Alexis Arapoff

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Alexis Arapoff, né le 6 décembre 1905 à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort dans le Massachusetts en 1948, est un prince et un peintre russe, longtemps installé en France, qui a fait partie de la première École de Paris. Il s'est installé ensuite à Boston aux États-Unis en 1930.

Parcours[modifier | modifier le code]

Fils unique d'une famille princière russe vivant à Saint-Pétersbourg, Alexis Paul Arapoff, pour échapper à l’emprisonnement après la révolution d’Octobre ( 1917 ), s’enfuit vers une enclave germanique dans les Steppes. C’est là qu’il apprend le dessin et la peinture.

Rentré en URSS, il est admis en 1921 à l’Institut d’art de Saratov. En 1923, il va à Moscou où il dessine des meubles pour un foyer de travailleurs, des costumes et des décors pour le théâtre d’avant-garde de Nikolaï Foregger. Il peint des portraits et des affiches et s’initie à l’art moderne français avec Nicolas Simon. Il entre alors dans la troupe du "Théâtre du Faux Miroir” de Nikolai Evreinov (en), qui est fréquemment invitée en Allemagne ou en France. C’est ainsi, comme membre de la troupe, qu’Arapoff quitte la Russie pour Paris en 1925.

Lorsque la troupe retourne en Russie, lui reste à Paris (Comme le fera en 1961 Rudolf Noureev). C'est là qu'il a fait connaissance d'une riche héritière américaine, Catherine Green, fille de Richard Thomas Green, étudiante à la Sorbonne. Ils se marient en grande pompe à la Madeleine à Paris [1]et partent pour les États-Unis. Converti au catholicisme depuis ce mariage, Arapoff peint alors de nombreux sujets religieux. Il ne délaisse pas pour autant les autres sujets qui constituaient son œuvre jusque là.

En 1934, il déploie toute son énergie dans la recherche et l'application des méthodes médiévales des peintres russes ou byzantines d'icônes. Il s'emploie à créer ses œuvres - religieuses ou laïques - dans un esprit qui réunit l'art ancien de l'icône et l'influence de l'art moderne.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Peintre parisien jusqu'en 1930[2], il a joui à Paris même d'un grand succès dans les années de l'avant-guerre. À l'huile, à la fresque ou avec bien d'autres médias comme la mosaïque, Arapoff a peint des paysages, des fleurs, des portraits, des natures mortes et notamment, après les années 1930, des sujets religieux.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Arapoff a exposé à Paris au Salon des indépendants et au salon des Tuileries en 1928.
  • En 1935, il a une exposition personnelle à la prestigieuse "Grace Horne Gallery" de Boston.
  • En 1938 au "New England Conservatory of Music" et à “The Arts” à Boston.
  • Art Institute of Chicago
  • "Religious Works of Alexis Arapoff" à la Bibliothèque de l'Université de Boston (Hiver 2002 )

Plusieurs de ses œuvres sont conservées au musée d'art moderne et contemporain et au Cabinet des estampes et des dessins de Strasbourg[3].

Chemin de croix[modifier | modifier le code]

Six Stations d'un Chemin de Croix d'Arapoff avaient été offertes au Boston College par la Boston Public Library.

Ces peintures, qui avaient été accrochées dans divers espaces du Collège universitaire de Boston ont disparu depuis les années 1980. La fille du peintre est à leur recherche.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa fille, Mary Arapoff, descendante aussi de Tolstoï, est une chanteuse soprano russo-américaine renommée. Elle a chanté notamment avec le Boston Operatic Ensemble et dans des concerts aux États-Unis et dans le monde. En 2000, elle a fondé un groupe Russian Lyric Trio avec Mary Arapoff (soprano), Tanya Rose (soprano) et Ranko Stevanovic (baryton).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]