Alexandre de Hales

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Alexandre de Hales (également en latin Halensis, Alensis, Halesius ou Alesius, et surnommé Doctor Irrefragabilis et Theologorum Monarcha) fut un philosophe et un théologien scolastique anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit en 1180 à Hales, dans le Gloucestershire, en Angleterre, et mourut à Paris le 21 août 1245. Il fit ses études, enseigna à Paris, et acquit une grande réputation comme professeur de théologie : en 1222 il entra dans l'ordre franciscain, où il fut un représentant de l'augustinisme.

Alexandre fut le premier à écrire un commentaire des Sentences de Pierre Lombard, avant lui les théologiens commentaient toujours les Saintes Écritures. Sa Summa universae theologiae (d'abord imprimé à Venise, 1475) fut entreprise à la demande du pape Innocent IV et reçut son approbation. Elle fut terminée par les disciples d'Alexandre après sa mort. C'est un travail indépendant, donnant une triple série d'autorités — ceux qui disent oui (thèse), ceux qui disent non (antithèse) et vient enfin la réconciliation ou jugement (synthèse). Les autorités sont choisies non seulement dans la Bible et chez les Pères, mais aussi parmi les poètes grecs, latins et arabes ainsi que les philosophes et les théologiens récents. Dans sa première partie il traite des doctrines concernant Dieu et ses attributs ; dans sa seconde, celles qui concernent la Création et le péché ; dans sa troisième, celles qui concernent la rédemption et la réparation ; et, dans sa quatrième et dernière, celles qui concernent les sacrements. Pour reconnaître ses efforts, on a donné à Alexandre le titre de « Doctor Irrefragabilis » (Docteur irréfragable).

Parmi les doctrines qui ont été spécialement développées et, pour ainsi dire, fixées par Alexandre de Hales, figurent celles du thesaurus supererogationis perfectorum et du caractère indelibilis du baptême, de la confirmation et de l'ordination. Cette doctrine avait été élaborée bien auparavant par saint Augustin et elle fut finalement érigée en dogme au Concile de Trente.

Jean de Gerson nous dit que « la doctrine d'Alexandre est d'une richesse défiant toute expression. On dit que quelqu'un demanda un jour à saint Thomas quelle était la meilleure manière d'étudier la théologie ; il répondit que c'était de s'attacher à un Maître. Et à quel Docteur ? lui demanda-t-on encore. À Alexandre de Hales, répondit le Docteur Angélique. »[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gerson, Opera omnia. Epistola Lugdunum missa cuidam fratri Minori, vol. 1, p. 554.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source de traduction[modifier | modifier le code]