Alexandre Piccolomini

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Frontispice de la Filosofia naturale.

Alexandre Piccolomini (né le 13 juin 1508 - décédé le 12 mars 1579) est un humaniste et philosophe toscan, qui joua un rôle considérable dans la promotion du toscan en tant que langue philosophique et scientifique, au détriment des langues anciennes (latin et grec).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses premières œuvres : Il Dialogo della bella creanza delle donne, o Raffaella (1539) et les comédies Amor costante, Alessandro (les autres pièces publiées en recueil avec celles-ci lui sont attribuées à tort), furent encouragées et financées par la Sienese Accademia degl’Intronati, dont il était sociétaire. L’essentiel de sa production littéraire comprend des traductions des classiques grecs et latins ; ses premières traductions furent le livre XIII des Métamorphoses (Ovide) et le livre VI de l’Énéide. En 1540, encore étudiant à l’Université de Padoue, il fut l'un des membres fondateurs de l’Accademia degl’Infiammati, où il donnait des conférences de philosophie[1]. Sa poésie, qui poursuit la tradition initiée par Pétrarque, parut de son vivant dans divers recueils, jusqu’à ce qu’en 1549 il fasse paraître en un volume cent sonnets sous le titre explicite de Cento sonetti. En 1575, il traduisit la Poétique (Aristote) avec des commentaires érudits. Il s'intéressait aussi à la Rhétorique d’Aristote, dont il composa également une édition annotée. Dans son Trattato della grandezza della terra e dell' acqua (1558), il opposait les opinions de Ptolémée et du stagirite sur l’étendue relative des terres et des mers.

Parmi ses contributions essentielles à l'astronomie, il faut particulièrement mentionner sa Della sfera del mondo (1540), où il défend le point de vue de Ptolémée. Parue d'abord en un volume, il y classe avec plusieurs années d'avance sur Johann Bayer les étoiles en fonction de leur luminosité, en leur assignant une lettre (de l’alphabet latin). Cet ouvrage est ainsi considéré généralement comme le premier atlas céleste de la Renaissance : ses 47 planches représentent les constellations connues de Ptolémée (sauf celle du Poulain) avec leur signification mythologique. Il suivit un second ouvrage, De le stelle fisse (1543), qui fut compilé avec le précédent pour former, en un volume, Sfera del mondo e Delle stelle fisse (La sphère du Monde et des étoiles fixes, 1548).

En 1574, le pape Grégoire XIII le nomma évêque en titre de Patræ. À la demande de Cosme de Médicis, il proposa une réforme du calendrier julien (1578).

Postérité[modifier | modifier le code]

Sa comédie Alessandro fut traduite en anglais par George Chapman et adaptée sous le titre May Day (1611).

On a baptisé le cratère de la Lune Piccolomini en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par suite d'une confusion sur la nature de ses activités à cette époque, Piccolomini est à tort mentionné comme un professeur de l'Université de Padoue.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]