Alice Saunier-Seité

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Alice Saunier-Seïté
Fonctions
Ministre déléguée à la Famille
4 mars 198122 mai 1981
Gouvernement Gouvernement Barre III
Prédécesseur Monique Pelletier
Successeur Georgina Dufoix (en tant que secrétaire d’État)
Ministre aux Universités
29 mars 197722 mai 1981
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Gouvernement Barre II et III
Prédécesseur elle-même (en tant que secrétaire d'État)
Successeur Alain Savary (comme ministre de l’Éducation)
Secrétaire d'État aux Universités
12 janvier 197629 mars 1977
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Gouvernement Chirac I
Gouvernement Barre I
Prédécesseur Jean-Pierre Soisson
Successeur elle-même (en tant que ministre)
Biographie
Date de naissance 26 avril 1925
Lieu de naissance Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche)
Date de décès 8 août 2003 (78 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française

Alice Saunier-Seïté[1] est une universitaire et femme politique française, née le 26 avril 1925 à Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche) et morte le 8 août 2003 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière universitaire, elle a été en France la première femme à être élue doyen de faculté à celle de lettres et de sciences sociales de l'université de Bretagne occidentale, avant d'être recteur de l'Académie de Reims, et enfin professeur au Conservatoire national des arts et métiers.

En 1979, au cours de son mandat de ministre aux universités, elle prend la responsabilité de faire raser les bâtiments récemment érigés de la très remuante université de Paris VIII, qui est reconstruite 15 km plus loin, à Saint-Denis où elle se trouve encore. La presse satirique s'en donna à cœur joie, le Canard enchaîné titre : « Alice a perdu ses facultés » et le commentaire peu amène de la ministre fut publié partout : « De quoi se plaignent-ils ? Leurs nouveaux bâtiments seront situés entre la rue de la Liberté, l'avenue Lénine et l'avenue Stalingrad, et ils sont chez les communistes »[2].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1963 - Les Vallées septentrionales du massif Oetztal (sous le nom d'Alice Picard).
  • 1965 - Contribution à l'étude du Suedfoehn d'Innsbruck (sous le nom d'Alice Picard).
  • 1980 - Le comte Boissy d'Anglas. Conventionnel et pair de France, France Univers, 359 p.
  • 1982 - En première ligne. De la communale aux universités, Plon, 188 p.
  • 1984 - Remettre l'État à sa place (Sous la direction d'Alice Saunier-Seité), Plon / Le club Figaro Magazine, 187 p.
  • 1985 - Une Europe à la carte (Sous la direction d'Alice Saunier-Seité), Plon / Le club Figaro Magazine, 193 p.
  • 1998 - Le Cardinal de Tournon, le Richelieu de François Ier. La Voute, Les Deux Mondes, 1998, 159 p.
  • 1998 - Les Courtenay. Destin d'une illustre famille bourguignonne, France Empire, 1998, 252 p.
  • 1999 - Dictionnaire des monuments d'Île-de-France (en collaboration).
  • 2000 - Giscard à deux voix, Perrin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Choffel, Seule, une femme, Alice Saunier-Seïté, Flammarion, Paris, 1992, (ISBN 2-080642-32-4)
  • Pierre Mazeaud, Notice sur la vie et les travaux de Alice Saunier-Seïté (1925-2003), Institut de France, 2007 (www.asmp.fr)

Les archives d'Alice Saunier-Seïté sont conservées aux Archives nationales et forment le fonds 100/AJ.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Saunier est le nom de son père, Seïté celui de son second mari (le premier s'appelait Picard). Voir la notice la concernant sur le site du catalogue de la BnF.
  2. Claude-Marie Vadrot, « Quand Vincennes déménage à Saint-Denis ». Politis, nº 30 avril 2008, p. 32.

Article connexe[modifier | modifier le code]