Alfred Pringsheim

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Alfred Pringsheim

Naissance 2 septembre 1850
Ohlau[1] (Silésie prussienne)
Décès 25 juillet 1941
Zurich (Suisse)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Champs mathématicien
Institutions Université Louis-et-Maximilien de Munich
Diplôme université de Heidelberg
Renommé pour analyse, fraction continue

Compléments

beau-père de Thomas Mann

Alfred Israel Pringsheim (1850-1941), beau-père de Thomas Mann, est un mathématicien et artiste juif-allemand. Il marcha sur les traces de Weierstrass, travaillant en analyse réelle, particulièrement sur les fractions continues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Son père, Rudolf Pringsheim (1821-1901), était un riche entrepreneur juif dans l'industrie ferroviaire et les mines de charbon. Rudolf et sa femme Paula, née Deutschmann (1827-1909), eurent deux enfants, Alfred et Martha. Alfred était doué pour les sciences et la musique. Il poursuivit ses études secondaires au fameux Maria-Magdalenen-Gymnasium de Breslau.

Études et carrière[modifier | modifier le code]

En 1868 il partit étudier les mathématiques et la physique à Berlin, puis à l'université de Heidelberg. Il obtint son doctorat en mathématiques en 1872 sous la direction de Leo Königsberger[2]. En 1875, il déménagea de Berlin, où ses parents habitaient, pour Munich où il obtint son habilitation en 1877, devint « Privatdozent » deux ans plus tard à l'université Louis-et-Maximilien de Munich. Il y fut nommé professeur extraordinaire en 1886. Il fut élu membre ordinaire de l'Académie bavaroise des sciences en 1898 et le demeura jusqu'en 1938. Il était également membre de l'Académie des sciences de Göttingen et de l'Académie allemande des sciences Leopoldina. Il obtint le professorat ordinaire en 1901 et l'éméritat en 1922.

En 1889, il s'installe au Palais Pringsheim, 12 rue Arcis à Munich.

Il a dirigé entre autres la thèse de Hans Hamburger (en)[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Katia Pringsheim, 1905

Alfred se maria avec Hedwig Dohm, qui était précédemment actrice à Berlin. Ils eurent trois fils et une paire de jumeaux, Klaus et Katharina ("Katia"), qui se maria avec Thomas Mann. Celui-ci fit le portrait de son beau-père dans le personnage de Samuel Spoelman de son roman Königliche Hoheit.

En dehors des mathématiques, Alfred était musicien, et collectionneur de majoliques et de tableaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maintenant Oława en Pologne.
  2. a et b (en) Alfred Pringsheim sur le site du Mathematics Genealogy Project.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Théorème de Śleszyński-Pringsheim

Liens externes[modifier | modifier le code]