Alexis Joseph Delzons

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Alexis Joseph Delzons
Image illustrative de l'article Alexis Joseph Delzons

Naissance 26 mars 1775
Aurillac
Décès 24 octobre 1812 (à 37 ans)
Bataille de Maloyaroslavets Drapeau de la Russie Russie
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17911812
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 16e colonne.

Alexis Joseph Delzons, fils d'un magistrat, né à Aurillac en 1775, mort en 1812, est un militaire français.

Vie[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Fils d'Antoine Delzons, alors juge au tribunal d'Aurillac avec son oncle Pierre Hébrard, le jeune Alexis s'engagea en 1791 au 1er bataillon de volontaires du Cantal[1], et fut nommé lieutenant de grenadiers. Il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Pyrénées orientales, et fut nommé capitaine en 1793 ; blessé au combat de la Jonquière en 1794, il se signala de nouveau au siège de Roses. Le 1er bataillon du Cantal ayant été incorporé dans le 8e chasseurs à pied, dit des Vosges, Delzons suivit ce régiment en Italie. Il prit d'assaut la redoute de Montenotte le 12 avril 1796, s'empara, le 14, d'une batterie sur le plateau de Dégo, se fit remarquer au passage du pont de Lodi, traversa le Mincio sous le feu de l'ennemi, et lui enleva les pontons parqués sur la rive opposée.

Fait prisonnier près de Mantoue, il fut échangé huit jours après. Il fut blessé à l'affaire du 17 novembre près de Rivoli, et à la bataille de Rivoli il résista, avec sa compagnie, à un régiment autrichien. On le nomma chef de bataillon sur le champ de bataille. Le 2 juillet 1798, Delzons pénétra l'un des premiers dans Alexandrie en Égypte, enleva les retranchements d'Embabeh, II fut promu chef de sa demi-brigade ; il avait alors 23 ans.

L’Empire[modifier | modifier le code]

Sous les ordres du maréchal Marmont[modifier | modifier le code]

Delzons se prononça contre la capitulation d'Alexandrie, et, rentré en France, il fut nommé par Napoléon Bonaparte général de brigade le 27 avril 1801. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 14 juin 1804. Il prit en cette qualité une part active aux campagnes de 1804, 1805 et 1806. En 1809, il commandait la brigade de droite du corps de Marmont qui se trouvait en Dalmatie, et assez éloigné de la Grande Armée. Delzons donna, dans le conseil réuni par Marmont, le conseil d'opérer, sans délai, un mouvement de retraite, de marcher sur la Croatie, et de combattre les dix-neuf bataillons autrichiens qui en défendaient les frontières. Le général Delzons contribua au succès de ce mouvement qui fut opéré et décida la bataille de Bilay, le 21 mai. Le 5 juillet suivant, il eut deux chevaux tués sous lui, enleva une position le 12, et décida encore le succès de la bataille de Znaïm. Après le traité de Vienne en 1809, Delzons organisa la province Illyrienne de Karlstadt, fut nommé général de division le 15 février 1811, et peu après, commandant en chef par intérim de l'armée d'Illyrie.

Campagne de Russie[modifier | modifier le code]

En 1812 il fit, sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, la campagne de Russie, et se distingua surtout aux journées d'Ostrovno et de la Moskowa. Le 24 octobre, pendant la retraite, il fut chargé de s'emparer du passage de la Louja qui devait faciliter l'occupation de Maloyaroslavets ; Delzons fit rétablir les ponts détruits et parvint à y faire passer sa division. Il attaque alors les hauteurs de la ville et s'en rend maître. Cependant l'armée russe se dirige sur ce point et en chasse les régiments français. Le prince Eugène donne ordre à la division Delzons de reprendre la ville. Le général s'élance à la tête du 84e régiment. Les Russes remplissaient en masse le chemin creux qui monte à la ville. Delzons s'y enfonce tête baissée ; les Russes rompus sont renversés en cédant. Delzons est sûr de la victoire, il n'a plus qu'une enceinte de bâtiments à envahir ; mais les soldats hésitent ; lui s'avance ; il les encourage du geste, de la voix et de son exemple, lorsqu'une balle le frappe au front et l'étend par terre. On vit alors son jeune frère Benoît Delzons (1787-1812) se jeter sur lui et le couvrir de son corps, mais une seconde balle l'atteint lui-même et tous deux expirent ensemble.

Le général Delzons fut enterré le lendemain 25 octobre 1812 sur le champ de bataille. — Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]