Alexandre Ier d'Écosse

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Alexandre Ier
sceau d'Alexandre Ier d'Écosse
sceau d'Alexandre Ier d'Écosse
Titre
Roi d'Écosse
11071124
Prédécesseur Edgard
Successeur David Ier
Biographie
Date de naissance vers 1080
Date de décès 27 avril 1124
Lieu de décès Stirling
Sépulture Abbaye de Dunfermline
Père Malcolm III
Mère Marguerite d'Écosse
Conjoint Sybille fille d'Henri Ire d'Angleterre
Enfant(s) fils illégitime Máel Coluim mac Alaxandair

Alexandre Ier d'Écosse (gaélique : Alaxandair mac Maíl Choluim) dit le Féroce, (né vers 1080 † à Stirling 27 avril 1124) est un roi d'Écosse régnant de 1107 à 1124[1],

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Né autour de l'an 1080, il est le cinquième fils du roi Malcolm III d'Écosse et de Sainte Marguerite d'Écosse. Il doit sans doute son nom à Alexandre II qui était Pape à l'époque du mariage de ses parents[2].

Sous le règne de son frère Edgar Ier à qui il succède le 8 janvier 1107, il contrôle l'Écosse au sud du Forth et du Solway.En 1113 il doit concéder à son frère cadet David un large territoire comprenant le Northumberland, le Lothian et la Cumbrie du Lennox à la Solway, à l'exception de la region de Carlisle annexée en 1092 par Guillaume II d'Angleterre. David règne sur son domaine avec les titre de « princeps et dux » ou de « Cumbrensis regionis princeps » [3].

Règne[modifier | modifier le code]

Sous le règne d'Alexandre Ier, l'Écosse se modernise et la féodalité se développe. Le roi est à l'origine de la construction du château de Stirling. Il reste pendant tout son règne un fidèle allié du roi d'Angleterre. C'est à ce titre qu'Alexandre sert en 1114 avec un contingent lors de la campagne du roi Henri Ier d'Angleterre dans le nord du pays de Galles[4].

En 1115 le roi Alexandre Ier installe un prieuré de Chanoines réguliers de saint Augustin dans l'abbaye celtique de Scone, lieu de couronnement des rois d'Écosse, situé près de la résidence royale de Perth [5].

C'est dans la charte de donation liée à cet évènement que pour la première fois six des sept nobles témoins sont désignés par le vocable « Comes », à l'exception d'un Gospatrick qui pourtant comme comte de Dunbar contrôlait bien la partie du Lothian soumise au roi. Il s'agit de Malise (comte de Strathearn), Madach (comte d'Atholl), Rothri (comte de Mar) Gartnach (comte de Buchan) l'identité de deux signataires demeure incertaine: Dufagan i.e Dubican (comte d'Angus) et Beth (?)[6]

Peu après sans doute à la suite du meurtre en 1116[7] par les « Hommes de Moray » de son parent Lodmund ou Ladhmann mac Domnaill, le « petit-fils du roi d'Alba » (i.e de Malcolm III d'Écosse) il mène une violente expédition punitive contre les habitants de Moray et de Ross qui est à l'origine de son surnom[8].

Alexandre Ier d'Écosse meurt sans héritier le 27 avril 1124, âgé d'une quarantaine d'années, au château de Stirling. Il est inhumé à l'abbaye de Dunfermline, comme les autres membres de sa famille[1].

Relations avec l'Église[modifier | modifier le code]

Le siège de Saint Andrews qui était le seul évêché du domaine royal écossais était vacant depuis la disparition en 1093 du dernier évêque celtique Fothudh[9]. dès la première année de son règne Alexandre Ier veut lui donner un successeur en la personne de Turgot ancien confesseur de sa mère Marguerite et désormais prieur de Durham qui est élu le 20 juin 1107. Du fait des liens de Turgot et de son église avec l'archevêché d'York c'est là qu'il est consacré le 1er août 1109. Six ans après Turgot décide de se retirer à Durham où il meurt le 31 août 1115[1].

Afin de s'affranchir de la tutelle religieuse d'York le roi Alexandre Ier demande à lors à Radulf archevêque de Canterbory de lui recommander un successeur. Cet appel ravive les disputes entre les deux métropoles religieuses et ce n'est qu'en 1120 qu'un moine de Canterbory nommé Eadmer devient archevêque de Saint Andrew. Devant les difficultés rencontrées Eadmer quitte l'Écossse pour Canterbory mais lorsqu'il veut revenir sur son siège Alexandre Ier refuse de le recevoir et le siège demeure de nouveau vacant[1]. Et ce n'est qu'après la mort d'Eadmer en 1124 et celle du roi la même année que Robert prieur du monastère de Scone devient évêque et reçoit sa consécration de l'archevêque d'York[10].

Union et Postérité[modifier | modifier le code]

Alexandre Ier eut pour épouse Sybille († juillet 1122), fille illégitime du roi Henri Ier d'Angleterre dont il ne laisse pas de descendance.

Le roi Alexandre Ier d’Écosse, laisse toutefois un fils, sans doute illégitime, Máel Coluim mac Alaxandair qui sera prétendant au trône contre son oncle David Ier d’Écosse. Il s'agit d'un personnage relativement obscur en raison des rares documents le concernant. Il apparaît seulement dans des sources anglo-normandes favorables à David Ier qui le qualifie de « bâtard ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) A. A. M. Duncan « Alexander I (d 1124), king of Scots », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.
  2. (en) G.W.S. Barrow Kingship and Unity Scotland 1000~1306 E.U.P (Edinburgh 1981) (ISBN 0-7486-0104-X) p. 32
  3. (en) Richard Oram Domination and Lordship.Scotland 1070-1230 E.U.P (Edinburgh 2011) (ISBN 978-0-7486-1497-4) p. 57
  4. (en) Richard Oram Op.cit p. 56
  5. (en) Richard Oram Op.cit p. 62
  6. (en) William Forbes Skene Celtc Scotland « Land and People » Forgotten Books (réédition 2010) (ISBN 978-144008510-2[à vérifier : isbn invalide]) p. 60.
  7. Annales d'Ulster AU 1116.6
  8. (en) Richard Oram Op.cit p. 60
  9. Annales d'Ulster AU 1093
  10. (en) William Forbes Skene, Celtic Scotland Volume I, reprint par Forgotten Books (ISBN 9781440080531) p. 448-451.

Bibliographie[modifier | modifier le code]