Alexandre Ostermann-Tolstoï

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Alexandre Ivanovitch Ostermann-Tolstoï
Portrait par George Dawe (1825) - Galerie militaire du Palais d'Hiver
Portrait par George Dawe (1825) - Galerie militaire du Palais d'Hiver

Naissance 1770/72
Décès 12 février 1857 (à 85 ans)
Le Petit-Saconnex
Origine Russie
Grade Lieutenant général
Distinctions Ordre de Saint-André
Ordre de Saint-Vladimir
Ordre d'Alexandre Nevski
Ordre de Saint-Georges
Ordre de Sainte-Anne
Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Ordre de l'Aigle rouge
Ordre de l'Aigle noir
Famille Tolstoï

Le comte Alexandre Ivanovitch Ostermann-Tolstoï (en russe : Александр Иванович Остерман-Толсто́й, ISO 9 : Aleksandr Ivanovič Osterman-Tolstój ; né en 1772, mort le 12 février 1857 au Petit-Saconnex). Issu de la famille Tolstoï, fils d'Ivan Matveïevitch Tolstoï, il fut lieutenant général dans l'armée russe à l'époque des guerres napoléoniennes. Catherine II, en 1796, lui permit de prendre le nom, les armes et le titre de son grand-père Ivan Andreïevitch Osterman et de son grand-oncle Fiodor Andreïevitch Osterman mort sans descendance.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Alexandre Tolstoï est inscrit à 14 ans dans le Régiment Préobrajensky, passe enseigne à l'ancienneté, ses premiers faits d'armes remontent à Guerre russo-turque de 1787-1792 en 1788 sous le commandement de Potemkine. Puis participe, en 1790, à l'âge de 18 ans il se distingue, sous les ordres d'Alexandre Souvorov dans les guerres contre les Turcs à la bataille d'Izmaïl où il se voit décerner l'Ordre de Saint-Georges de 4e classe. en 1793 il entre au régiment formé par Koutouzov (mari de sa tante Catherine Bibikova Ilyinichna). Colonel en 1796, il est fait général de division en 1798 et commandant du Régiment de Mousquetaires Schlisselburg[1].

Disgrâce[modifier | modifier le code]

Quelle fut sa surprise, quand deux mois plus tard il est libéré de ses obligations militaires avec le rang de conseiller d'état. Paul I n'aimant pas les favoris de sa mère, il ne reviendra à la carrière militaire que lors de l'accession au trône d'Alexandre Ier en 1801.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

En 1805, il commande le corps russe chargé de faire diversion dans le nord de l'Allemagne. À son retour, il est nommé gouverneur de Saint-Pétersbourg et Lieutenant général en 1806. Il commande la même année, une division de l'armée de Levin August von Bennigsen. Au combat de Tcharnova, avec son régiment, il résiste pendant quinze heures aux forces de Napoléon. Remarqué encore pour son courage à la bataille de Pułtusk et à la bataille d'Eylau, il reçoit une épée d'or avec l'inscription Pour le Courage. En 1807, il reçoit la croix de l'ordre de Saint-Georges. Le 5 juin 1807, au combat de Guttstadt, il est si sérieusement blessé, qu'on craint pour sa vie.

Il hérite en 1811 du titre de comte, de son oncle Ivan Andreïevitch Osterman, dernier de la lignée Osterman.

Il participe aux campagnes de 1812 comme commandant du 4e corps de la 1re armée de l'ouest commandée par Barclay de Tolly et est battu par Joachim Murat à la bataille d'Ostrovno, les 25 et 26 juillet. Il prend part le 7 septembre à la bataille de la Moskowa.

Blessé à la bataille de Bautzen, les 20 et 21 mai 1813, il continue néanmoins à commander ses troupes. Il perd son bras gauche à la bataille de Kulm, les 29 et 30 août en résistant vaillamment contre un ennemi bien supérieur en nombre, commandé par le général Vandamme. Le peintre Vassili Sazonov le représente pendant l'amputation et il reçoit la Croix de Fer du roi de Prusse ce qui ne fut fait que sept fois..

Le 11 novembre 1815, avec Johann von Klenau, il obtient la capitulation de Dresde. Il est ensuite brièvement affecté à une mission diplomatique à Paris. De 1815 à 1825, il commande le corps du Régiment de la Garde Pavlovski. Il est nommé général d'infanterie, en 1817 mais il est dispensé de commandement tout en restant dans le rôle, les blessures l'ont affecté.

Nouvelle disgrâce[modifier | modifier le code]

Au cours de la répression des Décembristes, des officiers trouvent refuge en sa maison (Irinarkh Zavalichine, Alexandre Bestoujev et Wilhelm Küchelbecker) il plaidera, sans succès, leur grâce. Avec l'accession au trône de Nicolas Ier, une querelle lui fait quitter la Russie pour l'Italie. Il demande au tsar à partir pour la Guerre russo-turque de 1828-1829, demande refusée, il est démis de toutes ses fonctions et part pour une tournée à l'étranger. La disgrâce atteint aussi sa famille, Valerian Golitsyne se voit, à lui et ses enfants, l'interdiction de porter le titre de comte d'Ostermann.

Retraite[modifier | modifier le code]

Il prend sa retraite en 1825, pour raison de santé. Après quelques années passées en France et en Italie, il accompagne Jakob Philippe Fallmerayer dans un voyage en Orient, en 1831.

Ostermann-Tolstoï s'installe finalement au Petit-Saconnex sur le lac de Genève en 1837, où il meurt sans descendance vingt ans plus tard.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie en octobre 1799 avec la princesse Elizaveta Alexeïevna Golitsyne, union qui restera sans descendance. En 1822, il s'installe chez un sien parent Fiodor Tiouttchev qui est poète. Il meurt le 30 janvier 1857 à Genève, âgé de 86 ans, les cendres seront envoyées dans la province de Riazan au village ancestral de Krasnoïe (raïon Sapojkovski).

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]