Alexia de Grèce

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Alexia de Grèce
(el) Αλεξία της Ελλάδας

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La princesse Alexia et son époux, Carlos Morales, en 2010 au mariage de la princesse Victoria de Suède et de Daniel Westling.

Titre

Diadoque de Grèce

10 juillet 196520 mai 1967
(1 an, 10 mois et 10 jours)

Prédécesseur Irène
Successeur Pávlos
Biographie
Titulature Princesse de Grèce et de Danemark
Dynastie Maison de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksburg
Nom de naissance Alexía tis Elládas
Naissance 10 juillet 1965 (49 ans)
Corfou (Grèce)
Père Constantin II
Mère Anne-Marie de Danemark
Conjoint Carlos Morales Quintana (en)
Enfants Arrietta Morales y de Grecia
Ana María Morales y de Grecia
Carlos Morales y de Grecia
Amelia Morales y de Grecia

Alexia de Grèce (en grec moderne : Αλεξία της Ελλάδας / Alexía tis Elládas et en espagnol : Alexia de Grecia), princesse de Grèce et de Danemark, est née le 10 juillet 1965 au palais de Mon Repos, à Corfou, en Grèce. Brièvement héritière du trône de Grèce entre 1965 et 1967, c'est un membre de l'ancienne famille royale de Grèce.

Famille[modifier | modifier le code]

La princesse Alexia est la fille aînée du roi Constantin II de Grèce (1940) et de son épouse la reine Anne-Marie de Danemark (1946). Par son père, elle est donc la petite-fille du roi Paul Ier de Grèce (1901-1964) et de la reine Frederika de Hanovre (1917-1981) tandis que, par sa mère, elle descend du roi Frédéric IX de Danemark (1899-1972) et de la reine Ingrid de Suède (1910-2000).

Nièce des reines Sophie d'Espagne (1938) et Margrethe II de Danemark (1940), Alexia est également apparentée à la plupart des autres monarques du vieux continent en sa qualité de descendante de la reine Victoria du Royaume-Uni (1819-1901), surnommée la « grand-mère de l'Europe », et du roi Christian IX de Danemark (1818-1906), surnommé le « beau-père de l'Europe ».

Le 9 juillet 1999, la princesse épouse, à la cathédrale orthodoxe Sainte-Sophie de Londres, l'espagnol Carlos Morales Quintana (en) (1970), un lointain descendant par les femmes du roi Jacques Ier d'Aragon (1208-1276).

Du mariage d'Alexia et de Carlos naissent quatre enfants :

  • Arrietta Morales (24 février 2002) ;
  • Ana María Morales (15 mai 2003) ;
  • Carlos Morales (30 juillet 2005) ;
  • Amelia Morales (26 octobre 2007).

Biographie[modifier | modifier le code]

Le roi Constantin II et la reine Anne-Marie par Allan Warren (1997).

Héritière du trône de Grèce[modifier | modifier le code]

Fille aînée de Constantin II de Grèce, la princesse Alexia est proclamée héritière présomptive à sa naissance, le 10 juillet 1965. Or, jusqu'en 1952 et la modification de la constitution hellénique, une loi semi-salique régissait la succession au trône hellénique et tous, en Grèce, n'acceptent pas l'idée qu'une femme puisse ceindre la couronne. Au sein de la famille royale même, la modification des règles successorales ne fait pas l'unanimité et le prince Pierre, plus proche parent mâle de Constantin II, fait savoir publiquement qu'il refuse de reconnaître Alexia comme nouveau diadoque. La naissance du prince Pavlos, frère cadet d'Alexia, le 20 mai 1967, met finalement un terme à la polémique, faisant perdre à Alexia sa qualité d'héritière[1].

De la Dictature des colonels à l'abolition de la monarchie[modifier | modifier le code]

Le 21 avril 1967, l'armée grecque organise un coup d'État contre le gouvernement du Premier ministre Panagiotis Kanellopoulos et abolit la constitution, faisant basculer la Grèce dans la Dictature des colonels. Dans un premier temps, le roi Constantin II accepte de reconnaître le régime militaire mais, le 13 décembre 1967, il met en place un contre-coup d'État qui vise à rétablir la démocratie en Grèce. Cependant, ce putsch est un échec et la famille royale est contrainte de partir en exil, sans que la monarchie soit officiellement abolie[2].

Âgée de deux ans, Alexia s'installe avec ses parents à Rome, en Italie, où elle réside d'abord à l'ambassade de Grèce, puis à la Villa Polissena, propriété des princes de Hesse-Cassel, et enfin au n° 13 de la via di Porta Latina[3]. L'exil de la famille royale se prolongeant et Constantin II craignant que ses enfants oublient leur culture grecque, il fonde une petite école dans le jardin de sa résidence et c'est là qu'Alexia reçoit ses premières classes, données par un précepteur du nom de Ioannis Kanellopoulos[4].

En 1973, la junte militaire au pouvoir à Athènes abolit la monarchie et la situation financière des Oldenbourg se dégrade. Alexia et sa famille quittent alors l’Italie pour trouver refuge au Danemark, patrie natale de la reine Anne-Marie. Durant un an, la petite princesse a ainsi l’occasion de fréquenter quotidiennement sa grand-mère maternelle, la reine douairière Ingrid, au palais d'Amalienborg[5].

En 1974, la Dictature des colonels s’effondre et la démocratie est restaurée en Grèce. La famille royale espère alors pouvoir rentrer dans son pays mais le référendum (en) organisé le 8 décembre abolit définitivement la monarchie et les Oldenbourg restent interdits de séjour dans leur pays[réf. nécessaire].

Au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Chiffre de la princesse Alexia et de son époux.

Dans ce contexte difficile, Constantin II choisit de partir vivre avec sa famille au Royaume-Uni. Alexia et ses frères fréquentent dès lors le Collège hellénique, une institution fondée par ses parents dans le but d'assurer une scolarisation en grec à leur progéniture[6].

Sa formation secondaire terminée, Alexia intègre le Froebel college (en), un institut dépendant de l’Université de Roehampton. Elle y étudie l’histoire et la pédagogie avant de devenir enseignante et de travailler, durant trois ans, avec des enfants âgés de trois à sept ans dans une école londonienne[7].

Installation en Espagne[modifier | modifier le code]

En septembre 1992, la princesse Alexia se rend à Barcelone, en Espagne, pour y assister aux Jeux olympiques. Elle tombe alors amoureuse de la capitale catalane et choisit d’y établir sa résidence. Après avoir repris quelque temps ses études, elle est engagée par la Fondation catalane contre le Syndrome de Down[7].

Très proche de sa cousine, l’infante Cristina, avec qui elle partage alors un appartement, la princesse Alexia s’intéresse au nautisme et à la voile. En 1994, durant une régate, elle rencontre Carlos Morales Quintana (en), un architecte canarien également passionné par la mer et la navigation. Rapidement, une relation amoureuse se développe entre les deux jeunes gens, qui décident bientôt d'officialiser leur union[7].

Mariage à Londres[modifier | modifier le code]

Les portes de la Grèce restant toujours fermées pour les membres de l'ancienne famille royale, Alexia et Carlos décident de célébrer leur mariage à la cathédrale Sainte-Sophie de Londres, au Royaume-Uni, le 9 juillet 1999[8]. Un mois auparavant, le couple a été légèrement blessé lors d'une compétition de voile qui se déroulait à Barcelone[9] mais l'accident n'a pas obligé à retarder la cérémonie.

Au grand dam du gouvernement grec, toutes les familles royales du vieux continent participent à l'événement, qui est suivi d'une grande fête dans le domaine de Kenwood House, autrefois propriété de Nancy Stewart Worthington Leeds, première épouse du prince Christophe de Grèce[10]. Une fois les épousailles terminées, le couple repart en Espagne et installe sa résidence à Barcelone.

Cible de l'ETA[modifier | modifier le code]

Nièce de la reine Sophie et du roi Juan-Carlos Ier, la princesse Alexia est plusieurs fois la cible des terroristes basques après son installation en Espagne. La dissolution du « comando Barcelona » en janvier 2001 montre ainsi à la police espagnole que l'ETA planifiait d'assassiner la princesse lors d'un attentat à la voiture piégée[11],[12].

Difficultés avec la justice[modifier | modifier le code]

En juin 2009, Carlos Morales, l'époux de la princesse Alexia, est inculpé pour corruption par la police de Lanzarote[13]. Les forces de l'ordre enquêtent notamment sur la résidence que le couple se fait construire sur le littoral de Las Palmas de Gran Canaria[14].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature

La princesse Alexia est évoquée brièvement dans le roman Captain from Corfu de Muriel Maddox (1999).

Philatélie

Une série de timbres à l'effigie de la princesse Alexia a été émise par la Poste grecque en 1966[15].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Ricardo Mateos Sainz de Medrano, La Familia de la Reina Sofía, La Dinastía griega, la Casa de Hannover y los reales primos de Europa, Madrid, La Esfera de los Libros,‎ 2004 (ISBN 84-9734-195-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]