Alexandre Laemlein

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Alexandre Laemlein, né à Hohenfeld, Kitzingen (Bavière), le 9 décembre 1813, mort à Pontlevoy le 27 avril 1871, est un peintre, graveur et lithographe français d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe d'Artois, comte d'Eu, connétable de France (?-1397), 1844, musée de l'Histoire de France, château de Versailles.

Né en Bavière, Alexandre Laemlein vit à la campagne où son père était jardinier. Il vient à Paris en 1823 à la demande de son oncle, Aaron Alexandre, qui tenait alors l'hôtel de l'Échiquier, où venaient des joueurs d'échecs, et qui a été l'auteur d'une Encyclopédie des échecs (Paris, 1837). Il a été naturalisé français le 9 juillet 1835.

Laemlein est d'abord entré dans l'atelier d'un graveur avant d'être admis à l'École des beaux-arts de Paris le 31 mars 1829 pour y devenir l'élève de Jean-Baptiste Regnault puis de François-Édouard Picot.

Entre 1825 et 1839, il travaille avec Jean Alaux à la restauration de la galerie du Primatice au château de Fontainebleau et exécute divers travaux au palais de Versailles et au château de Saint-Cloud.

Il envoie ses premiers tableaux au Salon de Paris en 1836. Il y remporte une médaille de 3e classe, en 1841, de 2e classe, en 1843, et un rappel en 1859.

De son tableau La Charité universelle (1845), exposé au Salon de 1846 (musée des beaux-arts de Caen[1]), Charles Baudelaire écrit dans son Salon de 1846 : « La Charité de M. Laemlein est une charmante femme qui tient par la main, et porte suspendus à son sein, des marmots de tous les climats, blancs, jaunes, noirs, etc… Certainement, M. Laemlein a le sentiment de la bonne couleur ; mais il y a dans ce tableau un grand défaut, c’est que le petit Chinois est si joli, et sa robe d’un effet si agréable qu’il occupe presque uniquement l’œil du spectateur. Ce petit mandarin trotte toujours dans la mémoire, et fera oublier le reste à beaucoup de gens[2]. »

Alexandre Laemlein est nommé professeur de dessin à l'école spéciale de dessin en 1855. L'un de ses élèves est le peintre Lazar Meyer.

Il peint des portraits historiques commandés par Louis-Philippe pour le musée de l'Histoire de France du château de Versailles, des tableaux religieux aux sujets bibliques, des lithographies, des eaux-fortes, des peintures sur émail et des compositions pour la manufacture de Sèvres.

Il a aussi exécuté des peintures murales pour la chapelle Saint-Remy de l'église Sainte-Clotilde : Conversion d'un aryen par saint Rémi, La translation du corps de saint Rémi par les anges, L'apothéose de saint Rémi.

En 1855, il réalise la décoration du plafond du salon Louis XV à Baden-Baden[précision nécessaire].

Œuvres exposées au Salon[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Mme B…, Salon de 1836
  • Chasteté de Joseph, Salon de 1839
  • Portrait de M. J. de Lizardi, Salon de 1839
  • Portrait de M. F. de Lizardi, Salon de 1839
  • Le réveil d'Adam, Salon de 1841
  • Portraits de Raymond Dupuy, grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Salon de 1842, musée de l'Histoire de France, château de Versailles
  • Portrait de Mme H…, Salon de 1842
  • Tabitha ressuscitée par saint Pierre, Salon de 1843, église Saint-Pierre de Gobert, près d'Agen
  • Portrait de Mme de Saint-A…, Salon de 1844
  • Portrait de Mme N… et sa fille, Salon de 1844
  • La Charité universelle[3], Salon de 1846, réexposé en 1855, musée des beaux-arts de Caen
  • Portrait de M. Gay, Salon de 1846
  • Vision de Jacob[4], Salon de 1847, réexposé en 1855, musée de Grenoble
  • Portrait de Mme C. M. H…, Salon de 1848
  • Portrait de M. E. B…, Salon de 1848
  • Portrait de Mme Hte de Dommartin, Salon de 1848
  • Portrait de M. Meyer Heine, Salon de 1848
  • Vision de Zacharie, Salon de 1850, réexposé en 1855, musée Hèbre de Saint-Clément, Rochefort
  • Portrait de Mme H. R… et son fils, Salon de 1850
  • Portrait de M. A. L…, Salon de 1850
  • Portrait de Mme B…, Salon de 1852
  • Portrait de Mme de M…, Salon de 1852
  • La musique, Salon de 1853
  • Portrait de Mme de N…, Salon de 1855
  • Portrait de M. M…, son fils, Salon de 1855
  • Diane et Endymion, Salon de 1857
  • Portrait de M. le docteur D…, Salon de 1857
  • Job, Salon de 1859, réexposé en 1867
  • Portrait de Mme D…, Salon de 1859
  • Potrait d'homme, Salon de 1861
  • Les amours des anges, Salon de 1863
  • Portrait de M. J. A…, fils, Salon de 1863
  • Orphée, Salon de 1866
  • Portrait de Mme J. C…, dessin, Salon de 1867
  • Portrait de Mme J. D…, dessin, Salon de 1867
  • Espérance, Salon de 1868
  • Portrait de Mme J. C…, Salon de 1868
  • Portrait de M. A. C…, Salon de 1869
  • Portrait de Mme Th. R…, Salon de 1870
  • Portrait de Mme L. H…, Salon de 1870

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « 1848, la République et l’Art vivant », exposition du musée d’Orsay, 24 février - 31 mai 1998, p. 3
  2. Charles Baudelaire, « Salon de 1846 », dans Œuvres complètes de Charles Baudelaire, Michel Lévy frères,‎ 1868 (lire en ligne), p. 77-198
  3. La Charité universelle sur Flickr
  4. L'Échelle de Jacob sur Flickr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, p. 867-868, Librairie Renouard, Paris, 1882 (Gallica)
  • Gustave Vapereau, Dictionnaire des comtemporains, Volume 2, p. 1029, Librairie Hachette Texte
  • Henri Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle : guide de l'amateur d'estampes modernes, Volume IX, p. 5 à 8.
  • Jérôme Montcouquiol, « Alexandre Laemlein (1813-1871), les étapes d’une carrière », dans Bulletin de la Société de l’Art français, année 1999 (paru en 2000), p. 275 à 289, avec la localisation des principales œuvres.

Lien externe[modifier | modifier le code]