Alfred Roll

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alfred Roll en 1918, photographie de l'Agence de presse Meurisse,
Paris, Bibliothèque nationale de France.

Alfred Philippe Roll, dit Alfred Roll, né le 1er mars 1846 à Paris où il est mort le 27 octobre 1919, est un peintre naturaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alfred Roll étudie à l'École des beaux-arts de Paris où il suit l'enseignement d'Henri Joseph Harpignies, de Léon Bonnat et de Charles-François Daubigny. Il peint son premier paysage en 1869, puis expose Les Environs de Baccarat et Le Soir à Salon-de-Provence en 1870. Il est lieutenant de milice pendant la Guerre de 1870. C'est en 1875 que le public commence à s'intéresser à lui avec Inondation à Toulouse[1]. Son style est alors plutôt romantique avec des influences de l'école bolognaise et de Gustave Courbet. Il expose La Fête de Silène en 1877 au Salon de Paris[2], toile pour laquelle il reçoit un médaille d'or, et son style devient plus naturaliste, tandis qu'il entame une carrière de portraitiste.

Sa toile La Grève des mineurs (1880) rencontre un vif succès et il devient l'un des peintres officiels de la Troisième République. Il reçoit de nombreuses commandes de l'État, peint des fresques, des plafonds et des œuvres monumentales. On lui doit à cette époque Le Président Carnot à Versailles pour le centenaire des États-généraux[3], Le Tzar Nicolas II et le président Félix Faure posant la première pierre du pont Alexandre-III, Les Plaisirs de la vie et La Prime jeunesse[4].

Roll est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1883. Il devient président de la Société nationale des beaux-arts en 1905.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Alfred Roll dans son atelier en 1918, photographie de l'Agence de presse Meurisse,
Paris, Bibliothèque nationale de France.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • A-Ferdinand Hérold, Roll, Paris, Librairie Félix Alcan, collection « Art et Esthétique », 1924, 117 p.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une partie de la rue Alphonse-de-Neuville où Alfred Roll vivait au no 17, prend le nom de rue Alfred-Roll en son hommage en 1926.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :