Alexandre Radichtchev

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Alexandre N. Radichtchev

Alexandre Nikolaïevitch Radichtchev (en russe : Александр Николаевич Радищев), né le à Moscou et mort le à Saint-Pétersbourg, est un écrivain, philosophe, poète russe, directeur des douanes de Saint-Pétersbourg et membre de la Commission d’élaboration des lois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d’une famille de propriétaires nobles. Après avoir achevé ses études à l’université de Leipzig où il a découvert les idéaux des Lumières, il retourne en Russie et intègre l’administration impériale. Parallèlement à cette carrière de fonctionnaire subalterne, il poursuit son activité littéraire. En 1789, la publication de La vie de Fiodor Vassiliévitch Ouchakov provoque déjà des réactions contrastées parmi ses lecteurs.

En raison d’une écriture peu raffinée, celle-ci serait restée inaperçue si elle n’avait donné naissance au premier livre « contestataire » de la littérature russe : Voyage de Pétersbourg à Moscou, publié en 1790, où il dénonce la traite des Noirs, l'esclavage aux États-Unis d'Amérique et dans les colonies britanniques, ainsi que les abus du servage et du système judiciaire russe, sous le règne de Catherine II de Russie.

Dès la publication de son ouvrage, il est arrêté et torturé physiquement et psychologiquement. Condamné à mort, il voit sa peine commuée en dix années de bagne à Ilimsk en Sibérie. Libéré par Paul Ier de Russie, après la mort de Catherine II, Radichtchev tenta à nouveau de faire pression pour réformer le gouvernement russe. Brièvement employé sous le règne d’Alexandre Ier pour aider à la révision de la législation russe dont il avait rêvé toute sa vie, sa fonction dans ce corps administratif s’avéra courte et infructueuse. Peut-être découragé par la menace d’un autre exil en Sibérie, Radichtchev mit fin à ses jours en s’empoisonnant.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1782 : Lettre à un ami qui vit à Tobolsk ;
  • 1789 : Vie de Fiodor Vassiliévitch Ouchakov ;
  • Décembre 1789 : « Conversation sur ce qu'est un fils de la patrie » (article dans la revue Le Citoyen conversant)
  • 1790 : Voyage de Pétersbourg à Moscou, préfacé par Franco Venturi, traduit du russe par Madeleine et Wladimir Berelowitch, éditions Champ Libre, 1988. Réédité en 2009 par les éditions Ivrea.

Article connexe[modifier | modifier le code]