Alfred Hoche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alfred Hoche

Alfred Hoche, né le 1er août 1865 à Wildenhain et mort le 16 mai 1943 à Baden-Baden, est un psychiatre allemand promoteur de l'eugénisme qui a étudié à Berlin et Heidelberg jusqu'en 1890. Il s'est installé un temps à Strasbourg, en 1891 avant d'enseigner à l'Université de Fribourg-en-Brisgau où il était aussi directeur de l'hôpital psychiatrique. Il s'est distingué par une farouche opposition à la psychanalyse freudienne[1]. Il a encore publié des poèmes sous le pseudonyme "Alfred Erich". Ses apports théoriques sont surtout centrés sur les classifications des maladies mentales.

Hoche et l'eugénisme[modifier | modifier le code]

En 1922, le juriste Karl Binding et Alfred Hoche publièrent un livre soutenant l'euthanasie intitulé « Die Freigabe der Vernichtung lebensunwerten Lebens. Ihr Maß und ihre Form., Von den Professoren Dr. jur. et. phil. Karl Binding (früher in Leipzig) und Dr. med. Alfred Hoche (in Freiburg), 1920 » ( en français : Le droit de détruire la vie dénuée de valeur). Leur livre qualifiait les malades et les handicapés de fardeau à la fois pour eux-mêmes et pour la société. Les auteurs affirment que leur meurtre n'était pas une grande perte[2], dans la mesure où le coût pour maintenir ces individus inutiles était très élevé, et que l'état pouvait consacrer cet argent à des dépenses plus constructives. La solution proposée fut de tuer tous les handicapés physiques et mentaux. Elle exigeait par conséquent la levée de tous les obstacles religieux et légaux[3]. Durant la période nazie, ces idées ont notamment été reprises par Alfred Ploetz qui promouvait le plan Aktion T4 qui proclamait que les personnes malades incurables et atteints de troubles psychiques, les handicapés mentaux et physiques, et les personnes âgées étaient tuées pour assurer la pureté raciale. Les enfants, les femmes et les personnes âgées étaient envoyés dans des chambres à gaz pour la simple raison qu'ils étaient d'une race différente, alors que des milliers d'innocents de la même race étaient massacrés pour leur faiblesse et leur impuissance.

Quant à Hoche, il était marié à une femme juive, a dû quitter son poste de professeur à l'arrivée des nazis et s'est montré critique sur la politique de son pays.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • (fr): Klaudia Schank et Michel Schooyans, Euthanasie: le dossier Binding & Hoche,, Traduction de l'allemand, présentation et analyse de "La libéralisation de la destruction d'une vie qui ne vaut pas d'être vécue", texte intégral de l'ouvrage publié en 1922 à Leipzig, Ed. Le Sarment, 2002, Coll.: Un autre regard sur l'homme, ISBN 2-86679-329-3
  • (de):
    • Die Freigabe der Vernichtung lebensunwerten Lebens. Ihr Maß und ihre Form., Von den Professoren Dr. jur. et. phil. Karl Binding (früher in Leipzig) und Dr. med. Alfred Hoche (in Freiburg), 1920. Lire en ligne
    • Klaus Peter Drechsel: Judges measuring murdered. Practice of the euthanasia up to the end of the German chamferingism. Duisburg 1993, ISBN 3-927388-37-8
    • Ernst Klee, "Euthanasia" in the LV state. The "destruction lebensunwerten life", Fischer paperback publishing house, Frankfurt A.M. 1985
    • Review with the title "destruction lebensunwerten life ", written from Dr.F. Limacher from Berne, international medical bulletin, December 1934, number 12 (feature place: Prague), 181-183, here 183, Reprint, red book publishing house, Berlin appeared new 1989 into contributions to the National Socialist health and social politics, volume 7, international medical bulletin, class I-VI (1934-1939).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Geoffrey Cocks : La psychothérapie sous le IIIe Reich L'institut Göring, Ed.: Belles Lettres, 1987, Coll.: Confluents psychanalytiques, ISBN 2-251-33436-X
  2. "Cit: Personne ne les regretterait, excepté peut-être leur mère ou leur tuteur" écrivaient-ils en ajoutant que, mettre fin à une telle vie est "pur acte de guérison"
  3. H R SchreiberThe Men behind Hitler A German Warning to the World