Ali Seriati

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Ali Seriati, lieutenant dans la première promotion de l'Académie militaire de Fondouk Jedid en 1967

Ali Seriati (علي السرياطي), né en 1940[1] à Ghardimaou (gouvernorat de Jendouba), est un général tunisien.

Patron de la garde du président de la République tunisienne, Zine el-Abidine Ben Ali, il est arrêté le 14 janvier 2011, en pleine révolution, et libéré le 17 mai 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir poursuivi des études secondaires au lycée de Sousse, Ali Seriati rejoint, en France, l'école spéciale militaire de Saint-Cyr[1].

Sa carrière dans l'armée tunisienne commence à la caserne de Fondouk Jedid, où il se spécialise dans le génie militaire. Il est ensuite affecté à la caserne d'Oued Ellil, exerçant dans des postes de responsabilité ayant trait à la sécurité militaire.

Il est nommé directeur de la sûreté tunisienne en 1991, puis chef de la garde présidentielle en 2001[1]. Il est également responsable de la garde nationale et de la police, et seconde Ben Ali pour toutes les questions de sécurité[2].

Arrestation et procès[modifier | modifier le code]

Présenté parfois comme l'homme fort du régime[3], Ali Seriati est arrêté au soir du 14 janvier 2011, quelques heures après le départ du président Ben Ali vers l'Arabie saoudite[4], sur ordre du ministre de la Défense Ridha Grira qui le soupçonne de fomenter un coup d'État[1]. Selon Kamel Eltaïef, ancien conseiller du président déchu, il aurait joué un rôle majeur dans ce départ :

« Il l'a convaincu de partir en lui expliquant qu'il valait mieux qu'il s'éloigne, le temps pour lui de reprendre la situation en main[5]. »

Alors que son arrestation est tenue secrète dans un premier temps, il est présenté comme le chef de miliciens chargés de préparer une contre-révolution[1]. Seriati est accusé de « complot contre la sûreté intérieure de l'État », « actes d'agression » et « incitation à s'armer, à commettre des crimes et à provoquer le désordre sur le territoire tunisien »[6].

Il est acquitté le 12 août 2011 pour complicité de falsification de passeport aidant à la fuite de Ben Ali et sa famille. Le 13 juin 2012, il obtient un non-lieu par le tribunal militaire du Kef pour son rôle dans la répression de janvier 2011 à Thala et Kasserine[7]. Le 19 juillet, le tribunal militaire de Tunis le condamne à vingt ans de prison dans le plus grand procès des martyrs et blessés de la révolution, ceux du grand Tunis et de cinq autres gouvernorats[8], peine ramenée en appel à trois ans de prison le 12 avril 2014[1]. Le 30 avril 2013, il obtient un non-lieu dans l'affaire d'un martyr et de deux blessés du gouvernorat de Sfax[9]. Il quitte la prison le 17 mai 2014[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ali Seriati est originaire de Hajeb El Ayoun, dans le gouvernorat de Kairouan. Il est marié et père de deux garçons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]