction. Selon les détracteurs de cette privatisation, l’attribution effectuée lorsque Obasanjo était encore au pouvoir, n’avait pas suivi un processus normal.

Notes et références[modifier | modifier le code]