Alexandre Schoenewerk
|
|
Cet article est une ébauche concernant un sculpteur français.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Alexandre Schoenewerk
La jeune Tarentine (1871), marbre
musée d'Orsay, Paris
| Nom de naissance | Pierre-Alexandre Schoenewerk |
|---|---|
| Naissance | 18 février 1820 Paris |
| Décès | 22 juillet 1885 (à 65 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | Sculpteur |
| Maître | David d'Angers |
| Récompenses | Médaille de 3e classe au Salon de 1845 Médaille de 1er classe au Salon de 1861 Légion d'honneur en 1873 |
Pierre-Alexandre Schoenewerk, né le 18 février 1820 à Paris et mort le 22 juillet 1885 dans le 15e arrondissement de Paris[1], est un sculpteur français.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Fils d'un tailleur d'habits, Alexandre Schoenewerk est l'élève de David d'Angers.
En 1885, désespéré par l'insuccès de sa Salomé, il se jette du troisième étage et meurt le lendemain[2].
Œuvres dans les collections publiques [modifier]
- L'Europe, 1878, fonte de fer, Parvis du Musée d'Orsay
- Au matin, 1879, marbre, Musée de Picardie, Amiens
- Buste de David D'Angers, 1878, plâtre, Musée des Beaux-Arts d'Angers
- La Jeune Tarentine, 1871, marbre, Paris, Musée d'Orsay
- Lulli, 1887-1888, marbre, Paris, Opéra Garnier, vestibule.
- L'Enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus, Jardins de l'hôtel de ville, Rouen
Galerie [modifier]
-
Détail de la Jeune fille à la fontaine, marbre, La Piscine, Musée d'Art et d'Industrie, Roubaix
-
Au matin (1879), marbre, musée de Picardie à Amiens
Réception critique [modifier]
Émile Zola écrit à propos la Jeune Tarentine dans son compte-rendu du Salon de 1872 :
« À côté, il y a une pâmoison de marbre que le public attendri entoure avec recueillement. C'est La Jeune Tarantine, de M. Schoenewerk. Voilà qui est délicat. L'artiste a couché sur un roc cette amante dont nous parle André Chénier, qui allait à l'amour et qui ne rencontra que la mort ; la vague ne roule que son cadavre sur la rive, où l'attendait le bien-aimé. La hanche haute, la tête renversée, la face déjà amollie et comme effacée par l'eau, le cadavre se dissout d'une façon toute tendre et toute poétique ; il est mûr pour quelque morgue de l'idéal. Les dames en soie grise et les messieurs décorés sont charmés de cette délicatesse dans la putréfaction. »
Sources [modifier]
- Dossier de Légion d'honneur d'Alexandre Schoenewerk.
- Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, Paris, Librairie Renouard, 1885, tome 2, p. 482.
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Archives de Paris, État-civil numérisé du 6e arrondissement, registre des décès de l'année 1885, acte N°1576 (transcription), vue 8/31 de la numérisation. L'artiste, domicilié 43 rue Vavin, décède 151 rue de Sèvres à l'Hôpital Necker.
- Pierre Grouix, « Je voudrais que les toiles de tous les peintres du monde - Remarques sur Zola critique d'art » dans Pascale Auraix-Jonchière (dir) : Écrire la peinture entre le 18e et 19e siècles: Colloque tenu à Clermont-Ferrand, 24-26 oct. 2001, Presses universitaires Blaise Pascal, 2003, p.286.