Alexandre Antigna

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Alexandre Antigna

Nom de naissance Jean-Pierre-Alexandre Antigna
Naissance 7 mars 1817
Orléans
Décès 28 février 1878
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Norblin, Paul Delaroche
Mouvement artistique Réalisme

Alexandre Antigna[1], né le 7 mars 1817 à Orléans et mort le 26 février 1878 à Paris, est un artiste-peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Admis à l'École des beaux-arts de Paris en 1837, élève pendant un an de Sébastien Norblin puis durant sept ans de Paul Delaroche, Alexandre Antigna est avant tout le peintre des humbles, ainsi qu'en témoignent ses œuvres les plus célèbres : L'Éclair (1848, musée des Augustins de Toulouse), L'Incendie (1850-1851, musée des beaux-arts d'Orléans) ou encore La Halte forcée (1855, musée des Augustins de Toulouse). Dans les années 1850, son tableau Après le bain (ou Les Baigneuses, 1849, musée des beaux-arts d'Orléans) fait scandale dans sa ville natale.

Très vite classé parmi les réalistes et rapproché de Gustave Courbet, Antigna se distingue malgré tout du maître d'Ornans par la poésie et la religion dont il imprègne ses sujets. À partir de 1860, plus serein, il s'illustre notamment dans des portraits d'Aragonaises, des paysages marins et de nombreuses scènes bretonnes.

Ses sujets traitent aussi de la discrimination entre les citadins et les pauvres villageois au XIXe siècle.

En 1861, il épouse Hélène-Marie Pettit, également peintre, petite-fille d'Ambroise Rendu. Leur fils, André-Marc Antigna, est peintre et miniaturiste. Le beau-frère d'Alexandre Antigna, le critique d'art Eugène Loudun, préface le catalogue de la vente qui a lieu après son décès.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • L'Éclair, 1848, (Paris, musée d'Orsay. En dépôt au musée des Augustins de Toulouse)
  • Après le Bain, 1849 (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • L'Incendie, 1850, 262x282 cm, huile sur toile, (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • La Mort du Pauvre, 1855, huile sur toile, 130,5x196,5 cm, Remiremont, musée Charles de Bruyères.
  • La Fête Dieu, 1855, (musée d'Orsay, Paris)
  • La Halte forcée, 1855, (musée des Augustins, Toulouse)
  • Jeune Breton endormi, 1857 (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • Pauvre femme, 1857 (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • La visite du docteur, intérieur breton, 1861 (musée archéologique et historique d'Orléans)
  • Marchand d'images, 1862 (musée des beaux-arts de Bordeaux)
  • Miroir des bois, 1864 (musée des beaux-arts de Bordeaux)
  • Le roi des moutards, 1869 (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • Aragonaises d'Anso, 1872 (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • Paysanne bretonne (musée des beaux-arts de Bordeaux)
  • Jeune fille au capuchon, (musée des beaux-arts d'Orléans)
  • Paysage des environs de Rochefort, (musée de Cahors Henri-Martin)
  • Portrait d'Hilaire Suisse, (musée de Cahors Henri-Martin)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, articles sur Alexandre, Marie-Hélène et Marc Antigna, éditions Gründ, Paris, 1976.
  • Catalogue de l'exposition Antigna au musée des beaux-arts d'Orléans, préface de David Ojalvo, 1978.
  • Marie-Christine Delacroix, « Le centenaire de Jean-Pierre-Alexandre Antigna », dans Journal de l'amateur d'art, 1e décembre 1978.
  • Daniel Yonnet et André Cariou, «Alexandre Antigna, Le Marchand d'images », dans Le Finistère des peintres, p. 44, Éditions Ouest-France, 1999.
  • Christophe Rameix, L'École de Crozant - Les peintres de la Creuse et de Gargilesse 1850-1950, p. 30, Éditions Lucien Souny, 1991-2002.
  • Christian Jamet, Antigna ou la passion des humbles, préface d'Isabelle Klinka-Ballesteros, conservateur en chef des musées d'Orléans, Les Éditions Demeter, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Jean-Pierre-Alexandre Antigna.

Liens externes[modifier | modifier le code]