Alexandre Séon

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Le Récit, vers 1898, musée des beaux-arts de Brest.

Alexandre Séon, né le 18 janvier 1855 à Chazelles-sur-Lyon (Loire) et mort à Paris le 5 mai 1917, est un peintre symboliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de commerçants, Alexandre Séon bénéficie d'une enfance paisible et d'une culture rurale qui, par ses légendes, lui communique le goût du merveilleux. Élève à l'Académie des beaux-arts de Lyon, il pratique également les arts décoratifs et le dessin d'ornement pour l'industrie textile lyonnaise.

En 1877, il s'installe à Paris et suit les cours d'Henri Lehmann, il rencontre Georges Seurat[1], Alphonse Osbert, Edmond Aman-Jean, mais c'est Pierre Puvis de Chavannes dont il sera l'élève et l'assistant durant dix ans, qui l'influence notablement. Il expose à partir de 1879 dans les divers Salons et devient une figure marquante du symbolisme. Autour de 1890, ses œuvres reflètent toutefois l'influence de Seurat dont il adapte la technique avec l'aide du critique et théoricien Alphonse Germain afin de parvenir à un néo-impressionnisme qui puisse transmettre ses aspirations idéalistes.

Alphonse Germain[2] dans Art et Critique le définit comme « symboliste-idéiste », Emile Verhaeren relève son « pays de lumière » lors de son exposition chez Le Barc de Boutteville en 1892.

En 1892, Séon participe à la fondation de la Rose-Croix dont il sera un fidèle. Il brosse un portrait de Joséphin Peladan[3] en « nabi de l'idéalité ». Professeur de dessin à la Ville de Paris de 1881 à 1915, il reçoit peu de commandes officielles et, en dépit de ses panneaux pour la mairie de Courbevoie, son ambition de décorateur ne sera pas favorisée. Il écrit des ouvrages théoriques sur la division perspective du ton et sur la symbolique de la ligne et des teintes. Ami de Georges Deherme (fondateur des universités populaires), il crée des lithographies bon marché, organise des visites du musée du Louvre pour les ouvriers et milite pour le Palais du peuple.

Il illustre des ouvrages ésotériques, réalise les emblèmes de la Rose-croix et les frontispices des œuvres de Joséphin Péladan. Inspiration poètique, vénération des formes pures, soucis théoriques et préoccupations sociales s'allient dans cet œuvre complexe et idéaliste[4].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Séon sera le seul peintre que Seurat voulut encore fréquenter à la fin de sa vie et autour de 1890, ses oeuvres reflètent son influence ; il en adapte la technique avec l'aide du critique et théoricien Alphonse Germain afin de parvenir à un néo-impressionnisme qui puisse transmettre ses aspirations idéalistes. Cf. Jean-David Jumeau-Lafond, "Le Néo-impressionnisme idéaliste d'Alexandre Séon", dans Du Romantisme à l'Art déco, Mélanges offerts à Jean-Paul Bouillon, Rennes, PUR, 2011.
  2. Alphose Germain, évoquait les « teintes fugitives où l'indécis au précis se joint ».
  3. Dit le « Sâr Peladan ».
  4. Jean-David Jumeau-Lafond, Les Peintres de l'Âme,le Symbolisme idéaliste en France, 1999 ; Painters of the soul, Symbolism in France, 2007

Artricles connexes[modifier | modifier le code]