Alexandre Ier de Macédoine

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alexandre de Macédoine et Alexandre Ier.
Alexandre Ier
Titre
Roi de Macédoine
498 av. J.-C.454 av. J.-C.
Prédécesseur Amyntas Ier
Successeur Alcétas II
Biographie
Dynastie Argéades
Date de naissance VIe siècle av. J.-C.
Date de décès -454
Père Amyntas Ier de Macédoine
Mère Eurydice
Enfant(s) Alcétas II de Macédoine
Perdiccas II de Macédoine
Philippe
Amyntas
Résidence Aigéai

Alexandre Ier (le Philhellène i.e. l’ami des Grecs) fut roi de Macédoine (500/498 av J.-C. à 450 av. J.-C.).

Il était le fils d'Amyntas Ier. Il est évoqué à plusieurs reprises par Hérodote dans son récit des guerres médiques. Bien que vassal des Perses, il entretenait en effet de bonnes relations avec les Grecs (il était proxène des Athéniens), et leur fit plusieurs fois parvenir des renseignements. En fin stratège, il réussit à faire croire aux Perses qui envahissaient la Grèce qu'il était leur allié, tout en vendant à Athènes le bois nécessaire à la construction de la flotte qui permettra la victoire des Grecs à la bataille de Salamine[1]. Il servit aussi d'intermédiaire entre les Grecs et les Perses, par exemple dans les négociations qui eurent lieu entre la bataille de Salamine et celle de Platées (-479). Dans les jours précédant cette dernière, il donna à nouveau secrètement des informations aux Grecs tandis que son armée se trouvait dans le camp perse.

Alexandre Ier manifesta un goût déclaré pour la civilisation hellénique, qui lui valut son surnom de Philhellène ; admirateur du grand poète lyrique Pindare, il l'attira à sa cour et lui fit de riches présents. Pindare composa en son honneur des chants dont il ne reste que deux fragments[2]. Bien que macédonien, il fut autorisé par les hellanodices à participer aux Jeux olympiques, ayant fait valoir les origines argiennes de sa famille, les Argéades.

Postérité[modifier | modifier le code]

À sa mort le royaume fut partagé entre ses cinq fils sous l'autorité de l'aîné :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grande Galerie -Le Journal du Louvre, sept./oct./nov./ 2011, no 17.
  2. Alfred Croiset, La poésie de Pindare et les lois du lyrisme grec, Hachette, 1895, p. 16-17.