Alfonsina Storni
Alfonsina Storni
| Activités | Poétesse, écrivaine |
|---|---|
| Naissance | 29 mai 1892 Capriasca, Tessin |
| Décès | 25 octobre 1938 (à 46 ans) Mar del Plata, Buenos Aires |
| Mouvement | Postmodernisme |
Signature
Alfonsina Storni Martignoni est une poétesse du postmodernisme argentin née le 29 mai 1892, Sala Capriasca en Suisse - et décédée le 25 octobre 1938, playa de La Perla, Mar del Plata en Argentine.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Elle est fille d'un industriel-brasseur argentin née à Lugano et arrive avec ses parents à l'âge de quatre ans en Argentine. Alfonsina Storni devient comédienne et auteur.
À vingt-quatre ans elle publie un premier recueil Écrits pour ne pas mourir…
Souvent définie comme féministe au pays du machisme, elle est à la fois institutrice pour enfants attardés, égérie des bibliothèques populaires du Partido Socialista de Buenos Aires, et journaliste sous le pseudonyme de Tao Lao. Dès 1920 elle côtoie Borges, Pirandello, Marinetti, rencontre Federico García Lorca. La poésie de la dame brune se voile d'une douce et terrible noirceur, jusqu'à se laisser presque toute envahir par deux images incessantes : la mer et la mort, la mort et la mer, leitmotiv d'une inondation lente et inexorable des flots noirs, de Frente al mar (1919) à Un cementerio que mira al mar (1920), ou encore Alta mar (1934), et jusqu'au rêve prémonitoire Moi au fond de la Mer. C'est ainsi d'ailleurs, qu'atteinte d'un cancer, Alfonsina Storni s'installe pour la dernière fois dans un hôtel de Mar del Plata en octobre 1938, et se suicide comme dans ses poèmes.
Ce tragique suicide inspira la chanson Alfonsina y el mar, de Ariel Ramírez et Félix Luna, qui est interprétée par de nombreux musiciens et chanteurs dont notamment Mercedes Sosa, Nana Mouskouri, Miguel Bosé, Maurane, Nicole Rieu et La Choraline. Bernard Lavilliers reprend cette mélodie sous le titre Possession dans son album Causes perdues et musiques tropicales en 2010. Le jazzman suédois Bobo Stenson en a réalisé avec Anders Jormin et Paul Motian une version lente et au rythme altéré qui en fait un véritable hymne à la mélancolie.
Son œuvre [modifier]
Poésie [modifier]
- 1916 - La inquietud del rosal
- 1918 - El dulce daño
- 1919 - Irremediablemente
- 1920 - Languidez
- 1925 - Ocre
- 1926 - Poemas de amor
- 1934 - Mundo de siete pozos
- 1938 - Mascarilla y trébol
- 1938 - Antología poética
- 1968 - Poesías completas
Théâtre [modifier]
- 1927 - El amo del mundo: comédie en trois actes.
- 1932 - Dos farsas pirotécnicas
Essais [modifier]
- 1998 - Nosotras y la piel: sélection de plusieurs essais,
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