Alfred Defuisseaux

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Alfred Defuisseaux

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Alfred De Fuisseaux jonglant avec les chiffres des statistiques d'accident du travail, en tenue de Pantalon. Illustration d'un débat parlementaire. Caricature du Petit Belge. Vers 1897

Naissance 9 décembre 1843
Mons
Décès 11 novembre 1901 (à 57 ans)
Nimy
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Pays de résidence Belgique
Diplôme

Alfred Defuisseaux, né à Mons le 9 décembre 1843 et mort à Nimy le 11 novembre 1901 (à 57 ans)[1], est un avocat et un homme politique socialiste et républicain belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un juriste se consacrant à des activités industrielles et ayant représenté l'arrondissement de Mons en tant que sénateur libéral (1852-1854), Alfred Defuisseaux fut, comme son frère Léon, fort influencé par les idées progressistes de Paul Janson, le père de Paul-Émile Janson (1872-1944), une autre personnalité politique libérale belge.

Docteur en droit de l'université libre de Bruxelles, Alfred Defuisseaux se lance dans une campagne en faveur du droit du suffrage universel en 1865.

Il est un des fondateurs, en 1885, du Parti ouvrier belge (ancêtre de l'actuel Parti socialiste belge).

Partisan de l'instauration de la république et de la grève générale, cet indiscipliné, exclu du parti ouvrier belge, quitte le pays pour y revenir en 1894.

C'est autour de lui que se crée en 1887 le Parti socialiste républicain, qui peut être considéré comme une dissidence wallonne du POB à cause de la surévaluation de la représentation des ouvriers flamands au congrès de Dampremy[2]. Suite à l'échec de la grève générale de 1888, les dissidents du PSR retourneront au sein du POB en 1889.

Alfred Defuisseaux était devenu très populaire parmi les mineurs, après avoir, pour la première fois dans l'histoire sociale belge, obtenu une indemnisation en matière d'accident du travail. Les réformes du droit du travail, du règlement d'atelier, la réparation des accidents du travail avaient été annoncés par des députés de droite dès 1894, avant même que des députés socialistes ne siégent au parlement. C'est le ministre de l'Industrie et du Travail Nyssens, d'obédience catholique, qui promulgua ces réformes[3].

On se souvient d'Alfred Defuisseaux comme de l'auteur du Catéchisme du Peuple. Cet ouvrage, diffusé à plus de 300 000 exemplaires en quelques semaines, contribua largement au succès des manifestations pour le suffrage universel, qui culminèrent dans la grève générale et la révision constitutionnelle de 1893.

Cette révision établit un système mixte, le vote plural, qui instaura un suffrage universel masculin et inégal. Tous les hommes de plus de 25 ans votèrent et, pour la première fois, des représentants des travailleurs siégèrent au parlement. La réforme de 1893 rendit aussi le vote obligatoire.

Alfred Defuisseaux a été député socialiste de l'arrondissement de Mons et conseiller communal de Frameries, il s'éteint à Nimy en novembre 1901 des suites de la tuberculose qu'il avait contracté lors de son exil parisien, il est enterré au cimetière de Pâturages.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Publications
  • Le Catéchisme du Peuple, [Bruxelles] : Administration du Peuple, 1886
Ouvrages de référence

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.carhop.be/suffrage/def8.html
  2. Le Combat journal de La Louvière du 24 avril 1887 in: Yves Quairiaux, L'image du Flamand en Wallonie, Bruxelles : Labor, 2006, p. 32.
  3. Le Nouveau Bilan Rouge illustré, collection "Petit Belge", 4 impasse de la Violette, sans date (circa 1897) p. 28-29.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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