Alexandre Percin

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Officier général francais 2 etoiles.svg Alexandre Percin
Image illustrative de l'article Alexandre Percin

Naissance 4 juillet 1846
Décès 12 octobre 1928 (à 82 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de brigade
Années de service 1865
Conflits Guerre de 1870
Première Guerre mondiale

Le général Alexandre Percin fut le chef de cabinet du général André, ministre de la Guerre et responsable du système des fiches anticléricales, de 1900 à 1904.

Né en 1846, Alexandre Percin entre à l'École polytechnique en 1865 et prend part, en 1870, à la guerre franco-allemande. Il est blessé à Patay le 2 décembre 1870 et à Bécon le 26 avril 1871. Il se distingue durant cette campagne et y gagne ses galons de capitaine. Il entre en 1879 à l'état-major particulier de l'artillerie et devient professeur d'artillerie à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr comme chef d'escadron en 1882. Il est nommé colonel et inspecteur des manufactures d'armes en 1895. C'est à ce poste que le général André vient le chercher en mai 1900 pour le nommer chef de son cabinet et général de brigade.

Élogieusement noté durant toute sa carrière, Percin est ainsi noté par André en 1904 : « Officier général très intelligent, très vigoureux, très actif, d'une capacité de travail exceptionnelle ; assidu et méthodique ; rédigeant bien et avec facilité. » Ces qualités n'empêchent pas le lieutenant-colonel Émile Mayer de voir dans l'accès au généralat de Percin la conséquence de son amitié avec le ministre de la Guerre. Émile Mayer, qui a bien connu les deux hommes, rappelle qu’ils ont commandé ensemble à Angoulême et qu’« André avait eu ainsi l’occasion d’apprécier son jeune camarade dont il tenait en haute estime l’intelligence, la valeur professionnelle et les qualités morales. […] Ils inclinaient également à l’intransigeance et étaient aussi décidés l’un que l’autre à mener jusqu’au bout la tâche qu’ils s’étaient proposés d’accomplir. »

Le chef de cabinet Percin fait partie de la liste de sept généraux, dressée par un officier délateur, sur lesquels peut compter la franc-maçonnerie. Pour Émile Mayer, « Percin a été, sinon l’instigateur, du moins le principal artisan, de ce qu’on a appelé le système des fiches. » Par son républicanisme et ses relations, Percin est considéré comme le successeur probable du ministre jusqu’à ce qu'il quitte le cabinet d'André en 1904. Il est alors remplacé au ministère par le colonel Mardochée Valabrègue.

Il fut en 1914 le défenseur de la ville de Lille face à l'armée allemande. Défense controversée car on l'accusa d'avoir abandonné la ville quand il affirma dans son livre Lille en 1919 qu'il n'a fait qu'exécuter les ordres.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Mayer, Nos chefs de 1914, Paris : Librairie Stock, 1930, 317 p.
  • Bruno Besnier, L'affaire des fiches : un système d'État (1900-1914), La Roche-sur-Yon : Master I d'histoire, 2005.
  • Serge Doessant, Le général André, de l'affaire Dreyfus à l'affaire des fiches, Editions Glyphe, Paris, 2009, 416 p.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Images externes
Généraux Michel, Percin, Messimy, Pau Bibliothèque nationale de France