Alexis Arapoff

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Alexis Alexeïevitch Paul Arapoff (en russe : Алексей Поль Алексеевич Арапов), né le 6 décembre 1905 à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort le 25 septembre 1948 à Ashburnham dans le Massachusetts, est un peintre russe puis américain. Longtemps installé en France, il a fait partie de la première École de Paris. Il s'est installé ensuite à Boston aux États-Unis en 1930.
Peintre parisien jusqu'en 1930[w 1], il y a joui d'un certain succès dans les années de l'avant-guerre. À l'huile, à la fresque ou-bien par d'autres pratiques comme la mosaïque, Arapoff a représenté des paysages, des fleurs, des portraits, des natures mortes et, après les années 1930, des sujets religieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et première formation[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille noble, son père Alexis Arapoff (1878-1918), est un médecin militaire, sa mère Catherine, née Tolstoï, est chirurgien de l’œil, c'est une des premières femmes diplômées de l'université de Moscou. Il passe sa jeunesse à Saratov où ses parents sont installés. L'été, il passe ses vacances chez sa grand mère dans sa propriété, près de Kowno. Il visite la Crimée et la côté Balte. En 1913, accompagné de sa mère et de sa sœur, il voyage en Allemagne, en Autriche et en Suisse, visitant de nombreux musées. Pendant la révolution, en 1918, il achève ses études au gymnasium de Saratov. Pour échapper à la pénurie alimentaire, sa famille s'installe dans une colonie d'allemands de la Volga, près de Saratov. C'est là que Hans Van Bergler, qui sera plus tard professeur à l'académie des Beaux-Arts de Vienne, lui donne ses premières leçons de peinture. En 1921-1922, Il suit les cours de Valentin Ioustitski à l'école d'art de Saratov.

À Moscou[modifier | modifier le code]

En 1923, il s'installe à Moscou où il dessine des meubles pour un foyer de travailleurs, des costumes et des décors pour le théâtre d’avant-garde de Nikolaï Foregger. Il peint des portraits et des affiches et s’initie à l’art moderne français auprès de Nicolas Simon. C'est ce dernier qui l'incite à aller à Paris pour peindre. Il entre alors dans la troupe de théâtre du "Faux Miroir” de Nikolai Evreinov (en), et profite d'une tournée à Varsovie, en 1925, pour quitter l'URSS et se rendre à Paris.

À Paris[modifier | modifier le code]

Afin de gagner sa vie, il commence par travailler dans un atelier de peinture sur foulard. Il fait la rencontre d'autres artistes russes comme Michel Larionov, Nathalie Gontcharoff, Ilia Zdanevich, Jean Pougny et André Lanskoy, les poètes Valentin Parnakh, et Boris Poplavski qui lui dédicace le poème « Les anges de l'enfer »[w 2]. Il peint des paysages, des portraits et des natures mortes. Il expose au Salon d'automne en 1926, puis au Salon des indépendants en 1928 et à celui des Tuileries en 1929, 1930. Il participe à des expositions collectives d'artistes russes à Paris organisées par la Galerie M. Henry en 1927, la Galerie des Quatre Chemins[note 1] en 1928, la galerie V. Girchman en mai 1929 , la galerie Zborowski en 1929, la galerie Zak[note 2] en 1930, la galerie L'Époque en 1931.
En 1927 la Galerie M. Henry lui consacre une exposition personnelle[l 1], toutes les peintures exposées sont vendues. Puis c'est au tour de la galerie Percier[l 2],[note 3] en 1928 et à la galerie Charles-Auguste Girard en 1930.
Il fait la connaissance d'une américaine, Catherine Green, fille de Richard Thomas Green, étudiante à la Sorbonne. Ils se marient[note 4] à Paris en 1929[l 3]et partent pour Boston, aux États-Unis en 1930.

À Boston[modifier | modifier le code]

Arapoff peint alors de nombreux sujets religieux. Il ne délaisse pas pour autant les autres sujets qui constituaient son œuvre jusque là. En 1934, il oriente son travail dans la recherche et l'application des méthodes techniques médiévales des peintres d'icônes orthodoxes. Il s'emploie à créer ses œuvres - religieuses ou profanes[w 3] - dans un esprit qui réunit l'art ancien de l'icône et l'influence de l'art moderne de l'époque.
Il acquiert la citoyenneté américaine en 1937.
Il meurt en 1948 dans un accident de voiture près de Boston.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Arapoff a exposé à Paris au Salon d'automne en 1926, au Salon des indépendants et au salon des Tuileries en 1928.
  • Aux États-Unis, en 1935, à la galerie "Grace Horne Gallery" de Boston et en 1938 au "New England Conservatory of Music" et à “The Arts Gallery” à Boston.
  • Art Institute of Chicago
  • "Arapoff" exposition rétrospective de son œuvre, au Musée des beaux-arts de Boston avril 1952[l 4].
  • "Alexis Paul Arapoff. An Exhibition of Religious Paintings", à l'Université Fordham à New York, 1967[l 5].
  • "Religious Works of Alexis Arapoff" à la Bibliothèque de l'Université de Boston (Hiver 2002)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Il a eu six enfants : trois filles et trois fils. Sa fille Mary Arapoff est une chanteuse et traductrice de chansons folkloriques, religieuses et lyriques russes. Ses représentations sont souvent accompagnés d'expositions de peintures religieuses de son père.

Sources[modifier | modifier le code]

Références écrites[modifier | modifier le code]

  1. Portraits, natures mortes et paysages inventés par Alexis Arapoff. Préface par R. Rey. Galerie M. Henry: [Catalogue]. Paris, 1927.
  2. Arapoff. Peintures. Préface par W. Georges. Galerie Percier: [Catalogue]. Paris, 1928.
  3. René Gimpel, "Journal d'un collectionneur", 18 septembre 1929, p. 572, édition Hermann de 2011
  4. Alexis Paul Arapoff, texte de C. Pertzoff: [Catalogue]. Museum of Fine Arts. Boston, 1952.
  5. Alexis Paul Arapoff. An Exhibition of Religious Paintings: [Catalogue]. The Campus Center, Fordham University. New York, 1967

Références web[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Située 18 rue Godot de Mauroy, à Paris, la galerie des Quatre chemins est en activité de 1925 à 1929
  2. Tenue par la veuve du peintre Eugène Zak, rue de l'Abbaye, à Paris
  3. 38 rue La Boétie, à Paris; puis 4 avenue Percier à partir de 1932. En activité de 1923 à 1935.
  4. Ils se marient à Paris en l'église de la Madeleine
  5. Ces peintures, qui avaient été accrochées dans divers espaces du Collège universitaire de Boston ont disparu depuis les années 1980. Mary, la fille du peintre, est à leur recherche.


Liens externes[modifier | modifier le code]