Alexandre Marc

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Alexandre Marc, né Aleksander Markovitch Lipiansky à Odessa en 1904, mort le 22 février 2000 à Vence (France) est un écrivain et un philosophe français, chef de file et théoricien du fédéralisme européen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre Marc est né en 1904 à Odessa dans une famille de confession juive. Chassé de Russie par la révolution, il termine ses études secondaires au lycée Saint-Louis à Paris ; au milieu des années vingt, il entreprend des études supérieures de philosophie à Iéna. Revenu en France, il acquiert une formation juridique et est diplômé de l'École libre des sciences politiques en 1927. Sur la recommandation de Jules Isaac, il entre aux Éditions Hachette tout en fondant une agence de presse, Pax-Presse.

En 1929, il crée un centre de rencontres à vocation religieuse et œcuménique, Le Club du Moulin Vert en compagnie de Denis de Rougemont, club qui, en abordant les questions sociales et politiques, va donner naissance, en 1930, au mouvement L'Ordre nouveau, dont il allait être l'un des principaux animateurs jusqu'à la disparition de celui-ci en 1938. C'est notamment à son initiative que va se trouver associé au groupe Arnaud Dandieu, avec qui il va contribuer à définir, entre 1930 et 1933, les orientations théoriques fondamentales qui en feront une des expressions du « personnalisme » des « non-conformistes des années 30 ». Désormais, Alexandre Marc allait se faire l'infatigable porte-parole de ces idées. C'est ainsi qu'il sera amené à participer, en 1932, à la fondation de la revue Esprit dans laquelle il publie plusieurs articles exposant les thèses de l’Ordre nouveau.

Converti au catholicisme après sa lecture de Saint Augustin et la mort de Dandieu, en octobre 1933, il écrit dans la revue dominicaine La vie intellectuelle puis devient, en 1935, le secrétaire de rédaction de l'hebdomadaire catholique Sept, dont il rédige notamment la revue de presse sous le pseudonyme de Scrutator, comme il collabore régulièrement, un peu plus tard, de 1937 à la guerre, à l'hebdomadaire qui lui succède, Temps présent. De même, il fait partie de l'équipe qui fait reparaître cette publication, d'août 1940 à août 1941, sous le titre Temps Nouveaux, tandis qu'il participe par ailleurs à la création clandestine des Cahiers du Témoignage chrétien. Il est coauteur de Traditions socialistes françaises (Les Cahiers du Rhône, La Baconnière, octobre 1944).

À la Libération, après avoir été interné en Suisse comme réfugié politique de 1943 à 1944, il collabore pendant quelques mois à Témoignage chrétien, puis se consacre entièrement à son engagement au service du fédéralisme européen. Il participe à la création du groupe « La Fédération », et devient, en 1946, secrétaire général de l'Union européenne des fédéralistes, puis, en 1953, l'animateur du Mouvement fédéraliste européen et le fondateur de la revue L'Europe en formation. Créateur du Centre international de formation européenne (CIFE) en 1954, il a notamment participé à l'organisation du Congrès de La Haye.

À côté de son engagement militant, il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles exposant sa conception du fédéralisme intégral, dont il s'efforcera jusqu'à sa retraite d'assurer la diffusion à travers une intense activité d'enseignement au sein d'institutions diverses comme le Centre international de formation européenne et l'Institut européen des hautes études internationales (devenu Institut européen-european institute) de Nice dont il est le fondateur. Il a aussi animé régulièrement le Collège d'Études Fédéralistes d'Aoste.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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