Alexis le Comique

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Alexis le Comique (en grec ancien Ἄλεξις / Álexis) est un poète et dramaturge grec athénien du IVe siècle av. J.-C.. Natif de Thurioi, oncle de Ménandre, Alexis fut actif à Athènes vers 360 av. J.-C.. Il a composé 245 comédies dans le genre de la comédie moyenne, avec un humour fin ; il n'en reste que peu de fragments, rassemblés dans le Banquet des Deipnosophistes d'Athénée et les Excerpta de Grotius.

Notice Historique[modifier | modifier le code]

On doit à Alexis le type du « Parasite »[1] : à l'orgine, le mot « parasite » désignait des banquetteurs officiels, prêtres ou vainqueurs de compétitions sportives (Jeux Olympiques, entre autres personnalités qui faisaient la réputation de la ville). Ceux-là mangeaiaient dans le temple d'Héraclès. Par la caricature qu'en fait Alexis, les grecs confondirent ces invités avec ceux qui s'invitent pour profiter d'une situation, personnes sans scrupules qui tirent profit de la situation, lors de banquets, notamment. Les parasites au sens péjoratif du terme - ces invités gratuits qui s'imposent sans payer leur écot, qu'on appela d'abord κολακείας[2] - furent reconnus publiquement et connus nommément, à l'instar de Tithymallos, qu'Alexis critique dans sa pièce intitulée La Milésienne, arrivant sans être invités

On lui connaît quelques fragments et titres de pièces :

  • Femme enthousiaste
  • Peinture.
  • Apobate
  • Polyclée
  • La Méchante
  • Philisque
  • L'Abbruze
  • Les Amants
  • Le Pilote
  • Lampas
  • Le Réchaud
  • Démétrios
  • Le Devin, dont Athénée rapporte un extrait en entier : « Ô malchanceux que nous sommes, nous les hommes mariés ! Nous avons tellement vendu notre indépendance et nos plaisirs que nous vivons pareils à des esclaves, soumis à nos femmes, nous qui étions libres. On dit que c’est pour la dot que nous devons payer un prix si élevé : en fait, quelle est amère cette dot et remplie de bile féminine ! Car la bile de l’époux est un miel exquis quand on la compare à celle de sa femme : les hommes, eux, savent pardonner, alors que ces dames en rajoutent dans l’injure et, par dessus le marché, elle rejettent leurs propres torts sur le dos de leur mari. En outre, elles font la loi sur ce qui ne les regarde pas, tandis qu’elles négligent les choses qui sont de leurs compétences ; elles parjurent, et, bien qu'elles se portent à merveille, elle se plaignent toujours d’être malades. »

Alexis a raillé Platon : deux de ses pièces sont intitulées Phédon et Phèdre ; Phanias d'Érèse fait mention d'Alexis dans Contre les Sophistes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. en grec ancien « Παράσιτοι »
  2. cfr. le caractère II de l'éthopée de Théophraste, le Flatteur

Source[modifier | modifier le code]