Alexandre Kourakine

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Portrait d'Alexandre B. Kourakine, par Vladimir Borovikovsky.

Le prince Alexandre Borissovitch Kourakine (en russe : Александр Борисович Куракин ; 18 janvier 1752 à Moscou - 24 juin 1818) est un homme politique russe, vice-chancelier de 1796 à 1798, sénateur (1801), , membre du Conseil privé (1807), ambassadeur en place à Paris de 1808 à 1812. Président de la noblesse de Saint-Pétersbourg (1780-1783), membre honoraire de l'Académie russe (1798). Appelé Kouraguine par Tolstoï dans Guerre et Paix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils du prince Boris Alexandrovitch Kourakine (1697-1749) et de son épouse, née comtesse Hélène (Eléna) Apraxine, frère du prince Alexis Kourakine et arrière-petit-fils du célèbre prince et ambassadeur Boris Ivanovitch Kourakine (1676-1727).

Après le décès de son père en 1764, Alexandre Borissovitch Kourakine quitte Moscou pour s'installer à Saint-Pétersbourg. Il y fait la connaissance du tsarévitch Paul Petrovitch de Russie et le prince devient l'un des amis d'enfance du futur Paul Ier de Russie). Cependant cette amitié déplaît à Catherine II, ainsi Alexandre Kourakine doit s'exiler à l'étranger.

Après le décès de la Grande Catherine (1796), le prince Kourakine est autorisé à rentrer à Saint-Pétersbourg et il reprend sa carrière de diplomate.

Alexandre « Borlissowttsch », prince Kourakin, décoré du grand aigle de la Légion d'honneur.

Sous le règne d'Alexandre Ier, il est ambassadeur à Vienne (Autriche) (1806) puis à Paris (1808). Le prince prend un part active dans l'élaboration du projet aboutissant à la signature des traités de Tilsitt les 7 juillet et 9 juillet 1807.

En 1810, il rédige de nombreuses notes destinées à Alexandre Ier l'avertissant de l'imminence de la guerre. Après une dernière tentative de conciliation entre la Russie et la France lors de sa rencontre avec Napoléon Ier le 15 avril 1812, il quitte la France. Son départ est concomittant au début de l'invasion de la Russie par les troupes napoléoniennes.

Lors de son séjour diplomatique en France, le prince est surnommé le « prince diamant » en raison de la magnificence et de la richesse de ses costumes. Fait intéressant, l'un de ses costumes lui sauva la vie. En effet un incendie se déclara pendant le bal donné par l'ambassadeur d'Autriche, le prince Karl Philipp de Schwarzenberg (1771-1820) le . Lorsqu'un groupe de femmes quitta en hâte la salle de bal embrasée, il chuta et fut piétiné par une foule paniquée, mais son manteau richement décoré le protégea de l'intense chaleur. Néanmoins, il fut gravement brûlé et resta alité pendant plusieurs mois.

Service à la russe[modifier | modifier le code]

Il est à l'origine de l'introduction de la pratique du service à la russe à table, dans l'aristocratie française, puis européenne.

Ce qui fera disparaître le service à la française, dans lequel tous les plats étaient présentés ensemble, des entrées à la pièce montée.

Cette nouvelle pratique deviendra le principe des restaurants, avec le service à la portion et un personnel affecté à un seul convive par table individuelle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]