Alice et le Chandelier

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Alice et le Chandelier
Auteur Caroline Quine
Genre Littérature d'enfance et de jeunesse
Version originale
Titre original The Sign of the Twisted Candles
Éditeur original Grosset & Dunlap
Collection Nancy Drew Mystery Stories
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine États-Unis
Lieu de parution original New-York
Date de parution originale 1933
Version française
Traducteur Hélène Commin
Lieu de parution Paris
Éditeur Hachette
Collection Bibliothèque verte
Date de parution 1956
Type de média Policier
Dessinateur Albert Chazelle
Couverture Albert Chazelle
Nombre de pages 254
Série Alice
Chronologie
Précédent Quand Alice rencontre Alice Alice et le Pigeon voyageur Suivant

Alice et le Chandelier (titre original : The Sign of the Twisted Candles, littéralement : Le Signe des chandelles torses) est le neuvième[1] roman de la série américaine Alice (Nancy Drew en version originale) écrit par Caroline Quine, nom de plume collectif de plusieurs auteurs. Les auteurs de ce roman sont Walter Karig (en) et Harriet Adams.

Aux États-Unis, le roman a été publié pour la première fois en 1933 par Grosset et Dunlap, New York. En France, il est paru pour la première fois en 1956 par Hachette dans la collection Bibliothèque verte sous le no 278.

Le titre suivant est Alice et le Pigeon voyageur.

Résumé[modifier | modifier le code]

Note : basé sur les éditions originales non abrégées parues dans la Bibliothèque verte de 1956 à 1969. Néanmoins les numéros de chapitres sont ceux des éditions de 1969, 1971, 1979 et 1984 (division en vingt chapitres). Par ailleurs les noms des personnages sont ceux des parutions jusqu'en 1969 ; divers noms ont été modifiés après cette date.

Le récit est structuré autour de deux parties de tailles à peu près semblables : la première partie concerne la présentation des personnages, qui pour la plupart « gravitent » autour du vieux Sidney et qui, pour certains d'entre eux, cherchent à spolier le vieux homme ; la seconde partie débute après la mort du vieux Sidney et concerne la protection des biens de Peggy Bell, désignée comme héritière par le défunt et qui risque de se faire spolier par divers autres personnages.

Première partie : présentation des personnages et présentation de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Au cours d'une promenade en voiture dans la campagne avec ses fidèles amies Bess et Marion, un violent orage éclate et noie le moteur de la voiture d'Alice. Les trois jeunes filles se réfugient dans une vieille auberge dont l'enseigne est Aux Bougies Torses[2].

Le propriétaire est un centenaire, Asa Sidney[3], qui se trouve être l'arrière grand-oncle de Bess et de Marion. Il vit reclus dans une tour de la propriété. L'auberge est tenue par les époux Frank et Clara Semitt[4], un couple antipathique. Leur fille adoptive, Peggy Bell, une adolescente douce et aimable, travaille comme serveuse à l'auberge. Alice et ses amies se rendent vite compte que les Semitt maltraitent psychologiquement Peggy et Asa. Le vieil homme demande à Alice de l'aide : il souhaiterait rencontrer un homme de loi pour modifier son testament. Alice est témoin du fait que le couple d'aubergistes vient de subtiliser un petit coffret (une sorte de cassette) appartenant sans aucun doute au centenaire. Elle suit l'aubergiste, qui cache la cassette sous un tas de bois. Hors de la vue des aubergistes, elle récupère la cassette et se rend en ville pour la remettre en sécurité. Elle est suivie par une voiture, mais parvient à semer son poursuivant. Elle remet la cassette à M. Hill, banquier de Briseville et ami de James Roy[5].

Après avoir fait face aux appétits financiers malsains des aubergistes, Alice doit contrecarrer les ambitions de Jacob Sidney, neveu du centenaire, ainsi que ceux de Peter Banks, fils de l'ex-épouse du centenaire. James Roy, père d'Alice, appelé par celle-ci, arrive à la propriété. Il se rend vite compte que les aubergistes ont menti au centenaire sur les revenus tirés de l'exploitation de la propriété. En dépit des obstacles présentés par le couple d'aubergistes, M. Roy a un long entretien avec le vieil homme. Pendant ce temps Peggy va voir Alice et lui explique que le centenaire lui a révélé l'existence d'une cachette, dans laquelle Peggy a découvert des diamants. Les deux jeunes filles font des recherches dans la maison, et Alice découvre une très belle boîte à musique ancienne. M. Roy quitte la propriété avec les dernières volontés du centenaire tandis qu'Alice reste à l'auberge. Le lendemain, on apprend la mort du vieillard durant la nuit[6].

Seconde partie : la protection de l'héritage du centenaire[modifier | modifier le code]

Les dernières volontés du défunt sont lues par James Roy devant Jacob, les aubergistes, Peter Banks, les mères de Bess et Marion (qui sont de lointaines héritières). Le centenaire a souhaité que la totalité de ses avoirs immobiliers et mobiliers soit vendue aux enchères, et que le produit soit réparti entre ses héritiers. À la grande surprise des auditeurs, les huit neuvièmes de la fortune doit revenir à Peggy Bell, qui n'est que la fille adoptive des aubergistes. Ceux-ci, d'ailleurs, comme les autres héritiers, n'obtiennent qu'une très faible part de l'héritage du défunt : un huitième du total à partager entre eux[7].

Les mères de Bess et Marion interdisent à leurs filles de revoir Alice tant que celle-ci sera amie avec Peggy, ce qui attriste Alice, désolée de voir ses deux meilleures amies s'éloigner d'elle temporairement. Alice inspecte la propriété, et découvre M. Hill, le banquier de Briseville, en train de faire des recherches dans une dépendance. L'homme est ensuite agressé par l'aubergiste qui le surprend. Il apparaît que c'est ce dernier qui voulait trouver les cachettes du défunt. Alice et M. Hill sont garrottés par l'aubergiste, mais parviennent à se libérer. Dès le lendemain, M. Roy fait poster des détectives privés aux Bougies Torses. Alice va avec Peggy en ville pour lui acheter des vêtements. Elles rencontrent Bess et Marion dans un magasin ; en fin de compte Bess et Marion redeviennent les amies d'Alice. On apprend que M. Roy est allé faire des recherches dans l'orphelinat où avait été recueillie Peggy avant son adoption, mais sans pouvoir déterminer l'identité des parents de Peggy[8].

Alice appelle à son aide son petit ami, Ned. Tous deux se rendent aux Bougies Torses, ou les détectives ont disparu et Jacob Sidney est garrotté et baillonné ! Une voiture part en trombe : Alice et Ned le poursuivent, car ils pensent trouver l'identité du bandit qui a fait cela. Ils apprennent que l'homme s'appelle Krill. Interrogé, celui-ci reconnaît qu'il connaît les aubergistes. Krill est mis en garde à vue. De retour aux Bougies Torses, Alice continue ses recherches et parvient à découvrir une nouvelle cachette, située derrière un grand chandelier de cuivre[9]. Cette cachette contient un document « à ouvrir en présence de Peggy Bell ». À ce moment-là, Alice reçoit un appel téléphonique : Peggy vient d'être enlevée[10]...

Heureusement, Alice parvient à délivrer Peggy Bell de l'endroit où elle est détenue, c'est-à-dire aux Bougies Torses. Les aubergistes, qui avaient précédé à l'enlèvement, sont arrêtés et mis sous les verrous[11].

Une réunion finale a lieu. James Roy lit le document trouvé par Alice sous le grand chandelier. Il s'agit d'un message du centenaire décédé qui explique que Peggy est sa plus proche parente, en l'occurrence son arrière petite-fille. C'est la raison qui explique le fait qu'il lui ait légué la plus grande part de son héritage. Les autres personnes présentes à la réunion (Jacob Sidney, Peter Banks, les mères de Marion et de Bess) félicitent Peggy[12].

Choix du titre français[modifier | modifier le code]

Le titre anglais, The Sign of the Twisted Candles (Le Signe des chandelles torsadées) est plus précis que le titre français. En effet, il est question dans le roman de bougies torsadées sur elles-mêmes ; les lieux où apparaissent écrites ou gravées ces bougies dans la propriété sont les emplacements de cachettes contenant des objets précieux. Cependant le titre anglais présente le désavantage de présenter immédiatement l'un des ressorts de suspense du roman.

Contrairement au titre original anglais, le titre français est sans rapport avec l'histoire. En effet, la seule allusion faite à un chandelier se trouve au chapitre XV, intitulé « Le secret du chandelier »[13] quand Alice découvre qu'un chandelier cache et protège une cachette.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Alice Roy, blonde, fille de l'avoué James Roy, orpheline de mère.
  • James Roy, avoué de renom, père d'Alice Roy, veuf.
  • Bess Taylor, jeune fille blonde et rondelette, une des meilleures amies d'Alice. Sa mère est une lointaine héritière du défunt.
  • Marion Webb, jeune fille brune et sportive, cousine germaine de Bess Taylor et une des meilleures amies d'Alice. Sa mère est une lointaine héritière du défunt.
  • Peggy Bell (Carol Wipple en VO), fille adoptive des Semitt, le couple d'aubergistes aux Bougies Torses.
  • Asa Sidney (Abel Sidney dans les éditions récentes), un centenaire à la longue barbe, propriétaire de l'auberge Aux Bougies Torses.
  • Frank Semitt (Frank Jemmit en VO, Frank Jammes dans les éditions récentes), aubergiste aux Bougies Torses.
  • Clara Semitt (Emma Jemmit en VO, Clara Jammes dans les éditions récentes), femme de Frank Semitt, aubergiste aux Bougies Torses.
  • M. Hill, banquier, ami de James Roy.
  • Jacob Sidney, neveu d'Asa Sidney et parent éloigné de Bess et Marion.
  • Peter Banks, parent d'Asa Sidney, oncle de Bess et de Marion.
  • M. Krill, homme de main recruté par le couple Semitt.
  • Ned Nickerson, jeune homme brun et athlétique, ami et chevalier servant d'Alice, étudiant à l'université d'Emerson.
  • Sarah, la fidèle vieille gouvernante des Roy, qui a élevé Alice à la mort de sa mère.

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

  • 1956 : Hachette, collection Bibliothèque verte no 278, cartonné (français, version originale). Illustré par Albert Chazelle. Texte français d'Hélène Commin. 25 chapitres. 254 pages.
  • 1967 : Hachette, collection La Galaxie "3 livres en un", cartonné(français, version originale). Illustré par Albert Chazelle.
  • 1969 : Hachette, collection Bibliothèque verte no 278, cartonné (français, version originale). Nouvelle couverture d'Albert Chazelle. Texte français d'Hélène Commin. 25 chapitres. 254 pages.
  • 1971 : Hachette, collection Idéal-Bibliothèque, cartonné (français, version modifiée)[14]. Illustré par Albert Chazelle.
  • 1979 : Hachette, collection Bibliothèque verte, cartonné (français, version abrégée). Illustré par Jean-Louis Mercier. Texte français d'Hélène Commin. 20 chapitres. 182 pages.
  • 1984 : Hachette, collection Bibliothèque verte (série hachurée)[15], cartonné (français, version abrégée). Illustré par Jean Sidobre. Illustrations intérieures de Jean-Louis Mercier. Texte français d'Hélène Commin. 20 chapitres. 184 pages.
  • 2006 : Hachette, collection Bibliothèque verte no 504 (série Marguerite Sauvage), souple (français, version abrégée et modifiée). Illustré par Marguerite Sauvage. Texte français d'Hélène Commin. 25 chapitres. 216 pages.

Remarques[modifier | modifier le code]

  • À noter une absence de réédition de vingt ans, de 1986 à 2006.
  • Après 1969, les rééditions du roman seront la version revue aux États-Unis en 1968 : l'histoire varie légèrement, et les noms de certains personnages sont changés : Asa Sidney devient Abel Sidney, Frank et Clara Semitt deviennent Frank et Clara Jammes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon l'ordre de parution aux États-Unis.
  2. Chapitre Ier des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  3. Abel Sidney dans les éditions parues après 1969.
  4. Frank et Clara Jammes dans les éditions parues après 1969.
  5. Chapitres II à VII des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  6. Chapitres VIII à X des éditions françaises des années 1970 et 1980
  7. Chapitre XI des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  8. Chapitres XII à XIV des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  9. D'où le titre français du roman.
  10. Chapitres XV à XVII des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  11. Chapitres XVIII et XIX des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  12. Chapitre XX des éditions françaises des années 1970 et 1980.
  13. Chapitre XV des éditions originales non abrégées parues dans la Bibliothèque verte de 1956 à 1969.
  14. C'est la version revue par Harriet Adams en 1968 qui a été publiée dans la collection Idéal-Bibliothèque
  15. À noter qu'il existe pour l'édition dans la série hachurée, deux variantes dans la couverture : l'une avec le titre et le nom de l'auteur en jaune (1984), l'autre, en rouge (1985).

Sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages
  • Armelle Leroy, Le Club des Cinq, Fantômette, Oui-Oui et les autres : Les grandes séries des Bibliothèques Rose et Verte, Hors Collection,‎ 2005, 110 p. (ISBN 2258067537)
  • André-François Ruaud et Xavier Mauméjean, Le Dico des héros, Éditions Les Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge »,‎ janvier 2009 (présentation en ligne)
  • (en) David Farah, Farah's Guide, Farah's Books,‎ 1999, 556 p. (ISBN 0963994980), « France ».
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