Alexandre Colonna Walewski

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Alexandre Florian Joseph
Colonna Walewski
Le Comte Walewski en 1855.
Le Comte Walewski en 1855.

Naissance 4 mai 1810
Walewice (en)
(Drapeau du Duché de Varsovie Duché de Varsovie)
Décès 27 septembre 1868 (à 58 ans)
Strasbourg
(Drapeau de l'Empire français Empire français)
Origine Drapeau de la Pologne Pologne
Allégeance Drapeau du Royaume du Congrès Royaume du Congrès
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Conflits Insurrection polonaise de novembre 1830
Distinctions Légion d'honneur (Grand-croix),
Virtuti Militari (polonais)
Autres fonctions Ministre d'État de 1860 à 1863
Président du Corps législatif de 1865 à 1867.
Famille Bonaparte,
Colonna,
d'Ornano,
Montagu,
Ricci,
Poniatowski,
Signature
Alexandre Florian Joseph Colonna Walewski signature.svg

Alexandre Florian Joseph, comte Colonna Walewski est un homme politique polonais et français né au château de Walewice (en) (Pologne) le 4 mai 1810 et mort à Strasbourg le 27 septembre 1868.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Napoléon Ier[modifier | modifier le code]

Fils naturel de Napoléon Ier de qui il avait la physionomie comme le montrent les deux effigies ci-jointes, et de Marie Walewska, il fut néanmoins reconnu par le comte Athanase Walewski (vers 173618 janvier 1815 - Walewice). En septembre 1814, il accompagne sa mère à l'Île d'Elbe visiter son père biologique qui l'avait fait comte Walewski et de l'Empire par décret du 5 mai 1812 et lettres patentes du 15 juin suivant, dont l'article 4 précise que ce titre est « transmissible à la descendance directe et légitime, naturelle ou adoptive » et accordent au bénéficiaire un revenu annuel de 170 000 francs. Lorsque sa mère meurt le 11 décembre 1817, le frère de cette dernière, Teodor Michał Łączyński, est désigné comme son tuteur.

En Pologne et en Afrique[modifier | modifier le code]

Revenu en Pologne en 1824 il refusa de servir dans l'armée russe et, surveillé de près par la police russe, parvint à s'embarquer pour l'Angleterre. De là, il se rendit à Paris d'où son extradition fut refusée au gouvernement russe par le ministère Villèle, malgré ses idées libérales. Chargé en 1830 d'une mission secrète en Pologne par Sébastiani, ministre des Affaires étrangères de Louis-Philippe Ier, il se battit en 1831, pour la cause de l'indépendance polonaise, fut délégué à Londres par le gouvernement insurrectionnel pour solliciter l'appui de l'Angleterre et, après la prise de Varsovie, vint à Paris où il se fit naturaliser français; il fut nommé officier d'ordonnance du maréchal Gérard.

Ayant perdu sa femme après deux ans de mariage, il demanda à être envoyé en Afrique, et fut nommé capitaine dans la Légion étrangère ; il passa ensuite au 2e chasseurs d'Afrique et devint directeur des affaires arabes à Oran.

Écrivain et homme politique[modifier | modifier le code]

Alexandre Walewski, photographié en 1856 par Pierre-Louis Pierson.

De retour en France il passa capitaine au 4e hussards, donna sa démission en 1837 et se fit connaître comme écrivain et comme auteur dramatique : L'École du monde ou la coquette sans le savoir, comédie représentée au Théâtre-Français le 8 janvier 1840, n'eut qu'un succès d'estime ; la même année, il vendit son journal, Le Messager des Chambres, à Adolphe Thiers qui l'envoya en mission près de Méhémet Ali pour obtenir son consentement au Traité de Londres (1839) ; le ministère Guizot l'attacha à la légation de Buenos Aires.

Après son élection à la présidence de la République, le prince Louis-Napoléon Bonaparte le nomma (1849) ministre plénipotentiaire à Florence, ambassadeur à Naples (1850), à Madrid (1851) et à Londres (1851), où il négocia habilement la reconnaissance du Second Empire par le cabinet britannique. Élevé à la dignité de sénateur le 26 avril 1855, il succéda, le 7 mai suivant à Édouard Drouyn de Lhuys, comme ministre français des Affaires étrangères, et, en cette qualité, présida la conférence de Paris (1856) après la guerre de Crimée et signa le traité le 30 mars 1856.

Échec à la présidence du Corps législatif[modifier | modifier le code]

Opposé à Napoléon III sur la question italienne, il démissionna, remplacé par Pierre Jules Baroche le 4 janvier 1860, et fut nommé membre du conseil privé, puis le 29 novembre suivant ministre d'État avec la direction des Beaux-Arts. Le 21 juillet 1862, il posa la première pierre de l'Opéra Garnier. Plus tard, il présenta un projet de loi sur la propriété artistique et littéraire, donna sa démission de ministre le 22 juin 1863, et sa démission de sénateur en 1865, pour se faire élire député au Corps législatif, le 29 août 1865, dans la 2e circonscription des Landes, en remplacement de M. Corta, démissionnaire en sa faveur. L'empereur l'ayant destiné à remplacer à la présidence du Corps législatif son demi-frère le Duc de Morny décédé, il le nomma à ces fonctions avant même que son élection eût été validée ; l'opposition dira alors : « Chassez le naturel, il revient au galop ! ».

Le nouveau président parut incliner vers le régime parlementaire, et montra vis-à-vis de l'opposition une impartialité qui déplut à Rouher. Sur son refus de rappeler à l'ordre Adolphe Thiers, la majorité souleva un tumulte et Walewski donna sa démission de député (avril 1867). Il entra au Sénat, présenta Émile Ollivier à l'Empereur, mais cette entrevue n'ayant pas apporté les résultats espérés, il parut renoncer à la politique active et alla faire un voyage en Allemagne. Il mourut le 27 septembre 1868 d'une apoplexie à Strasbourg, en revenant en France. L'État accorda à sa veuve, petite-fille du prince Poniatowski une pension de 20 000 francs. Walewski avait reconnu le fils qu'il avait eu de Mlle Rachel; il repose dans la 66e division du cimetière du Père-Lachaise[1].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

1) Louise-Marie (14 décembre 18321833) ;
2) Georges Edouard Auguste (7 mars 1834 - Paris9 mai 1835 - Paris, inhumé en 1835 au cimetière du Père-Lachaise, 67e division, dans le caveau de la famille d'Ornano) ;
3) Alexandre Antoine Jean (3 novembre 1844 - Marly-le-Roi20 août 1898 - Turin), comte Colonna Walewski (reconnu en 1844 et adopté par Walewski en 1860), consul général de France, marié le 17 novembre 1868 (Paris) avec Jeanne Claire Marie Saladduchin (26 mai 1845 - Paris22 janvier 1881 - Palerme);

il est l'arrière-grand-père d'Alexandre Colonna Walewski, comte Colonna-Walewski, né en 1934 ;

4) Isabelle (12 mai 1847 - Buenos Aires2 juillet 1847 - Buenos Aires, inhumée au Cimetière de Recoleta et depuis transféré au cimetière du Père-Lachaise, 67e division, dans le caveau de la famille d'Ornano) ;
5) Charles Zanobi Rodolphe, 2e comte Walewski (4 juin 1848 - FlorenceMort pour la France le 2 octobre 1916 à Villers-Cotterêts), Lieutenant-colonel au 131e régiment d'infanterie de ligne, marié à Félicie Douay, sans postérité ;
6) Catherine Elisabeth Elise (Elisa) (15 décembre 1849 - Florence14 mars 1927 - Paris 8e), mariée le 10 octobre 1870 (Paris), avec Félix (25 avril 1847 - Constantinople17 juin 1912 - La Chartre-sur-le-Loir), fils du Comte de Bourqueney, Lieutenant des mobiles de la Seine (1870-1871), secrétaire d’ambassade (1887), ministre plénipotentiaire et directeur du protocole (1893-1895), chevalier de la Légion d'honneur ;
7) Eugénie Louisa Irène (30 mars 1856 - Paris, baptisée le 10 avril 1856 - Chapelle du Palais des Tuileries22 novembre 1884 - Arcachon), mariée le 15 juillet 1875 (Paris) avec Frédéric Mathéus (20 juillet 1846 - Ecouis25 février 1929 - Paris), comte romain, auditeur au Conseil d'État.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage, honneurs, mentions,...[modifier | modifier le code]

Fonctions non-politiques[modifier | modifier le code]

Pensions, rentes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Un mot sur la question d'Afrique en 1837 ;
  • L'Alliance anglaise en 1838 ;

Iconographie[modifier | modifier le code]

Henri d'Ainecy, comte de Monpezat, Le comte Walewski et la comtesse Walewska en phaéton (coll. de la comtesse Walewska en 1922), tableau reproduit dans l'article de Léandre Vaillat relatif à l'exposition « Le décor de la vie sous le Second Empire » au pavillon de Marsan du musée du Louvre (L'Illustration no 4136, 10/06/1922 - arch. pers.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père-Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 778-780

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]