Alfred Prunier

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Le restaurant Prunier à l’angle de la rue de Traktir.

Alfred Prunier, né en 1848 à Yerville (Seine-Maritime) et mort en 1925, est un cuisinier français.

En 1861, le jeune Alfred Prunier alors âgé de 13 ans décide de partir pour Rouen où il est embauché comme plongeur dans un restaurant[1].

En 1872, il ouvrait avec sa femme Catherine son premier restaurant rue d’Antin à Paris[2]. Spécialisés dans les produits de la mer et grillades, ils connurent un réel engouement auprès de l’aristocratie parisienne grâce aux connexions de madame Prunier. Catherine Prunier invita ces anciens employés à déguster leur cuisine : la princesse russe Helene Dolgoruki et le grand rabbin de Paris. Conquis, ils revinrent régulièrement accompagnés d’amis toujours plus nombreux[3].

Trois ans plus tard, en 1875, ils décident de s’agrandir et déménagent au no 9 de la rue Duphot qui deviendra le restaurant Prunier, actuellement Goumard. Le raffinement de ses plats, son service et son décor lui attirèrent très vite le succès. On y voyait des écrivains comme Oscar Wilde, des acteurs comme Sarah Bernhardt, des hommes politiques comme Georges Clemenceau, ainsi que les grands-ducs russes.

Lui succédant, son fils Émile en fit un restaurant de poissons et de fruits de mer, avec des spécialités telles que la perche à l’angevine, la marmite dieppoise, le homard Thermidor, le homard à la Newburg et le filet de bœuf Boston garni d’huîtres. En 1924, il ouvrit un second restaurant, Prunier-Traktir, à l’angle de la rue de Traktir et de l’avenue Victor-Hugo. Ce restaurant est inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 11 juillet 1989[4] et cité par Marcel Proust dans La Prisonnière et fréquenté par Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway[réf. souhaitée]. L'artiste peintre Mathurin Méheut réalisa le service de table, ainsi que les vitraux et participa à la décoration du restaurant de Londres.[réf. nécessaire]

À sa mort en 1925, sa fille Simone reprit l’affaire et ouvrit à Londres un troisième restaurant, Madame Prunier, lequel ferma ses portes en 1976.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "When Alfred Prunier ran away from home at the age of 13 and found he washing glasses in Rouen, no one could have imagined that for the following 130 years his name would become a household word in the elite circles of French gastronomy.", Caviar House & Prunier, "Products Knowledge", p. 2, 2007.
  2. Fureur des Vivres no 14, coquillages et crustacés, février 2009 in : fureurdesvivres.com.
  3. Caviar House & Prunier, Products Knowledge, p. 2, 2007.
  4. « Notice no PA00086711 », base Mérimée, ministère français de la Culture.